Au coeur du Prix
|
Deuxième auteur européen à se soumettre au portrait chinois du malfrat, Pieter Aspe est l'auteur du Carré de la vengeance. Il se révèle au fil de notr...
Deuxième auteur européen à se soumettre au portrait chinois du malfrat, Pieter Aspe est l’auteur du Carré de la vengeance. Il se révèle au fil de notre questionnaire. Si vous deviez incarner un (e) criminel (le) célèbre, qui serait-il (elle) ? Olga, une criminelle russe. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Annie, la complice d’Olga. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Un petit couteau. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Venise. Si vous demandiez une rançon ? Des faveurs féminines (rires) ! Si vous étiez arrêté, de quelle manière ? La police ne serait pas capable de m’arrêter… Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Des pommes de terre avec du fromage et du vin. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Un taxi. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? En Italie. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Du Vivaldi. Si vous étiez une planque ? Un puit très profond. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? La Bible. |
|
Nouvelle finaliste à se livrer au cours des 15 questions de notre portrait chinois du malfrat, Chantal Pelletier, l'auteure de Montmartre, Mont des Ma...
Nouvelle finaliste à se livrer au cours des 15 questions de notre portrait chinois du malfrat, Chantal Pelletier, l’auteure de Montmartre, Mont des Martyrs, se dévoile un peu plus pour les lecteurs du Prix SNCF du polar. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Le général Franco ! Un contre-emploi qui mériterait un prix d’interprétation ! Et puis, il a sévi longtemps, la matière ne manque pas ! Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Ice cream chocolat-gingembre. Décidément. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Ils écrivent mes livres : Maurice Laice, dit Momo, parce qu’il est à l’opposé de moi et quelques uns de mes personnages féminins : Aline et Vanessa de Tirez sur le caviste, Jo de L’Enfer des anges… Si vous étiez une organisation criminelle ? Une grande banque… avant qu’elle soit dans la dèche, évidemment ! Si vous étiez l’arme d’un crime ? Larmes aux yeux et eau à la bouche plutôt que l’arme à gauche. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Une station spatiale… beau décor de la Terre défilant par les hublots parallèlement à l’action. Si vous étiez l’heure du crime ? L’heure d’été, résolument. Si vous demandiez une rançon ? Laisser mariner les dirigeants des grands pays du monde au carrefour le plus encombré d’une des villes les plus polluées du monde, jusqu’à ce que maladies s’ensuivent… dans l’espoir d’une stimulation du cerveau. Si vous étiez arrêté(e), de quelle manière ? En sosie de Marilyn, menottée par Marlon Brando à l’époque du Tramway Si vous étiez le dernier repas du condamné ? La grande bouffe, forcément, pour que ça dure longtemps… Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Téléportation vers le siècle futur (22ème du nom) Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? Titan, satellite de Saturne… pour découvrir des paysages neufs… Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Un montage de plusieurs albums de Bashung… avec de brefs interludes latinos, rock et raï… Si vous étiez une planque ? Les bras de Bruce Springsteen Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Comment choisir entre la version numérique du grand Robert et le Kamasoutra ? |
|
Auteur de L'Otage, Olav Hergel a accepté de se livrer au jeu du portrait chinois du malfrat. Au fil des questions, il dévoile des pans intéressants de...
Auteur de L’Otage, Olav Hergel a accepté de se livrer au jeu du portrait chinois du malfrat. Au fil des questions, il dévoile des pans intéressants de sa personnalité. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Robin des Bois. L’histoire découle du nom ! Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Le vol de l’or du shérif de Nottingham. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Petitjean et Frère Tuck. Si vous étiez une organisation criminelle ? Les pêcheurs danois qui aidèrent les Juifs à quitter le pays, par la mer, vers le Suède en octobre 1943, quand le Danemark était occupé par l’Allemagne. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Les explosifs qu’utilisèrent les résistants danois lors de la Seconde Guerre Mondiale. Il était d’ailleurs interdit par le gouvernement danois d’être résistant à cette époque. Si vous étiez le lieu d’un crime ? L’Hôtel Carlton de Cannes. Où je dépenserais l’argent volé en boissons, en compagnie de jolies femmes. Si vous demandiez une rançon ? De l’argent ! Si vous étiez arrêté, de quelle manière ? De la même manière que cela m’est déjà arrivé. Un jour, un policier m’a arrêté et il s’agissait de l’ancien gardien de l’équipe de football danoise qui disputa les demi-finales de l’Euro français de 1984. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Des moules marinières avec une demi bouteille de Chablis. Suivies d’une entrecôte avec des frites accompagnées d’une demi bouteille du plus fin Bourgogne. Puis une mousse au chocolat avec l’autre moitié de la bouteille de Bourgogne. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Je m’enfuirais en courant mais je tiendrais une telle forme qu’aucun policier ne pourrait me rattraper. Si vous deviez vous évader dans lieu ? Le Sud de la France en mai lorsque le temps est magnifique et qu’il n’y a pas encore trop de monde. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Fly me to the moon de Frank Sinatra Si vous étiez une planque ? Bali Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Guerre et Paix de Tolstoï. |
|
Deuxième auteur à se prêter au jeu du portrait chinois du malfrat, A.W. Rosto se dévoile à travers 15 réponses qui en disent long sur sa personnalité.
Deuxième auteur à se prêter au jeu du portrait chinois du malfrat, A.W. Rosto se dévoile à travers 15 réponses qui en disent long sur sa personnalité. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Robespierre. « Mieux vaut libérer vingt coupables que de punir un innocent », avait-il affirmé avant d’envoyer quinze mille personnes à la guillotine. Un grand comique. Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Celui de Périandre, tyran de Corinthe en 570 av. J.-C. Il ordonna à deux hommes de main de tuer l’individu qu’ils verraient se présenter seul et de nuit sur un certain chemin, puis il s’assura que deux autres de ses sbires élimineraient les précédents le lendemain. Enfin, il alla se poster seul et de nuit sur le chemin en question. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Lino Ventura, Jean Gabin, Alain Delon. Si vous étiez une organisation criminelle ? Le clan des Siciliens, bien sûr. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Mon livre peut-être. 357 pages, ça commence à devenir contondant. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Le journal télévisé de 20 heures, en pleine annonce des résultats sportifs. Si vous étiez l’heure du crime ? Voir réponse précédente, à quelques minutes près. Si vous demandiez une rançon ? L’équivalent d’une année de contrôle radar sur les routes françaises. Si vous étiez arrêté, de quelle manière ? Par arrêt cardiaque, de préférence. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? La moitié d’une orange. Je garderais l’autre pour plus tard. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Le cyanure. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? Le Canada, la Chine ou l’Australie. Si ça doit durer un peu, autant avoir de quoi visiter. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? « Come as you are » de Nirvana et « Jumpin’ in someone else’s train » de The Cure. Si vous étiez une planque ? Le placard d’Isabella Rossellini dans Blue Velvet. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Vous avez déjà essayé de lire dans un placard ? |
|
Première finaliste à se prêter à notre portrait chinois du malfrat, Karine Giebel, auteure des Morsures de l'Ombre, se révèle à travers 15 questions q...
Première finaliste à se prêter à notre portrait chinois du malfrat, Karine Giebel, auteure des Morsures de l’Ombre, se révèle à travers 15 questions qui en disent long sur sa personnalité. Si vous deviez incarner une criminelle célèbre, qui serait-elle ? Louise Sawyer. Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Le crime parfait. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Tous ceux qui ferment les yeux. Si vous étiez une organisation criminelle ? Le gang de Phoolan Devi. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Une feuille de laurier rose. Si vous étiez le lieu d’un crime ? La Quatrième Dimension. Si vous étiez l’heure du crime ? L’heure H du jour J. Si vous demandiez une rançon ? La pluie dans le désert. Si vous étiez arrêtée, de quelle manière ? En perdant la vie. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Château d’Yquem 1989 et cigarettes (à volonté). Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Avoir des ailes. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? Au pays des Merveilles. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Etude Op. 8 No 12 “Patetico” d’Alexander Scriabine. Si vous étiez une planque ? Un Monastère au Népal. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Un pavé de pages blanches à noircir… |
|
Cela fait quelques semaines que les votes de la sélection automnale sont ouverts et jusque dans les dernières heures, nombre d'entre vous se sont rend...
Cela fait quelques semaines que les votes de la sélection automnale sont ouverts et jusque dans les dernières heures, nombre d’entre vous se sont rendus sur le site du Prix SNCF du polar pour donner leurs voix à leurs favoris. Et ce sont finalement Chantal Pelletier avec Montmartre, Mont des Martyrs et Pieter Aspe avec Le carré de la vengeance qui entrent en finale. Avec sa plongée au c½ur des année 80 dans le quartier de la butte Montmartre et l’immersion dans la très feutrée ville de Bruges, Chantal Pelletier et Pieter Aspe, respectivement avec Montmartre, Mont des Martyrs et Le carré de la vengeance ont remporté vos suffrages à l’occasion de cette sélection automnale. Les votes ont été très partagés pour les polars français puisque selon les régions, les choix étaient différents et l’avance plutôt courte pour la gagnante (6 régions sur 12). Ce fut plus « facile », en revanche, pour le polar européen de Pieter Aspe qui remporte 7 régions sur 12. Toujours est-il qu’à partir de maintenant les 6 finalistes, 3 français, 3 européens, sont connus. Les votes reprenant à partir de ce jeudi 18 décembre, vous allez pouvoir élire le polar français et le polar européen de la 9e édition. Du côté français sont en course : Karine Giebel (Les Morsures de l’ombre), A.W.Rosto (Ténèbres et sang) et Chantal Pelletier (Montmartre, Mont des Martyrs). Du côté européen on retrouve : Olav Hergel (L’Otage), Nick Stone (Tonton Clarinette) et Pieter Aspe (Le carré de la vengeance). Au cours des prochaines semaines, restez connectés, car vous pourrez découvrir tout ce que le Prix SNCF du polar vous réserve pour cette phase finale. Avec toujours des interviews exclusives des auteurs et des surprises à ne pas manquer. |
|
Dernier auteur à se livrer au jeu de l'interview, le Belge Pieter Aspe est en course avec son ouvrage Le carré de la vengeance dans la catégorie polar...
Dernier auteur à se livrer au jeu de l’interview, le Belge Pieter Aspe est en course avec son ouvrage Le carré de la vengeance dans la catégorie polar européen. Il répond à nos questions. Pieter Aspe, vous êtes quelqu’un de très connu en Belgique, mais peu en France, qui êtes vous ? Je suis écrivain depuis environ une douzaine d’années. Avant cela, j’ai exercé de nombreux métiers parmi lesquels vendeur de meubles, marchand de vins, policier maritime ou encore concierge de la chapelle de Saint Sang. Et un jour, je me suis dit que je voulais vraiment écrire. Le carré de la vengeance est mon premier ouvrage et j’ai mis 16 mois à le finaliser. Cela m’a pris pas mal de temps, mais j’y suis arrivé. Le carré de la vengeance vient juste de sortir en France et est sélectionné pour le Prix SNCF du polar alors que c’est votre premier livre publié. Pourquoi a-t-il fallu autant de temps pour vous découvrir ? Ah ça, je ne sais pas trop. Mais comme j’écris en flamand, ce n’est pas toujours simple pour les éditeurs français de juger mon travail. Le livre a donc été traduit en allemand et c’est à partir de cette version que celle en français a été envisagée. Vous êtes venu assez tard à l’écriture, il fallait avoir accumulé toute cette expérience de la vie pour devenir le grand romancier, auteur de nombreux best-sellers, que vous êtes ? Je ne sais pas s’il faut être jeune ou plus vieux pour écrire. Des jeunes peuvent écrire comme je le fais, voire mieux, mais il me fallait ce temps là. Très jeune, j’ai souhaité raconter des histoires, alors je commençais quelque chose et j’étais vite à court d’idées. Il m’a donc fallu un peu plus de temps pour y arriver. Comment avez-vous créé Van In ? Pourquoi plaît-il autant au public ? Il vient de mon imagination et d’une rencontre avec un flic qui lui ressemble. C’est un policier à l’ancienne, avec des valeurs, une méthode de travail bien à lui, bien différente de ce qui se fait aujourd’hui. Et je pense que c’est pour cela qu’il plaît aux gens, car il semble authentique. Il a ses principes, ses défauts… Bruges est incontournable dans Le carré… Effectivement. J’y ai vécu pendant très longtemps et c’était d’autant plus intéressant d’y placer un crime de ce genre qu’il y a très peu de malveillances dans cette ville. Et comme j’en connais les recoins, c’était plus facile pour moi de bien retranscrire cela. Qu’est ce qui fait un bon roman selon vous ? Je crois qu’il faut que les personnages et l’histoire soient crédibles. Que le lecteur s’identifie aux héros. Moi, ce que j’aime, c’est écrire avec humour aussi, avec le soin de la vraie vie, pour que le récit soit ancré dans le réel. Un dernier mot sur votre sélection pour le Prix SNCF du polar ? Je suis vraiment très heureux de participer à ce grand prix de lecteurs. |
|
Déjà sélectionné pour le Prix SNCF du polar par le passé, Campbell Armstrong est de retour avec un nouvel ouvrage de belle tenue, Scalpel. Une nouvell...
Déjà sélectionné pour le Prix SNCF du polar par le passé, Campbell Armstrong est de retour avec un nouvel ouvrage de belle tenue, Scalpel. Une nouvelle aventure de son personnage Lou Perlman. L’occasion de réaliser une nouvelle interview avec un auteur mythique. Campbell Armstrong, vous avez été finaliste pour la 7e édition du Prix SNCF du polar, que s’est-il passé depuis dans votre vie ? J’ai écrit une pièce de théâtre comique basée sur l’histoire des marionnettes Punch et Judy (une sorte de Guignol très célèbre outre-Manche), dans laquelle Punch passe en jugement pour toutes les cruautés commises sur sa femme. La pièce s’est jouée en Irlande l’été dernier et je suis heureux de dire que cela a plutôt bien marché. Du coup, il va y avoir une tournée l’année prochaine. J’ai aussi travaillé à l’écriture d’un livre pour enfant. Et j’ai vieilli d’un an ! Comment est née cette nouvelle histoire, Scalpel ? Perlman a sa propre vie. L’idée générale de ce livre était de le placer dans une situation où il avait à se confronter aux gangs et au crime organisé de Glasgow, mais aussi d’introduire une nouvelle histoire d’amour dans sa vie solitaire. Lou consomme mon imagination par moments… N’est pas trop dur d’écrire une 4e histoire avec le même personnage ? Oui, c’est difficile de continuer à écrire avec le même personnage. Parfois, j’ai besoin de prendre du recul et un peu de repos par rapport à lui. Mais il revient toujours pour m’en demander plus. J’attends néanmoins qu’il se rappelle bientôt à mon souvenir. Le trafic d’organes est une réalité, très effrayante. Je suppose que comme dans vos autres ouvrages vous vous êtes beaucoup documenté. En particulier auprès de la police ? C’est vrai. La police de Glasgow m’est d’un grand secours. Mais parfois, je dois réorganiser ce qu’ils me disent, et faire des changements pour la fiction. D’ailleurs, parfois, dans les livres, la police se comporte différemment de la réalité. Encore une fois, il y a beaucoup de personnages étranges dans votre livre, Scalpel. Pourquoi ? Comment avez-vous, par exemple, imaginé cet homme, Dysart ? Pour moi Dysart est un personnage triste et solitaire qui a été élevé dans une maison très étrange, qui est peut-être hantée. Il a aussi la particularité d’être homosexuel. Ce sur quoi je n’avais jamais écrit. Dans tous les cas, j’adore les personnages un peu à part, parfois étranges, tout simplement parce que Glasgow est une ville excentrique avec beaucoup de gens spéciaux. Quand on lit votre livre. On sent que Glasgow est vraiment importante pour vous ? J’y suis né ! Et j’y ai vécu pendant 18 ans et cette ville est toujours très présente à mon esprit. C’est une ancienne cité industrielle qui a vu ses usines fermées et qui a changé. Mais on y retrouve encore de vieux logements et des coins délabrés et tellement de lieux et personnages intrigants. C’est aussi une ville « menaçante ». C’est quelque chose que je ressens quand j’y suis. Heureux d’être une nouvelle fois en compétition pour le Prix SNCF du polar ? Oui. Bien sûr. Je ne gagne jamais, mais c’est un honneur (rires). |
|
Auteur talentueux de La Fille de Carnegie, son premier roman, Stéphane Michaka a accepté de répondre à nos questions.
Auteur talentueux de La Fille de Carnegie, son premier roman, Stéphane Michaka a accepté de répondre à nos questions. Stéphane Michaka, qui êtes vous, quel a été votre parcours jusqu’à ce premier roman ? Je suis né à Paris, il y a 34 ans. J’y ai fait mes études, du droit notamment. Mais je m’ennuyais un peu. Puis je suis parti à Cambridge pour assouvir ma passion de la littérature puis du théâtre que j’ai véritablement découvert là-bas. Ensuite, je suis allé en Afrique du Sud où j’ai enseigné. En revenant, avec des personnes qui m’étaient proches, nous avons commencé à travailler sur des pièces de théâtre. J’en ai écrit plusieurs. Mon roman, La Fille de Carnegie, est une adaptation de la pièce de théâtre du même nom jouée à quelques reprises. L’histoire de cette adaptation est assez étonnante d’ailleurs. Racontez-nous… J’avais déjà écrit un roman, il y a un moment à 23 ans, celui-ci avait été refusé par toutes les maisons d’édition où je l’avais envoyé. Je me consacrais donc essentiellement à l’écriture de pièces de théâtre, même si aujourd’hui cela est devenu un sacerdoce. Et un jour, l’éditeur François Guérif m’a contacté. Il avait lu ma pièce, La Fille de Carnegie, et voulait que je l’adapte pour Rivages. Ce qui est un challenge excitant. Comment s’est déroulé le travail ? D’abord, j’avais quelques appréhensions puisque c’était la première fois que je faisais ce genre de chose, mais tout s’est véritablement bien passé. Sortir un livre est un vrai travail d’équipe au final. Et chez Rivages, il y a une vraie liberté de ton. François Guérif est une des personnes qui connaît le mieux le polar et un grand professionnel qui tisse de vrais liens avec ses auteurs. Il m’a d’ailleurs fait l’honneur de m’offrir le numéro 700 de sa collection pour la sortie de mon livre. Parlons maintenant de La Fille de Carnegie. C’est un ouvrage très dense. On a l’impression de lire deux livres différents. Pourquoi ce choix ? D’abord j’avais envie de poser mon récit, c’est pour cela que le début est très descriptif. Et il l’était même plus dans les premières versions (rires), mais nous avons un peu coupé. Puis j’avais véritablement envie de créer quelque chose qui me soit propre. Et pour moi, Tourneur était le personnage central. Mais il fallait aussi faire vivre Lagana et lui laisser sa propre existence. Le récit de celui-ci permet d’ailleurs de « sortir » du présent et de donner une autre dimension à l’histoire. C’est pour cela qu’il y a ces deux « histoires » imbriquées. Le déroulé fait d’ailleurs un peu penser au Garde à vue de Claude Miller, avec Serrault et Ventura… C’est vrai. C’était une des pistes que nous voulions explorer avec François Guérif. Etais-ce nécessaire de planter votre décor aux Etats-Unis ? Je ne sais pas, mais c’est quelque chose de courant, pour un auteur, d’expatrier son histoire à l’étranger, pour se rassurer. J’avais pensé à Marseille aussi, mais New-York convenait mieux et puis je voulais écrire quelque chose en français mais qui sonne anglo-saxon avec un style lié à la sonorité de la langue tout en utilisant des mots de chez nous. Je voulais faire quelque chose de très moderne, un peu à la Manchette. C’était aussi l’occasion d’un beau voyage… C’est vrai. Et d’une découverte. Beaucoup de personnages du livre ont été construits au fur et à mesure de ma découverte de New-York. Le patron de l’agence photo, la fille du métro, le coiffeur du Barrio sont de vraies personnes dont j’ai modifié les noms et l’histoire pour les incorporer à mon récit. Quel effet cela vous fait d’être sélectionné pour le Prix SNCF du polar ? Je suis vraiment très honoré et c’est déjà une grande chance de participer. Surtout aux côtés d’auteurs comme Sébastien Gendron et Chantal Pelletier. L’accueil du livre de la part des férus de polars m’a vraiment étonné et je trouve que « la famille du polar » est vraiment très sympathique et accueillante, moi qui vient du théâtre où il est très difficile d’exister. |
|
Premier auteur étranger à se livrer au jeu de l'interview de cette sélection automnale, Ken Bruen, le talentueux papa de London Boulevard, répond à no...
Premier auteur étranger à se livrer au jeu de l’interview de cette sélection automnale, Ken Bruen, le talentueux papa de London Boulevard, répond à nos questions. Monsieur Bruen, quel a été votre parcours jusqu’ici ? J’ai été professeur pendant 20 ans et lorsque j’enseignais à mes élèves de Brixton, je leur proposais de les recevoir pour lire des polars. J’écrivais mes livres en utilisant leurs codes, leur langage. Et j’ai réalisé que c’était vraiment ce que je voulais faire. Vingt-cinq ouvrages plus tard, j’aime toujours ça. Le polar est, aujourd’hui, le meilleur reflet de la société actuelle, de la vraie vie. Et si j’ai obtenu un doctorat en métaphysique et donne toujours des cours à ce sujet, c’est l’écriture qui me guide au quotidien. Justement, décrivez-nous une journée standard de votre vie... J’écris chaque matin pendant quelques heures, adresse des emails, vais nourrir les cygnes, je lis un livre par jour, regarde des films français et voyage plus que ce que j’ai jamais imaginé. Quel genre d’écrivain êtes-vous ? Je suis patient et diligent, je travaille tous les jours mais je suis mon plus féroce critique. Vous êtes un auteur reconnu. Quelle est votre motivation ? J’ai un nouvel ouvrage intitulé Once Were Cops (Il était une fois des flics, ndlr) qui devrait sortir en mai 2009 chez Fayard, bien différent de ce que je fais avec les 3 séries que j’écris actuellement et c’est le challenge, de mettre la barre toujours plus haute et de voir jusqu’où je peux aller, qui me motive. Le roman que j’ai le plus envie d’écrire est celui auquel je pense. Comment avez-vous créé Mitch ? Mitch est un mélange d’un certain nombre d’ex-détenus que je connais à Brixton. Je lui ai ajouté ma propre impatience, ses changements d’humeur rapides et sa loyauté envers la famille et les amis. Comme moi, il a un rapport un peu étrange avec la société, il aspire à une vie simple et rangée mais la vie ne cesse de le faire « replonger ». Comment est née cette idée de parodie de Sunset Boulevard ? J’adore ce film et on m’a dit qu’il me serait impossible de recréer ça. Et comme j’aime relever ce genre de défi, c’était la meilleure motivation pour moi. Les films noirs sont mes préférés ! Il y a beaucoup de références dans votre ouvrage. C’est un hommage à ces auteurs ? Pourquoi ? Ce sont les auteurs que j’admire. Et c’est aussi peut-être l’occasion de les présenter aux lecteurs qui ne les connaissent pas. J’aime citer d’autres auteurs car cela m’oblige à me concentrer sur ma propre partition. Qu’est ce que cela représente pour vous d’être sélectionné pour le Prix SNCF du polar ? Je suis honoré et ravi. Pour moi, cela veut dire que je suis reconnu et accepté par cette France que j’aime tant. Et quelle joie d’être nominé aux côtés d’incroyables auteurs de ce type. C’est incroyable. Je suis d’autant plus heureux que c’est avec Catherine Cheval et Marie Ploux, deux formidables traductrices qui me font passer pour meilleur que je ne suis, que cela arrive. |
|
Auteure de talent de Montmartre, Mont des Martyrs, Chantal Pelletier est la deuxième des 6 sélectionnés automnaux à répondre à nos questions. Elle évo...
Auteure de talent de Montmartre, Mont des Martyrs, Chantal Pelletier est la deuxième des 6 sélectionnés automnaux à répondre à nos questions. Elle évoque pour les lecteurs du Prix SNCF du polar son parcours, ses personnages et ce qui fait une grande partie de sa vie : l’écriture. Chantal Pelletier, qu’est-il nécessaire de savoir sur vous ? Ah. D’abord que j’ai écrit plusieurs romans, des pièces, fait du théâtre. Et que je suis venue au polar par hasard. Par l’intermédiaire de Jean-Bernard Pouy qui voulait que j’écrive un « Poulpe » (série d’ouvrages mettant en scène Gabriel Lecouvreur, dit Le Poulpe, ndlr). J’y ai pris beaucoup de plaisir et suis tombée dedans ensuite. Cet exercice d’écriture rassemblait tout ce que je faisais et le fait de télescoper la noirceur et l’humour m’a toujours plu. Ce que j’aime dans cette écriture, c’est aussi de jouer avec les codes. Votre polar sélectionné revient sur la jeunesse de votre héros, Maurice Laice, pourquoi ce choix ? Quand j’écris, je ne me dis pas que je vais faire une suite ou quelque chose dans ce genre. Ce que je veux, c’est voyager. Mon précédent livre publié se passait aux Etats-Unis et là j’avais envie d’être en France, mais pas à notre époque, avec les portables ou Internet. J’avais envie de quelque chose de différent et l’idée de suivre les débuts de Maurice est arrivée. Cette période du début des années 80 semble particulièrement vous plaire… C’est un reflet de notre société actuelle. Une charnière. L’année 84, avec ses contestations représentait un changement d’époque. Et j’avais envie des années 80. Il y a le chômage, la découverte du SIDA, la montée de l’extrême droite. L’image commence aussi à prendre une place plus importante que l’information. Et Montmartre dans tous ça ? J’ai vécu à Montmartre pendant 15 ans et je m’y suis installée à l’époque où je situe mon livre. Donc j’ai une vraie passion pour ce lieu. Avec la diversité qui le compose. Les travestis, les sex-shops, mais aussi l’aspect village qui existait, loin de ce que cela est devenu aujourd’hui. Avant que Montmartre soit « amélipoulainisé »… Comment créez-vous vos personnages, car ils semblent souvent plus vrais que nature ? A l’inspiration. Comme l’araignée au bout de son fil, je tisse au fur et à mesure, je lance des pistes. Le détail du daltonisme de Maurice Laice m’est venu dans un précédent ouvrage (Eros et Thalasso, ndlr) où le paysage marin est très difficile à distinguer et je me suis dis qu’un daltonien plongé là-dedans pouvait avoir quelque chose d’intéressant. C’est comme cela pour tout. Et ce qui a été lancé dans les premiers romans avec « Momo » m’a permis d’écrire celui-là en revenant aux sources, comme d’expliquer la façon dont Maurice est devenu daltonien. Un de vos ouvrages, Tirez sur le caviste, va bientôt être sur les écrans de télé, cela doit être un plaisir… C’est vrai, d’autant que c’est la première fois qu’un de mes livres est adapté. Et c’est celui que je pensais le moins adaptable de tous. Je n’ai pas encore vu tout le film, mais cela permet d’appréhender une autre facette de ce que l’on a écrit. Car la réception d’un livre et d’une histoire est différente selon chacun, son passé, sa culture. Le casting avec notamment Niels Arestrup est très réussi. Et maintenant, une sélection pour le Prix SNCF du polar. Heureuse ? Oui. L’idée que certaines personnes apprécient mon travail est quelque chose de forcément important. |
|
Premier auteur à se plier au jeu de l'interview pour cette sélection automnale de la 9e édition du Prix SNCF du polar, Sébastien Gendron évoque son pr...
Premier auteur à se plier au jeu de l’interview pour cette sélection automnale de la 9e édition du Prix SNCF du polar, Sébastien Gendron évoque son premier roman Le Tri Sélectif des Ordures et son parcours. Sébastien Gendron, qui êtes vous ? Je suis originaire de Bordeaux. J’y suis allé à l’école, pas vraiment toujours en étant un élève modèle, puis j’y ai fait des études de cinéma. Parisien d’adoption, je suis ensuite devenu assistant réalisateur. J’ai réalisé des programmes courts pour le service public, des films d’entreprises. En parallèle, cela fait quelques années que j’écris. D’abord des nouvelles et puis des choses un peu plus longues. Et depuis quelques mois, les chosent s’accélèrent un peu pour moi d’un point de vue littéraire. En effet, Le Tri Sélectif des Ordures est sorti il y a peu ainsi qu’un autre ouvrage, le tome 2 des Mat-Sperone, Mes Amis Mortels. Racontez-nous la genèse du premier qui est en compétition pour le Prix SNCF du polar… J’avais cette idée en tête depuis un voyage à Miami. Et avec la conjoncture actuelle, je me suis dit qu’un tueur qui ouvrait un discount, ça pouvait bien cadrer. Mon texte a été publié par épisode dans la newsletter d’une librairie qui s’appelle Entre deux Noirs à Langon (33). Puis il est arrivé chez Bernard Pascuito… Et me voilà. C’est un livre très rythmé avec beaucoup d’humour, ce sont des choses importantes pour vous ? Oui. Je ne conçois pas d’écrire sans humour. J’aime bien mettre mes personnages dans la merde. Clairement. Car je n’aime pas les héros trop classiques qui arrivent sûrs d’eux et qui repartent en n’ayant rien appris, pas évolués. Sur le rythme, la contrainte des épisodes a beaucoup joué mais je pense que ce type d’écriture se prêtait bien à l’histoire. Je regarde pas mal de séries américaines et l’objectif de faire des épisodes en finissant par un cliffhanger (fin abrupte visant à créer un fort suspens) était aussi très présente. Ce qui donne le Tri Sélectif… Vos personnages sont vraiment bien campés. Dick tout comme son voisin, le docteur Braun. Certains sont inspirés de vos proches apparemment ? C’est vrai. Même si je ne ressemble en rien à Dick (rires). Je suis loin du Georges Clooney que j’évoque pour lui donner du corps. En revanche, il est vrai que le docteur Braun existe pour de vrai. Sans en dire trop, il s’agit d’un de mes meilleurs amis. Qui est vraiment psychiatre. Le cabinet dans lequel il exerce est d’ailleurs tout à fait authentique. Vous êtes originaire de Bordeaux, placer votre action à cet endroit était-il plus pratique qu’ailleurs ? Forcément, j’avais la connaissance des lieux, et même si je ne m’embarrasse pas de grandes descriptions, c’était bien que je puisse poser mon action dans un cadre connu. Et puis Bordeaux convenait bien à l’activité de Dick. Il y a une variété de paysages assez proches qui permettent d’aller le faire enterrer ses victimes. Dans une ville comme Paris, il y avait trop de possibilité pour que ça ne fonctionne pas. Et puis, j’avais envie de sortir de l’image traditionnelle des mafieux de PACA. Le Tri sélectif des ordures est votre premier roman, vous êtes déjà en lice pour la sélection automnale du Prix SNCF du polar, comment recevez-vous ça ? Je suis déjà vraiment très heureux d’être en compétition pour ce Prix car il est prestigieux. Maintenant, cet engouement m’oblige à me poser la question de la suite. Car jusqu’ici j’écrivais de manière très instinctive. Je vais avoir une petite pression pour la suite (rires). |
|
Les votes pour la sélection estivale à peine terminés, voici que se présente la prochaine livraison de bons polars à apprécier sans modération. Ils so...
Les votes pour la sélection estivale à peine terminés, voici que se présente la prochaine livraison de bons polars à apprécier sans modération. Ils sont 6, 3 français et 3 européens à vouloir s’attirer vos faveurs. Il ne vous reste plus qu’à les découvrir et à voter pour vos préférés. En attendant de les avoir tous lu, voici un premier tour d’horizon. Dans la catégorie « polar français » : Montmartre, Mont des Martyrs de Chantal Pelletier aux éditions Gallimard 10 mai 1981. La France bascule. François Mitterrand est élu à la présidence de la République. Dans la liesse qui envahit les rues de Paris, une famille est assassinée dans son appartement. En 1984, le gouvernement fait face à de grandes manifestations. Tandis qu’il vient tout juste d’obtenir son concours de police, Maurice Laice est affecté dans son Montmartre natal. A travers ses péripéties on découvre la vie souvent surprenante d’un Paris en plein changement. Squats d’artistes, boîtes de travestis, galeries d’art, le programme est à la mesure du talent de l’auteure, Chantal Pelletier, qui propose un ouvrage de grande qualité. Le Tri sélectif des Ordures de Sébastien Gendron chez Bernard Pascuito Editeur Un bon polar, c’est souvent une bonne idée. Et de ce côté-là, Sébastien Gendron a fait fort. Son roman met en scène Dick, un entrepreneur bordelais qui décide de se lancer sur un nouveau créneau : l’assassinat low-cost ! Drôle, inventif et acide, Le Tri sélectif des Ordures n’est évidemment pas un long fleuve tranquille pour son héros qui, lorsqu’un client un peu particulier se présente à lui, voit son destin basculer. Un premier roman à ne pas rater ! La Fille de Carnegie de Stéphane Michaka chez Rivages New-York. La nuit. Un lieutenant à la brigade des homicides de Manhattan Nord, Robert Tourneur n’a pas très envie de rentrer chez lui. Survient alors un homicide au Metropolitan Opéra. Un homme frappé par trois trous de 9 mm tombe d’une loge en pleine représentation de La Flûte enchantée. L’agitation est réelle d’autant que l’homme n’avait rien à faire dans cette loge réservée à la riche héritière Sondra Carnegie, une critique très en vogue. Et alors que celle-ci semble s’être volatilisée, les autorités arrêtent un suspect appelé Lagana. Un ancien collègue de Tourneur. Commence alors une nuit de garde à vue entre ces deux hommes qui ne s’aiment guère… Huis clos stupéfiant et réussi, la Fille de Carnegie est à mettre entre toutes les mains. Dans la catégorie « polar européen » : London Boulevard de Ken Bruen aux éditions Fayard Du Sunset Boulevard de Billy Wilder au London Boulevard de Ken Bruen, il n’y a qu’un pas, qu̵ |
