Au coeur du Prix
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Quatrième et dernier auteur européen à se soumettre au jeu des questions-réponses, Gianrico Carofiglio présente son tout premier polar Témoin involont...
Quatrième et dernier auteur européen à se
soumettre au jeu des questions-réponses, Gianrico Carofiglio présente son tout premier
polar Témoin involontaire. Un récit
troublant d’authenticité sur le parcours judiciaire d’un coupable idéal et le
déroulement de son procès. Et pour cause, dans le civil, Gianrico Carofiglio
est procureur de la République italienne, et connaît parfaitement les rouages
de la machine judiciaire de son pays. Témoin involontaire est votre
premier roman. Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire, et cette histoire en
particulier ? Vous êtes magistrat de métier mais votre
personnage principal est avocat. Pensez-vous que c’est la fonction la plus
appropriée pour explorer la machine judiciaire en Italie ? Comment expliquez-vous que votre personnage
devienne aussi facilement attachant ? C’est grâce à sa part de fragilité,
commune à tout le monde ? A travers l’histoire de Guerrieri, faut-il
comprendre que derrière chaque personne se cache un être humain foncièrement
bon ? Votre roman est comme une goutte d’espoir pour le sort de
l’humanité ? Vous évoquez le racisme dans la société
italienne. Quel état des lieux faîtes-vous de ce racisme ambiant dans la vie
civile mais aussi dans le monde judiciaire ? Vous continuez une série de romans avec
Guerrieri. Pourquoi cela ? C’est pour mieux explorer et raconter le
système judiciaire italien ? Quel est votre sentiment sur votre participation au Prix SNCF du
polar ? |
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Auteur de renom, Jean-Paul Nozière est en compétition avec Je vais tuer mon papa dans cette sélection du printemps. Il prend le temps de répondre à no...
Jean-Paul Nozière, même si vous êtes une figure de la littérature contemporaine, pouvez-vous vous raconter un peu pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas… Qui êtes-vous ? C’est une question très difficile. Pour un auteur de polar, on pourrait imaginer que j’ai eu une vie tumultueuse, que j’ai baigné dans des histoires un peu louches. Pas du tout. J’ai une vie tout ce qu’il y a de plus normal (rires). J’ai été professeur et suis venu à l’écriture parce que j’avais une vraie passion pour les livres et ce qu’ils contenaient d’histoires. Une passion héritée d’un passé familial où la littérature était très présente… C’est vrai. Chez nous, quand j’étais enfant, il y avait beaucoup de livres, de journaux. Et un grand respect pour cela. Mon père était un lecteur et un acheteur compulsif de livres. Et je suis devenu un peu comme ça aussi. J’ai lu très tôt et très vite : j’ai accompagné mes parents, qui étaient instituteurs à l’école, dès mes premières années. Sur votre site Internet, vous parlez volontiers de la genèse de vos ouvrages, et il n’y a rien sur Je vais tuer mon papa, pourquoi ? Et comment est venue l’idée de ce livre ? Je l’ai fait volontairement car je n’avais pas envie d’expliquer pourquoi. Mais il y avait des thématiques que je souhaitais aborder. Comme la folie. Celle-ci est présente à plusieurs stades dans mon roman. D’abord dans le couple Chad-Pénélope, puis avec Kitty et enfin avec Vronski. Trois choses m’ont ainsi beaucoup intéressé dans l’écriture de ce polar. Parler de la violence, qui n’est pas qu’urbaine, dans un cadre provincial. Parler des arts primitifs qui me touchent vraiment beaucoup et de la folie comme je viens de le dire. C’est pour cela que vous avez choisi cette ville de Sponge comme toile de fond. Avec tout ce que la génétique d’une petite ville de province implique ? Oui. Sponge est un lieu idéal pour cela. C’était le cas pour d’autres romans que j’ai déjà écrits. Il m’avait été reproché dans certains de mes ouvrages une trop proche ressemblance avec des lieux familiers. Avec Sponge, je n’ai plus ce problème (rires). Et cet environnement correspond bien à l’ambiance que je souhaite rendre. Celle d’une province qui est parfois statique, qui étouffe où les rumeurs circulent. Pour montrer que la fameuse violence dont je parlais précédemment peut être différente. Vronski incarne cette violence, cette folie extrême que vous souhaitiez montrer, il est l’archétype du héros qu’on adore détester… C’est vrai. C’est comme ça qu’il apparaît au début du livre. La scène d’ouverture ne plaide pas vraiment en sa faveur. Moi aussi, j’ai adoré le détester au début puis au final, on se rend compte que ce type est dans une spirale, qu’il tombe et qu’il faut quand même lui accorder un petit crédit. Car il n’a pas beaucoup de barreaux pour remonter l’échelle. Les femmes, de tous les âges, sont très présentes dans Je vais tuer mon papa. Pourquoi ? C’est drôle que vous remarquiez ça car quand j’ai commencé à écrire, on me faisait remarquer qu’il y en avait peu. Aujourd’hui, la tendance semble s’inverser. Pour faire une réponse convenue, ça doit être parce que j’aime les femmes, mais je ne sais pas vraiment pourquoi elles sont si présentes ! Ca vient tout seul. Qu’en pense votre femme ? Il faudrait lui demander, mais je serai obligé de contrôler sa réponse (rires). Après autant de romans écrits, qu’est ce qui vous anime encore ? L’envie. Simplement. J’aime raconter des histoires et je prends un vrai plaisir à les écrire. Car si je n’avais plus ça, je ne sais pas pourquoi je passerais autant d’heures dans mon bureau. L’écriture n’a jamais été ma façon de gagner ma vie, j’ai toujours eu un métier à côté, donc je continue. Et quand ça sera fini, j’irai faire du vélo… Ou du saxo, comme Chad. Dernière question. Vous avez déjà reçu de nombreuses récompenses. Comment vous sentez-vous à l’idée d’être sélectionné pour le Prix SNCF du polar ? Ce serait mentir que de dire que ça ne me fait rien. C’est toujours un plaisir de se dire que des gens ont partagé une histoire que vous avez écrite. Et l’ont appréciée. Je suis très heureux d’être sélectionné pour cette 9e édition. |
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Journaliste de renom dans son pays, le Danemark, Olav Hergel est en compétition avec son premier polar, L'Otage. Un pamphlet étonnant sur la presse, l...
Journaliste de renom dans son pays, le Danemark, Olav Hergel est en compétition avec son premier polar, L’Otage. Un pamphlet étonnant sur la presse, la politique et la société de son pays. Interview. Olav Hergel. Quel a été votre parcours jusqu’à l’édition de L’Otage ? J’ai toujours été journaliste. La réalité est ce que je maîtrise le mieux. Chaque fois que j’ai essayé d’écrire de la fiction, j’ai arrêté après une page. J’écrivais faux. Et puis, il s’est passé des choses un peu spéciales dans mon ancien journal lorsque j’ai voulu relater des histoires concernant des réfugiés. Je n’étais pas mal traité par mon ancien chef, mais à chaque fois que nous parlions de ce problème, nous n’étions pas d’accord. Alors j’ai écrit 50 pages en une semaine sur ce sujet et je les ai montrées à un ami éditeur. Je lui ai demandé ce qu’il en pensait, il était fasciné. J’ai donc pris 3 mois de congé sans solde et j’ai rédigé ce livre, en trombe. J’ai ensuite changé de journal. Mais je me considère plus comme un journaliste que comme un auteur. Le réalisme est primordial pour moi. Même quand j’écris de la fiction. Quel genre d’écrivain êtes-vous ? Je pense me ranger dans la catégorie des écrivains politiques. Je veux expliquer comment les politiques font tourner mon pays. Malheureusement ces derniers m’écoutent peu. Et tout ce que j’écris est politique. Je ne me considère ni de gauche ni de droite. Les politiques modernes ne sont pas faciles à définir. Selon les thématiques, je suis tantôt d’un bord, tantôt de l’autre. Comment avez-vous créé vos personnages ? A quel point vous ressemblent-ils ? Le personnage central était masculin au début, mais il était trop proche de ma réalité. C’est pour cela que je l’ai transformé en femme. J’ai ainsi pu lui faire faire tout ce dont j’aurais rêvé. Rikke est beaucoup plus intelligente, plus séduisante et a plus d’ennemis que moi. Elle est ce que de nombreuses femmes voudraient être. Elle abuse des hommes, elle boit, elle fume. Certains disent qu’elle ressemble à ma femme. Elle ne s’en plaint pas ! Tous les autres personnages sont proches de la réalité car c’est ce que je voulais décrire. Pourquoi avoir choisi le milieu du journalisme pour cette histoire ? Quelles relations avez-vous avec votre métier ? J’ai choisi de faire évoluer mes personnages dans ce milieu car je le connais bien. Et je suis assez critique avec celui-ci car je trouve que depuis un long moment, les questions de l’immigration et des réfugiés politiques ne sont pas posées. Je ne suis évidemment pas contre tout ce que le gouvernement fait dans ce secteur mais c’est notre devoir de journalistes de montrer les conséquences de ces politiques. Surtout quand vous travaillez dans un journal orienté à droite. En ces temps, ou le business de la presse est en régression, chacun campe sur ses positions, de peur de perdre sa place. C’est compréhensible mais pas glorieux. Je ne suis pas un héros, mais dans mon livre, je pouvais créer une héroïne. Etait-ce un exutoire d’écrire ce genre de livre à propos du journalisme et de la politique de votre pays ? Oui, ça l’était. Surtout parce que les gens aiment ce livre. Je ne sais pas si ça l’aurait été dans le cas contraire. Comme tous les auteurs, surtout les débutants, j’étais très nerveux des retours que je pourrais avoir… Et le livre a marché, il va même être adapté au cinéma avec des acteurs très connus au Danemark. Comme votre personnage, Arne Hansen, vous avez obtenu le Prix Cavling ? Qu’est ce que cela représente pour vous ? Ca n’est pas trop dur d’avoir obtenu la même récompense qu’un personnage aussi sombre ? Et bien, j’ai donné ce Prix à Arne Hansen, avant de le recevoir moi-même, c’était donc une amusante coïncidence. J’ai reçu cette récompense pour avoir décrit les conditions de vie d’enfants dans les camps de réfugiés qui se situent seulement à 14 kilomètres de Copenhague. Et c’est étrange de recevoir un Prix pour avoir raconté la misère des autres. Celui-ci me tient pourtant à c½ur puisque ça fait 20 ans que je pratique ce métier. Et même si Arne Hansen est sombre et même si l’on n’aime pas tout ce qu’il fait dans le livre, c’est un bon journaliste. Et je suis heureux d’avoir reçu le même prix que lui ! |
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Fine plume, affûtée grâce à de nombreuses expériences longitudinales dans la littérature et le journalisme, Patrick Pécherot est le deuxième auteur fr...
Fine plume, affûtée grâce à de nombreuses
expériences longitudinales dans la littérature et le journalisme, Patrick
Pécherot est le deuxième auteur français à se soumettre au jeu des
questions-réponses. Son polar captivant Soleil
noir dépoussière pour vous un chapitre de l’immigration en France aux
fortes réminiscences contemporaines. Fort de vos expériences dans le domaine de
la protection sociale, et de la presse syndicale, faut-il vous voir comme un
porteur de messages dans votre roman ? Les critiques littéraires disent de vos
romans qu’ils portent une mémoire sociale. Pensez-vous que tous les auteurs de
polar sont des témoins de leur époque ? On ne sait rien du nom de la ville où se déroule
l’histoire des braqueurs. Pourquoi laisser planer ce mystère ? Vous êtes adepte de l’écriture à la
première personne du singulier. Pourquoi ce choix ? Quel est l’avantage ou
l’intérêt, selon vous, du « je » ?
Que représentent pour vous ces deux
genres BD et polar ? Comment les définiriez-vous ? Quel est votre sentiment sur votre
sélection au Prix SNCF du polar ? Que représente ce Prix pour vous ? |
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Auteur écossais de talent, Christopher Brookmyre propose avec Faîtes vos jeux un roman d'espionnage de belle facture. Fourmillante d'idées et de rebon...
Auteur écossais de talent, Christopher Brookmyre propose avec Faîtes vos jeux un roman d’espionnage de belle facture. Fourmillante d’idées et de rebondissements, son ½uvre s’inscrit dans la tradition des classiques du genre. Avec de fortes références à James bond, so Scottish ! Monsieur Brookmyre, quel a été votre parcours avant cet ouvrage. Comment êtes-vous devenu l’auteur de Faites vos jeux ? J’ai grandi en lisant les James Bond de Ian Fleming. Quand j’étais enfant, les romans « pour ados » (comme ceux de JK Rowling ou Philip Pullman) n’existaient pas, alors je suis passé des B.D. d’Astérix aux romans d’espionnage sur la Guerre Froide. A douze ans, j’étais plongé dans Fleming et Ludlum. Ce qui a probablement forgé ma conception de ce que la fiction pour adultes doit être : des gentils, des méchants, du suspense et de l’action – même si l’influence d’Astérix est perceptible dans le ton de grosse farce de certains passages. Je voulais écrire un livre qui restitue l’univers de James Bond, qui nous est familier à tous, et le revisiter d’une façon qui le renouvelle et le dépoussière. C’est pourquoi j’ai substitué au super-espion viril et sûr de lui une grand-mère entre deux âges dont le regard nous sert de point de vue. Comment avez-vous eu cette idée de livre ? De travailler sur fond de secret industriel et de l’univers de l’armement ? Le monde de James Bond est celui des technologies avancées. Il m'a permis de laisser vagabonder mon imagination masculine, friande de gadgets, en installant les fabricants de ce type d'armes au centre de l'intrigue. Néanmoins, ceci est contrebalancé par la voix des deux narratrices principales, qui sont loin de baver autant devant ces « joujoux » pour garçons. Et si je vous dis comment j'ai obtenu toutes ces infos, je me verrai dans l'obligation de vous tuer... Dans le passage ou Ross évoque les inventions liées à des Ecossais, on sent que pointe une certaine fierté nationale, est-ce pour cela que vous faîtes tant référence à votre pays dans cet ouvrage ? Nous les Ecossais, nous aimons à rappeler au monde moderne que nous avons participé à sa création. Rappelez-vous que nous avons appris aux Brésiliens à jouer au football au début du vingtième siècle -en y repensant, c'était peut-être une erreur, d'ailleurs. Néanmoins, je souhaite tempérer cette juste fierté par une note de prudence concernant certaines de nos inventions, dont nous n'avons pas à être très fiers... C'est pour cette raison que j'ai inclus les armes. Si nous voulons le prestige des bonnes choses, il nous faut accepter la responsabilité des mauvaises. Quels liens avez-vous avec la France qui est très présente, elle aussi, dans ce livre ? Lorsque je travaillais pour le journal Screen International, je me suis rendu fréquemment dans le sud de la France pour le festival de Cannes et d'autres manifestations de l'industrie cinématographique. Je me sentais donc suffisamment familiarisé avec cet endroit pour le traiter de manière délibérément impressionniste dans mon livre. Je le montre à travers les yeux d'une touriste, d'une femme qui le voit comme un endroit de rêve et de sophistication (bien que je fasse quelques allusions à des réalités plus sordides). Je l'ai fait à dessein pour rappeler l'univers « irréel » des livres de Ian Fleming et des premiers films de James Bond, dans lesquels la Côte d'Azur représente un monde de luxe presque hors de portée, réservé aux puissants de ce monde. Et donc, en dépit du danger, le voyage de mon héroïne ressemble à des vacances dans un univers de rêves de jeune fille. La famille est évidemment une thématique forte au fil de toutes ces pages. Comment avez-vous composé celles-ci (celle de Bett et celle de Jane) ? Faites Vos Jeux! est un livre qui, en surface, parle d'espionnage mais si on creuse un peu, traite de la maternité. Il existe déjà une foule d'histoires pleines de héros virils à l'ego surdimensionné... Je voulais montrer le courage et le sens du sacrifice qui sont parfois nécessaires pour faire fonctionner une famille ordinaire. L'astuce, évidemment, est que ces qualités (secrètes et mésestimées) de Jane, qui lui ont servi à élever ses enfants, lui servent à survivre dans l'univers des espions. Quant à l'équipe de Bett, je l'ai dépeinte comme une famille un peu étrange, parcourue de chamailleries, dont la cohésion est maintenue tant bien que mal par une figure paternelle parfois tyrannique, mais désespérément en manque de mère. Cet aspect du roman est en fait basé sur le conte de fées La Belle et la Bête, d'où le nom des personnages. Qu’est ce qu’un bon polar pour vous ? Je cherche toujours à ce que mes fictions dépassent la réalité, mais seulement pour que cette exagération permette un regard plus lucide. Je pense aussi qu'un scénario qui repose sur l'exagération ou l'absurde doit être habité par des personnages ordinaires, terre-à-terre; ainsi le lecteur peut davantage se projeter dans ses propres réactions aux événements de la fiction. Si un scénario qui en fait trop est peuplé de personnages qui en font trop, il me semble que les deux s'annulent. Je veux créer un univers digne des films d'action d'Hollywood, mais qu'il soit empli de gens que je pourrais croiser dans la rue. Participer au Prix SNCF du polar avec ce livre était presque prédestiné tant la résonance de vos personnages (Nuno l’Espagnol, Bett l’Ecossais, etc.) est européenne. Quelle vision avez-vous justement de l’Europe ? Je ne crois pas qu'il y ait un genre « européen » de roman policier, et ne suis pas convaincu que cette lacune soit regrettable. Chaque pays, et peut-être chaque ville, devrait pouvoir servir de décor à des genres de roman très différents, avec des personnages tout aussi variés. Quels sentiments éprouvez-vous à l’idée d’être en compétition pour ce Prix SNCF du polar ? Qu’est ce que cela signifie pour vous ? Je suis très flatté, car c'est la première fois que l'un de mes livres est sélectionné dans sa version traduite. Je trouve très encourageant que les thèmes du roman puissent transcender les frontières nationales et culturelles, mais je veux également insister sur la qualité du travail de ma traductrice, Emmanuelle Hardy, qui mériterait probablement un doctorat honorifique en « culture populaire écossaise ». |
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Eminent journaliste, reconnu par ses pairs, Gene Kerrigan avait tout pour être un homme heureux. Mais au fond de lui, il ressentait un manque à comble...
Eminent journaliste, reconnu par ses pairs,
Gene Kerrigan avait tout pour être un homme heureux. Mais au fond de lui, il
ressentait un manque à combler, celui d’écrire un roman. A la petite semaine est son premier
polar, et vous transporte dans la société irlandaise avec un certain regard
critique. Interview d’un auteur attachant et attaché à sa nouvelle passion du
polar. Vous êtes journaliste de formation, et vous
venez donc de publier votre premier polar. Qu’est-ce qui vous a encouragé à
démarrer cette nouvelle carrière ? Ressentiez-vous le besoin d’une nouvelle
reconnaissance à travers l’étiquette d’auteur ? Pouvez-vous nous décrire votre sentiment lorsque
vous avez fini votre premier roman ? Selon vous, quels sont les points communs
entre un journaliste et un auteur de polars ? La dernière question à la quelle personne
ne peut y échapper : votre sentiment sur votre sélection dans le Prix SNCF
du polar ? |
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Première auteure de la sélection du printemps à répondre à nos questions, Karine Giebel se livre en exclusivité pour les internautes du Prix SNCF du p...
Première auteure de la sélection du printemps à répondre à nos questions, Karine Giebel se livre en exclusivité pour les internautes du Prix SNCF du polar. On découvre une romancière simple et fraîche, tout le contraire de ses Morsures de l’ombre, son ouvrage en compétition ! Karine Giebel, racontez-nous comment vous êtes venue à l’écriture de polars… L’écriture est une passion qui remonte à loin. Une sorte de virus contracté dans ma prime jeunesse ! Je me suis aperçue assez rapidement que mon écriture était noire, que mon imagination « collait » bien aux thèmes du polar. Je me suis donc lancée dans cette voie car elle me correspondait, tout simplement. Plaisir de construire une intrigue, un suspens, avec un genre littéraire qui permet de s’exprimer sur la société et laisse une grande liberté de style. Qu’est ce qui vous inspire ? Essentiellement, l’humain. Avec toute sa richesse, sa complexité, sa diversité. J’aime plonger mes personnages dans des situations difficiles, exceptionnelles, qui vont mettre en relief leur vraie personnalité, exacerber leurs qualités comme leurs défauts. Et puis, bien sûr, la société dans laquelle nous évoluons. Envie de parler de ce qui me révolte, notamment. Ou de ce qui m’interpelle. Comment est née cette idée de polar ? L’idée d’un huis-clos m’intéressait. Je m’étais déjà penchée, dans mon second roman, sur le thème de l’enfermement et j’avais envie d’explorer à nouveau ce domaine, mais sous un autre angle, avec des personnages et une situation bien différents. J’ai donc imaginé le début de cette histoire : un homme qui se réveille enfermé dans une cave, sans savoir comment il a atterri là, sans savoir ce qui l’attend… Un affrontement psychologique entre deux personnages, une sorte de tête à tête qui n’a rien de romantique ! Etait-ce important pour vous que le tortionnaire soit une femme ? Non, ce n’était pas spécialement important, mais j’ai trouvé que ça changeait un peu des « classiques » du genre. Vous alternez le récit avec divers points de vue, notamment entre Ben et Lydia, quel personnage a été le plus difficile à camper ? Le personnage le plus difficile à camper a sans doute été Lydia, très complexe, très torturée, même si c’est elle la tortionnaire ! Mais Benoît n’était pas simple non plus. De toute façon, je n’aime pas les « héros » parfaits, les personnages qui ne soient pas en demi-teinte. Qu’est ce qui a été le plus difficile dans l’écriture de ce polar ? Il fallait éviter certains pièges, dans lesquels il était facile de tomber. Le fait que ce soit un huis-clos pouvait conduire à une répétition ennuyeuse des situations, notamment. Une sorte de routine dans le déroulement de l’histoire que j’espère avoir réussi à éviter ! Vous semblez avoir beaucoup de sentiments pour Ben et vos personnages… J’ai toujours beaucoup de tendresse et d’attachement pour mes personnages, même s’ils ne sont que de papier et d’encre. Il est donc toujours difficile (pour moi !) de clore un roman, quelle qu’en soit l’issue, car il n’est pas évident de me séparer de mes personnages pour les livrer aux lecteurs… Qu’est ce qu’il y a dans votre cave ? Je n’en ai pas ! Dommage car ça me ferait gagner de la place pour le rangement. Un dernier mot sur le Prix SNCF du polar… Un vrai prix des lecteurs, auquel je suis très heureuse de participer avec mon troisième roman. |
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La remise des trophées de la 8e édition du Prix SNCF du polar passée, ce sont les 8 nouveaux sélectionnés du printemps qui se retrouvent sur le devant...
La remise des trophées de la 8e édition du Prix SNCF du polar passée, ce sont les 8 nouveaux sélectionnés du printemps qui se retrouvent sur le devant de la scène jusqu’au 22 mai. Tour d’horizon des ouvrages en compétition. Dans la catégorie polar français : Les Morsures de l’ombre de Karine Giebel aux éditions Fleuve Noir. Depuis quelle peut et sait écrire, Karine Giebel n’a cessé de le faire. Explorant divers horizons, elle poursuit aujourd’hui une brillante carrière d’auteur avec un troisième roman. Cette nouvelle livraison de la part de cette native du Var plonge le lecteur dans un huis clos tendu et palpitant… Benoît, lieutenant de police est tombé entre les mains d’une jeune femme séduisante qui le retient prisonnier dans une cave. Je vais tuer mon papa de Jean-Paul Nozière aux éditions Rivages/Noir. Auteur prolifique pour enfants et pour adultes, Jean-Paul Nozière est de retour avec un ouvrage au titre évocateur Je vais tuer mon papa. Celui-ci a pour cadre la petite agglomération de Sponge, une ville non loin de Dijon où vivent Chad, un saxophoniste et Pénélope, une prof de lettre. Un jour, le musicien reçoit une lettre de « celle dont on ne doit pas prononcer le nom »...Celle-ci annonce qu’elle va tuer son père. Pénélope et Chad se lancent alors dans l’enquête. Les Fleurs du bal de Noël Balen aux éditions Fayard Noir. Quand une chanteuse de bal est retrouvée morte dans le bus de son orchestre, l’effervescence est palpable du côté de Toulouse. Et quand Saturnin Loze se voit confier l’enquête, les rumeurs vont bon train en cet été caniculaire. Noël Balan compte une histoire originale dans une atmosphère du Sud Ouest parfaitement reconstituée. Une gageure pour cet écrivain musicologue, spécialiste des musiques noires américaines. Soleil noir de Patrick Pécherot dans la Série Noire de Gallimard. Une ville à l’abandon. Quatre loosers. Un fourgon blindé. La recette semble simple mais ne l’est pas tant que ça puisque aux détours des 295 pages de son roman, Patrick Pécherot tisse une histoire dans la pure lignée du noir contemporain. A travers les yeux de Félix qui vient de perdre son oncle, il nous emmène dans une aventure qui verra nos quatre loustics retaper la maison du tonton afin de se fondre dans le décor avant le jour J de l’attaque du convoi. En attendant, ils doivent faire face à une grève de convoyeurs… Dans la catégorie polar européen : Témoin involontaire de Gianrico Carofiglio aux éditons Rivages/Noir. La vie de quelqu’un peut basculer en quelques instants. Et Guido Guerreri ne le sait pas encore. Quand cet avocat, dont la vie semble s’étioler à mesure que les jours passent, voit entrer dans son cabinet une jeune femme noire dont le compagnon, Abdou Thiam, a été arrêté pour le meurtre d’un petit garçon, il accepte de le défendre, bien que tout semble incriminer ce vendeur ambulant… Magistrat, Gianrico Carofiglio a déjà été traduit dans 13 langues. A la petite semaine de Gene Kerrigan aux éditions du Masque. Dublinois d’origine, Gene Kerrigan est un des auteurs irlandais les plus en vogue du moment. A la petite semaine est son premier roman. Il y dépeint une Irlande nouvelle, très actuelle, loin des images passéistes qui lui collent parfois à la peau. Sur fond de rapt, il suit les péripéties de Frankie Crowe, une petite frappe qui veut sa part du gâteau. Journaliste de formation, Kerrigan a l’art d’emmener ses lecteurs là où il le veut. Efficace. Faites vos jeux de Christopher Brookmyre à l’aube noire. Maniant l’humour et l’intrigue avec un talent jamais démenti, Christopher Brookmyre est de ces auteurs anglo-saxons qui creusent chaque jour un peu plus le sillon du néo-polar contemporain. Tandis que son fils, employé dans une société d’armement dans le sud de la France disparaît, Jane Fleming va faire tout ce qu’elle peut pour protéger sa famille, plongeant notamment dans le milieu des casinos de la Côte d’Azur. L’otage d’Olav Hergel chez Gaïa polar. Envoyée spéciale en Irak, Rikke Lyngal, une journaliste danoise, voit sa vie basculer lorsqu’elle se fait enlever par un groupe de terroristes. Ces derniers réclament le retrait des troupes de son pays. Mais quand la reporter rentre chez elle après une évasion, son histoire ne semble pas si nette que cela. Des zones d’ombres persistent. Olav Hergel trousse dans ce roman un portrait cinglant des milieux politico-médiatiques de sa société avec un brio véritable. |
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Ce jeudi soir, la Commission du Prix SNCF du polar s'est réunie au c½ur du service du livre et des bibliothèques du Comité Central d'Entreprise de la ...
Ce jeudi soir, la Commission du Prix SNCF du polar s’est réunie au c½ur du service du livre et des bibliothèques du Comité Central d'Entreprise de la SNCF afin de sélectionner les 8 prochains ouvrages en compétition pour la sélection printanière. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’une nouvelle fois, il a été difficile de départager de nombreux romans à la qualité véritable. C’est un travail de l’ombre mais nécessaire. Avant de soumettre à tous les aficionados des comités de lecture de France, quatre polars français et quatre polars européens, il faut effectuer des présélections. Et ce jeudi, autour de la table siégeaient les membres de la Commission du Prix SNCF du polar afin d’effectuer de cruels choix. Autour de la journaliste et présidente de la Commission Christine Ferniot, toujours aussi à l’aise en maîtresse de cérémonie, les différents membres ont ainsi exposé leurs préférences et souhaits pour ce nouveau départ. De Marie-Françoise Hollinger, la détective privée au bibliothécaire de la Bilipo Alain Régnault en passant par chacun des membres de cette assemblée, les argumentations furent d’autant plus brillantes que de nombreux ouvrages semblaient ravir les faveurs de différents membres du jury. Il fallut plusieurs tours de table, revirements de situation pour enfin obtenir la liste des quatre ouvrages français et des quatre ouvrages européens choisis chacun parmi huit candidats. Pour le juge Jean-Claude Kross : « la sélection semble bien équilibrée et ce sera encore une fois difficile pour les lecteurs de choisir parmi ces nombreux talents ». Même écho du côté de Pierrette Bras, responsable du service du livre et des bibliothèques du Comité Central d'Entreprise de la SNCF, qui a défendu bec et ongles ses favoris : « Il y a beaucoup de qualité et des romans très proches, notamment chez les étrangers venant de tous les pays d’Europe et qui sont déjà les meilleurs ». Et comme chaque année, une nouveauté a ajouté un plus à la soirée de jeudi : Stéphane Bourgoin, spécialiste français de renom des tueurs en série, est venu rejoindre le comité de sélection du Prix SNCF du polar. Un véritable honneur pour lui : «Je suis vraiment content de faire désormais partie de cette commission. C’est comme un prolongement pour moi car je suis, malgré mes multiples activités, tout de même toujours libraire (rires) et lecteur assidu. Cela va être une belle aventure ! » Celle des futurs lauréats du Prix SNCF du polar débutera en début de semaine prochaine avec l’annonce de la sélection printanière sur notre site… |
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Riche en émotions, la soirée de remise des Prix de la 8e édition du Prix SNCF du polar a récompensé Gilda Piersanti et Catherine Fradier pour leurs ou...
Riche en émotions, la soirée de remise des Prix de la 8e édition du Prix SNCF du polar a récompensé Gilda Piersanti et Catherine Fradier pour leurs ouvrages Bleu Catacombes et Camino 999. Les deux auteurs ont reçu leurs prix des mains de la présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac. Réactions des intéressées. Anne-Marie Idrac (présidente de la SNCF) : Cette soirée est une réussite. L’interactivité, le côté très visuel de la mise en scène et l’humour ont fait de cette remise des Prix SNCF du polar un moment unique. La lecture est indissociable de la SNCF. Lorsque l’on prend le train, se plonger dans un livre est un des actes les plus courants et nous voulons encourager cela. Je suis une grande lectrice et les résultats de ce soir me font dire qu’il y a deux nouveaux polars incontournables. Que tout le monde devra lire ! Gilda Piersanti (lauréate du Prix SNCF du polar européen avec Bleu Catacombes) : Je suis vraiment contente. C’est une surprise énorme pour moi. Le suspens a été présent tout au long de la soirée. Le jeu des avocats, la mise en scène, c’était vraiment une très belle idée. Et mon défenseur a fait un super travail. C’était drôle. Je me suis beaucoup amusée mais de là à recevoir le Prix, je ne l’aurais pas imaginé. C’est une vraie reconnaissance de mon travail. Et je tiens à remercier les lecteurs et les organisateurs du Prix SNCF du polar car c’est une belle initiative qui fait du bien au polar en général. Catherine Fradier (lauréate du Prix SNCF du polar français avec Camino 999) : Je n’y crois toujours pas. Cette soirée a été émotionnellement très très forte et ça n’est pas très bon pour mon c½ur. D’habitude, quand on reçoit un prix, on vous appelle au téléphone, on vous le dit et vous vous asseyez sur votre canapé pour réaliser, seul. Et c’est tout. Tandis que là, ce soir, la mise en scène, le public et tout le reste ont vraiment fait monter la pression. Je suis véritablement très heureuse car obtenir ce Prix SNCF du polar, pour un auteur, fait partie des challenges que l’on a envie de relever. Et c’est une belle revanche par rapport aux ennuis judiciaires qui entourent la sortie du livre. De plus, gagner face à Patrick Bauwen et Pierre Bordage, je n’y pensais même pas. C’est très fort. Merci au public et à toute l’équipe du Prix SNCF du polar ! |
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Lors de la soirée de remise du Prix, les comités de lecture régionaux seront à l'honneur. Et pour cause, 12 d'entre eux endosseront le rôle de jurés, ...
Lors de la soirée de remise du Prix, les
comités de lecture régionaux seront à l’honneur. Et pour cause, 12 d’entre eux
endosseront le rôle de jurés, et devront faire face aux plaidoiries persuasives
des avocats qui défendront bec et ongle leurs livres-clients. Présentation des
détenteurs de la clé du Prix. En effet, chaque juré se présentera à la Maison des Métallos, au c½ur du 11e arrondissement de Paris, avec une enveloppe scellée, anodine en apparence, mais dont la valeur est inestimable. A l’intérieur, le résultat des votes. Alors, pour tenter de faire changer d’avis le jury, les avocats devront employer les grands moyens, et surtout user d’habileté. « Je pense que tout le monde est curieux de voir comment chaque avocat défendra son livre-client, s’impatiente Danielle Monge, responsable de la communication externe SNCF à Tours. Ce sera intéressant et riche en enseignements ». Un avis également partagé par Jacques Thomé, l’instigateur de la rencontre entre Franck Thilliez et les lecteurs savoyards en novembre dernier. «J’ai hâte d’entendre les avocats se prononcer, car ils sont capables de surprendre le jury. Je pense même qu’ils ont le pouvoir de me convaincre et de me faire changer d’avis (rires). Quoi qu’il en soit, cette soirée de remise du Prix sera une grande surprise pour moi ». |
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Nommée experte et appelée à témoigner à l'occasion de la cérémonie de remise des Prix de la 8e édition du Prix SNCF du polar qui se tiendra le 5 févri...
Nommée experte et appelée à témoigner à l’occasion de la cérémonie de remise des Prix de la 8e édition du Prix SNCF du polar qui se tiendra le 5 février, Marie-Françoise Hollinger est détective privé. Une profession peu commune pour un personnage à part. Se mettre à table devant un privé, ça peut parfois tourner au cliché. Pas avec Marie-Françoise Hollinger. Car quand elle parle de son quotidien, on a tout de suite compris que du côté de Mont-de-Marsan, là où elle officie, les Dick Tracy à l’imper toujours impecc’ ne sont pas légion. La réalité du métier est tout autre que le fantasme des fameux comics et des caricatures cinématographiques ou télévisuelles. Elle s’en explique : « être détective privé, c’est d’abord respecter les lois. Car nous n’avons pas le droit d’aller à l’encontre de celles-ci pour satisfaire les demandes de nos clients. Les courses poursuites quand papy cale au feu vert juste devant et qu’une personne filée se fait la malle, c’est fortement déconseillé. Et au quotidien, il faut savoir mettre les mains dans le cambouis. » Ainsi va la vie… De planques en filatures, la présidente du Conseil National Supérieur Professionnel des Agents de Recherches Privées tente de bien faire son métier et que celui-ci soit reconnu comme il se doit. Entre deux enquêtes, cette mère de famille qui se sert parfois de sa fille comme indic’ « car elle travaille en boîte de nuit » prend le temps de s’investir dans le Prix SNCF du polar : « participer au Prix SNCF du polar était avant tout une envie personnelle car je suis une vraie fan de roman noir. Au départ, je pensais juste participer en tant que lectrice et puis je me suis prise au jeu. Maintenant je fais partie de la commission et je vais même jouer la comédie avec Karl Zéro. C’est un grand plaisir personnel, et puis ça permet de faire parler de la profession. » Mardi 5 février, Marie-Françoise Hollinger sera ainsi appelée à la barre pour témoigner à propos de son métier lorsqu’il s’agira de défendre le livre de Patrick Bauwen, l’Oeil de Caine. « Même si le roman est situé aux Etats-Unis, je pense pouvoir intervenir de manière efficace car je connais bien le système judiciaire de là-bas. » On n’en doute pas. Et quand on sait que de nombreux autres experts (spécialistes de la cybercriminalité, des seriels killers, etc…) seront présents pour aider le jury à se faire son avis, il y a fort à parier que la soirée diffusée en direct sur notre site sera un événement incontournable et à ne pas rater ! |
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Son nom vous est peut être étranger, mais son visage vous est sûrement familier. Et pour cause, Laurent Delvolvé fut l'un des avocats de l'émission té...
Son nom vous est peut être étranger, mais son
visage vous est sûrement familier. Et pour cause, Laurent Delvolvé fut l’un des
avocats de l’émission télé « L’Arène
de France ». Vous allez bientôt le revoir en action sous l’½il des
caméras puisqu’il sera le défenseur du polar « Bleu catacombes » lors de la soirée tant attendue de remise du
Prix, retransmise en directe sur notre site Internet le 5 février.
Cinq minutes, ce sera court pour défendre
votre client, d’autant que la concurrence est rude lors de cette 8e édition
du Prix. Avez-vous déjà réfléchi à la stratégie de votre plaidoirie ? Ce sera une stratégie en 12 points : - solennité et particularité de la scène de crime ; - mystère de la situation ; - frisson de l’horreur ; - passion rigoureuse de l’enquête policière ; - interrogation ; - thèse ; - anti-thèse ; - comparaison avec les autres romans pour les réfuter ; - démonstration de la supériorité du mien ; - conclusion irréfutable ; - applaudissement ; - salut. Que pensez-vous de vos
contradicteurs ? Font-ils le poids par rapport à vous qui avez déjà une certaine
expérience de la télé ? |
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Karl Zéro est un incontournable du PAF français. Consacré maître de cérémonie de la soirée de remise des titres de la 8e édition du Prix SNCF du polar...
Karl Zéro est un incontournable du PAF français. Consacré maître de cérémonie de la soirée de remise des titres de la 8e édition du Prix SNCF du polar, il jouera un rôle primordial au cours de notre procès inédit qui se tiendra le 5 février à Paris, au c½ur de de la Maison des Métallos, et en direct sur notre site. Pour une fois, il n’est pas l’intervieweur et se sort plutôt bien de notre questionnaire décalé. Réservation ou départ immédiat ? J'achète bien souvent le ticket une fois... dans le train! Avec 10% de pénalité, ok. Mais c'est ça ou je le rate! En avance ou toujours en retard pour prendre vos trains ? Très en retard. C'est intrinsèque à ma façon de vivre, il faut croire. Plutôt train de 8h04 ou celui de 19h35 ? 8h04, à mon avis, je le rate.Va pour 9h02 ! Voyage d’affaires ou départ en vacances ? Reportage ! 13ème Rue oblige... Le fait divers est un genre majeur, il nécessite d'aller voir les gens, en vrai. Valise ou sac à dos ? Cartable : Mac, dossiers et cigarettes... Parfois je fume aux WC. Je sais, c'est nul, mais on est des victimes aujourd'hui. L'histoire nous rendra hommage ! Compartiment ou en duo ? Ce qu'il reste ! Je ne vais pas faire le difficile en plus. Fenêtre ou couloir ? Fenêtre s'il y a encore. C'est joli quand ça défile... C'est l'enfance, le rêve, l'évasion... En prison, c'est un truc auquel ils rêvent. Sens de la marche ou à l’envers ? La marche si possible. Curieux pour un mec qu'on dit à contre-courant d'ailleurs. Voiture bar ou sandwich maison ? Je regrette le temps des vraies voitures restaurants, avec serveurs et nappes blanches, espions en costumes bodygraph et beautés fatales. Orient Express ou TGV ? Orient Express, T2, Venise Simplon Express...Trans-Europ-Express ! Et les trains soviétiques avec la douche chaude, le samovar et les pensées de Lénine en cyrillique dans le couloir! Bavardage avec le voisin ou plongé dans un roman ? Plongé dans les dossiers. L’Homme du train (Patrice Leconte, Johnny Hallyday et Jean Rochefort) ou Le Train sifflera 3 fois (Gary Cooper) ? « Si toi aussi tu m'abando-onnes, il ne me restera plus rien, plus rien au monde, plus perso-onne... » Ah la chanson du Train Sifflera 3 fois... Quel tube! Les Voyages en train (Grand Corps Malade) ou J’entends siffler le train (Richard Anthony) ? Richard Anthony, il paye deux places ? Quel est votre meilleur souvenir en tr |
