Le monde du polar
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Membre de la Commission du Prix SNCF du polar et haut magistrat, Jean-Claude Kross vient de publier Mes Convictions Intimes dans lesquelles il se livr...
Membre de la Commission du Prix SNCF du polar et haut magistrat, Jean-Claude Kross vient de publier Mes Convictions Intimes dans lesquelles il se livre et raconte son parcours dans la magistrature française. A découvrir sans plus attendre ! Déclaration d’amour à la France et à une justice qu’il connaît parfaitement pour en avoir emprunté quasiment toutes les arcanes, les Convictions Intimes de Jean-Claude Kross sont remarquables car elles sont, à l’image de l’homme, authentiques. A travers le chemin de sa vie, de l’enfance à aujourd’hui, avec beaucoup de bienveillance, le haut magistrat livre ses vérités, ses appréciations sur le monde qui l’entoure et plus précisément sur la machine judiciaire : « j’avais vraiment envie de montrer le visage de la justice telle que je la vois. Car il existe beaucoup d’a priori sur nos professions, notre milieu. Et si cela permet à certains d’y voir plus clair et de comprendre certains rouages, la mission est réussie ». Et cela personne n’en doute puisqu’en dehors des commentaires du haut magistrat sur les affaires les plus médiatiques traversées, on se plait à naviguer au fil de la carrière de l’homme aussi bien en Province qu’à Paris ou en banlieue, aux affaires familiales ou du côté de la santé. Et si les pages sur les grands procès auront l’intérêt des plus pointilleux, l’ensemble est de très bonne tenue et devrait ravir ceux qui ne connaissent pas parfaitement les rouages de la justice ou simplement ceux qui veulent découvrir la trajectoire inédite et pleine d’humanité d’un fils d’immigré à la quête de sa juste place dans la société française : « ce livre est une affaire de rencontres. Et il n’aurait jamais existé sans que certains, comme Jean-François Drouard et d’autres, ne me poussent à l’écrire. Il a été le fruit d’un an de travail avec Dominique Paganelli qui m’a permis de sortir, en bonne forme, ce que j’avais envie de dire. C’est aussi un témoignage pour mes descendants qui en sauront un peu plus sur leur histoire. » A ne pas manquer. Mes Convictions Intimes de Jean-Claude Kross aux Editions Pygmalion. Photo Didier Pruvot © Flammarion |
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Les héros récurrents font partie du paysage du polar. Parmi eux, existe un personnage incontournable, Gabriel Lecouvreur dit Le Poulpe. Hervé Prudon, ...
Les héros récurrents font partie du paysage du polar. Parmi eux, existe un personnage incontournable, Gabriel Lecouvreur dit Le Poulpe. Hervé Prudon, en compétition dans la sélection printanière en a écrit un épisode. L’occasion de faire un point sur son histoire et d’en savoir plus sur lui. La genèse Créé en 1995 par Jean-Bernard Pouy, Gabriel Lecouvreur, dit Le Poulpe en raison de ses grands bras, vit sa première aventure littéraire au cours de l’histoire intitulée La petite écuyère a cafté écrite par Pouy. Dans celle-ci, le héros mène l’enquête suite à la découverte de 2 corps retrouvés morts et menottés sur une voie ferrée. S’en suivront plus de 200 ouvrages jusqu’à ce jour. La particularité de la série du Poulpe réside dans le fait que chaque nouvelle aventure est écrite par un nouvel auteur. Ce qui offre, depuis les débuts de cette saga, aux lecteurs la possibilité de lire des histoires trépidantes écrites par une multitude d’auteurs. Parmi lesquels Claude Mesplède, Patrick Raynal, Hervé Prudon donc, mais aussi Guillaume Nicloux, Romain Goupil ou encore Martin Winckler. Les règles Pour être cohérente cette série du Poulpe possède une Bible que doivent respecter les auteurs. Dans celle-ci, on peut retenir quelques points importants : - l’ouvrage débute par l’identification du mort, des faits et se poursuit par la lecture du fait-divers en liaison par Gabriel Lecouvreur. C’est le point de départ de l’enquête que l’on va suivre tout au long de l’ouvrage. - des récurrents sont présents aux côtés du Poulpe. De Cheryl, sa coiffeuse de petite amie à Pédro, le Catalan, ancien ami du père du Poulpe et fournisseur officiel d’armes et de faux papiers pour Gabriel en passant par Gérard le patron du bar restaurant « le Pied de Porc à la Sainte-Scolasse », toute une galerie de personnages structure donc le récit. - un titre à l’humour pince-sans-rire issu de détournements de proverbes, de titres de film, etc annonce la couleur. Ataxie pour Hazebrouck, Le Carnaval de Denise, Le Vrai Con Maltais, Lady Commandement sont parmi les plus savoureux. A savoir sur le Poulpe - De nombreux auteurs sélectionnés pour le Prix SNCF du polar ont déjà écrit des Poulpe. Hervé Prudon a déjà été cité, mais on peut aussi évoquer Chantal Pelletier, Marcus Malte et très récemment Caryl Ferey. - Cette série du Poulpe a fait des petits en donnant l’idée de créer d’autres récurrents à plusieurs auteurs tels Macno ou Pierre de Gondole. - Un film a été porté à l’écran par Guillaume Nicloux avec dans le rôle principal Jean-Pierre Darroussin accompagné de Clotilde Courau. |
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Membre actif de la commission du Prix SNCF du polar, Stéphane Bourgoin (en photo avec Elmer Wayne Henley) est un des grands spécialistes français et i...
Membre actif de la commission du Prix SNCF du polar, Stéphane Bourgoin (en photo avec Elmer Wayne Henley) est un des grands spécialistes français et internationaux des serial killers. Via sa librairie, ses nombreux ouvrages et ses documentaires, il a déjà fait découvrir ce phénomène à beaucoup d’initiés. Il sera sur TF1, le mardi 28 avril, dans l’émission Enquêtes et Révélations. Une nouvelle fois, Stéphane Bourgoin a les honneurs de la télévision. Après un poignant portrait sur Envoyé Spécial l’année dernière, il est de nouveau le héros d’un reportage, mais cette fois-ci pour TF1. « Lorsque mon portrait était passé sur France 2, nous avions battu TF1. Ils avaient alors eu envie de faire quelque chose sur les tueurs en série et le projet est né. Avec la même société de production, Patrick Spica Production » explique l’expert. « L’ambiance du tournage a été très bonne et celui-ci s’est vraiment bien passé. Avec une équipe réduite car sur ce genre de chose, il faut pouvoir être discret et très réactif. » Ainsi, le film, réalisé par Barbara Necek, qui plonge les téléspectateurs « Dans la tête des tueurs en série » comme le veut son titre, suit le parcours de 3 héros qui partent à la rencontre de 3 criminels assez déroutants. Aux côtés de Stéphane Bourgoin, on retrouve deux autres spécialistes : un profiler allemand et une journaliste canadienne. « Je n’ai pas encore vu le film en entier car le mixage doit bientôt se terminer, mais lorsque j’ai doublé ma voix pour les séquences avec le tueur que je rencontre, l’ensemble m’avait l’air très intéressant. Et surtout d’être une bonne initiation pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur ces gens » détaille Stéphane Bourgoin. Avec notamment un entretien entre Stéphane Bourgoin et Elmer Wayne Henley, qui a participé à 27 assassinats, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on entre plus que dans le vif du sujet. Tout comme lors des échanges entre les autres protagonistes. En particulier quand la spécialiste canadienne rencontre le criminel Richard « Torso Killer » Cottingham, surnommé ainsi car il démembrait ses victimes et ne laissait que leur torse… Effrayant ! Un document à ne pas manquer d’autant que comme le confirme Stéphane Bourgoin : « il y aura vraiment des choses inédites comme lors des passages avec Elmer Wayne Henley qui parlera pour la première fois des crimes qu’il a commis, ce qui n’était jamais arrivé avant. » L’occasion d’en savoir plus sur la psychologie des tueurs, en suivant, comme un thriller, ces spécialistes dans leurs investigations. Retrouvez plus d’informations sur le site de Stéphane Bourgoin. |
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Lieu incontournable de la lecture, le Salon du Livre vient de se clore à la porte de Versailles. Pendant 6 jours, les visiteurs se sont pressés à trav...
Lieu incontournable de la lecture, le Salon du Livre vient de se clore à la porte de Versailles. Pendant 6 jours, les visiteurs se sont pressés à travers les allées afin de découvrir les dernières nouveautés, assister à des séances de dédicaces et rencontrer des auteurs. Mais aussi prendre du bon temps au sein du Lecteur Studio SNCF. Acteurs marquants de la promotion de la littérature, la SNCF et le Prix SNCF du polar ont été, pour la 3e année consécutive, présents sur le Salon du Livre 2009. Lieu incontournable de cette semaine à la porte de Versailles, le Lecteur Studio aura été une des attractions de ces festivités consacrées au livre. Pêle-mêle s’y sont notamment pressés Karine Giébel, la lauréate française de la 9e édition du Prix SNCF du polar, mais aussi le maître du suspens Harlan Coben (en photo), l’illustre Douglas Kennedy ou encore Jean Teulé ou Bertrand Tavernier afin d’y faire lecture d’extraits de leurs ½uvres ou d’autres écrits. Les échanges auront été nombreux, passionnés et toujours grandissants pour les participants et les auteurs. L’occasion pour chacun de plonger au coeur d’un monde, d’une aventure, parfois inconnus, comme aux dernières heures du salon avec la découverte de l’auteur tchèque Martin Smaus et de son ouvrage Petite, allume le feu. Une immersion dans la vie tzigane très juste et documentée. Côté polar, la promotion du Prix a été réelle puisque les quelques |
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A la Cité des Sciences et de l'Industrie de la Villette, à Paris, vient d'ouvrir une exposition à ne pas rater : Crim'Expo. Celle-ci plonge les visite...
A la Cité des Sciences et de l’Industrie de la Villette, à Paris, vient d’ouvrir une exposition à ne pas rater : Crim’Expo. Celle-ci plonge les visiteurs dans les coulisses d’une enquête de la police scientifique. A découvrir jusqu'au 3 janvier 2010. Créée en Belgique et adaptée pour le public français par l’équipe de la Cité des Sciences et de l’Industrie, en partenariat avec l’IRCGN (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale), Crim’Expo devrait ravir les amateurs de polar. Sur un mode très « Experts », mais avec les applications et les cadres hexagonaux, le visiteur, au cours de son parcours, doit résoudre une énigme, celle de l’assassinat du directeur d’un musée. Le départ d’une riche aventure comme l’explique Evelyne Hiard, la commissaire de l’exposition : « C’est une thématique assez simple et qui permet dès 11/12 ans de se prendre au jeu. Mais pas seulement. Car les parents ne se font pas prier pour résoudre les différents problèmes qui se posent au fil de l’enquête. » Ainsi en 8 laboratoires (parmi lesquels figurent la médecine légale, l’entomologie criminelle ou encore la balistique) et 4 zones finales (portrait-robot, interrogatoire, inculpation et épilogue), chacun à la possibilité de mettre sa lucidité et son esprit de déduction à l’épreuve. Un cheveu, une goutte de sang, une trace de pas peuvent être des pièces à conviction à ne pas négliger. « Toute la Cité des Sciences vibre au rythme du polar depuis l’ouverture au mois de février » précise Evelyne Hiard, « d’autant que c’est une sortie très familiale ». Et cela va durer encore pour un long moment, jusqu’en 2010. Tout au long des semaines et mois à venir, des événements satellites à l’exposition viendront donner du volume à cet événement : des conférences avec notamment la venue de Jean-François Abgrall pour « Profileur : dans la tête d’un serial killer » ou encore Yves Schuliar avec « Face au crime : le rôle des médecins légistes », mais aussi divers ateliers pratiques pour les plus jeunes. Des séances de dédicaces avec des auteurs de polar sont par ailleurs prévues. Retrouvez toutes les infos pratiques sur le site Internet de la Cité des Sciences et de l’Industrie. Réservations conseillées. |
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Lieu incontournable de la police parisienne et nationale, le 36 quai des Orfèvres est une institution. A l'occasion des fêtes et pour les remercier de...
Lieu incontournable de la police parisienne et nationale, le 36 quai des Orfèvres est une institution. A l’occasion des fêtes et pour les remercier de leur fidélité, le Prix SNCF du polar a offert à ses votants réguliers le téléchargement d’un documentaire intitulé Au c½ur du 36 quai des Orfèvres*, réalisé par Nicolas Moscara, qui plonge au c½ur de ce lieu chargé d’histoires. Qui n’a pas rêvé un jour de suivre pas à pas une enquête, une perquisition, un interrogatoire et de dénouer aux côtés d’inspecteurs de haut vol les fils d’histoires tordues ? Quasiment aucun amateur de polar. Et sûrement beaucoup d’autres personnes. Et c’est ce qu’a fait Nicolas Moscara, le réalisateur de l’excellent Au c½ur du 36 quai des Orfèvres, un documentaire coup de poing et rare en filmant de l’intérieur et pendant de longs mois cet établissement. Attiré par le documentaire d’action, le 36 se prêtait bien à ses envies comme l’explique le réalisateur « car il existe peu d’endroits pour faire ce genre de chose ». Et même si « en général les policiers n’aiment pas trop les journalistes car ils cherchent à être discrets tandis que la presse souhaite montrer ce qui se passe » le rendu du film est très prenant. Tout cela grâce à « la confiance que les hommes filmés ont accordé à l’équipe » et malgré « quelques frustrations de ne pouvoir montrer ou filmer tout ce que l’on peut voir ». Tout simplement car lorsque l’on capte des procédures en cours, cela peut porter atteinte au travail des magistrats. « Même si je pouvais aller où je voulais, explique Nicolas Moscara, il a bien fallu jongler avec cela. » Et rien ne fut simple dans la réalisation de ce documentaire : « les couloirs sont étroits là-bas, les parquets craquent, il faut donc réussir à être le plus discret possible. Ne pas gêner. » A l’image rien ne transparaît, voilà le talent de Nicolas Moscara. Si bien qu’au bout des 109’, on n’a pas vu le temps passer. « Pour les amateurs, il y a dans les échanges entre policiers et malfrats des dialogues dignes des plus grands polars » conclut le réalisateur. A voir d’urgence ! *Offre soumise à condition, valable uniquement pour les votants des sélections saisonnières de la 9e édition du Prix SNCF du polar, à l’exclusion de la sélection finale. |
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Le braquage, de surcroît, de bijouterie, est de saison. Clef de voûte du roman de Pieter Aspe, Le carré de la vengeance, et de l'actualité française a...
Le braquage, de surcroît, de bijouterie, est de saison. Clef de voûte du roman de Pieter Aspe, Le carré de la vengeance, et de l’actualité française avec l’affaire survenue à Paris en début de mois, celui-ci est un classique de la criminalité. Et s’ils ne sont pas toujours couronnés de succès, les braquages divers sont légions. Tour d’horizon, léger, à l’approche des fêtes, de larcins insolites ratés. L’heure de pointe Avril 2008, en Belgique, juste à côté de Namur, 3 individus, bien préparés, partis avec l’idée de faire un très bon coup en attaquant une camionnette transportant des chèques restaurant ont finalement très vite déchanté après s’être emparés de leur butin. Tout simplement parce que la course poursuite lancée par la police à leur encontre s’est soldée par une victoire écrasante des forces de l’ordre. Motif de ce succès ? Des cagoules mal ajustées ? La présence d’un commissariat juste en face du lieu du braquage ? Un accident de voiture ? Pas du tout ! Simplement l’heure de pointe et les embouteillages matinaux qui ont forcé les cambrioleurs à poursuivre leur échappée à pied après avoir abandonné leur véhicule. Simple comme un coup de fil En 2005, de l’autre côté du globe et plus précisément à Wellington en Nouvelle Zélande, un braqueur accro au téléphone, et à la facilité, a tenté d’extorquer pour la seconde fois en quelques jours des fonds à une banque. Auteur d’un premier cambriolage réussi, l’individu a passé un coup de fil à l’établissement en se présentant naturellement comme « le gars qui vous a braqué l'autre jour ». Sûr de son fait, ce génie a déclaré vouloir que le directeur mette de l’argent dans un sac et se poste sur le trottoir afin de lui remettre alors qu’il passerait lentement en voiture pour le récupérer… La police a donc posté un agent en civil le jour prévu. Mais le voleur n’est pas passé, mais a appelé la banque indiquant « qu’il n’aim[ait] ce qu’il [avait vu]. » L’homme a alors donné un nouveau rendez-vous auquel un policier s’est rendu. Même cause, même effet, la voiture n’est pas passée, mais la police a réussi a tracé les appels du malfaiteur qui fut inculpé pour braquage et tentative d'extorsion de fonds. Souriez, c’est pour la photo En vacances au Vietnam durant l’hiver 2004, un touriste Nigérian a entrepris de braquer un magasin de photo. Après avoir percé le toit du commerce, l’homme, âgé de 28 ans, s’est emparé d’un ordinateur portable et de deux écrans. Son larcin commis, il s’en est retourné à ses vacances. C’était sans compter sur le fait qu’en commettant son crime, le monte-en-l’air a égaré une pellicule de ses photos de vacances. Retrouvée sur place, celle-ci a conduit la police jusqu’à l’hôtel du tête-en-l’air. |
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Dans son ouvrage, La fille de Carnegie, Stéphane Michaka a l'idée d'un meurtre en pleine représentation au Metropolitan Opera, le Met, de New-York. L'...
Dans son ouvrage, La fille de Carnegie, Stéphane Michaka a l’idée d’un meurtre en pleine représentation au Metropolitan Opera, le Met, de New-York. L’occasion pour le lecteur de se plonger avec ses personnages dans un univers très particulier. L’occasion pour nous de partir à la découverte des opéras de Paris et d’ailleurs, qui connurent leurs lots d’histoires surprenantes. De quoi réfléchir à deux fois avant de s’y rendre… Si sur scène, les sopranos, barytons et autres ch½urs se jouent des tragédies qu’ils interprètent, dans les coulisses existent de macabres histoires autour des opéras. L’assassinat du Duc de Berri Avant d’intégrer les célèbres salles de l’Opéra Garnier puis de l’Opéra Bastille, des représentations lyriques se sont tenues dans d’autres lieux dans Paris. Construit à l’emplacement de l’hôtel particulier de Louvois, la salle du même nom a été le théâtre d’un assassinat des plus sanglants. En ce 13 février 1820, le Duc de Berri, puîné des enfants du Comte d’Artois (prochain Charles X), se rend à la salle Louvois pour écouter le Rossignol, le Carnaval de Venise et les noces de Gamache en compagnie de sa femme. Décidant de quitter la salle avant la fin de la représentation, celle-ci se voit raccompagnée par son époux jusqu’à sa voiture. S’en retournant pour rejoindre sa loge, le Duc de Berri est violemment agressé par Louis-Pierre Louvel. Celui-ci le transperce d’une alène de sellier sur le flanc droit…Le Duc ne s’en remettra pas. L’attentat contre Napoléon III En 1858, le 14 janvier, Napoléon III se rend à la salle Le Peletier avec l’impératrice Eugénie pour écouter Marie Stuart. Installée rue Le Peletier suite à l’assassinat du Duc de Berri, la salle s’envolera en fumée en 1873 suite à un énorme incendie. Mais pour l’heure, il n’est pas question de cela. En effet, alors que Napoléon III se rend à son spectacle, sur les coups de 20h35, 3 bombes explosent au passage de son cortège. Bilan ? 8 morts, 156 blessés, et un couple impérial qui termine son chemin à pied pour assister à la représentation. Les comploteurs Orsini et Pietri seront décapités 2 mois plus tard. De la lumière à la mort 13ème opéra construit dans Paris, l’Opéra Garnier aura connu une histoire tout aussi spectaculaire. Le 20 mai 1896 est donné dans la grande salle le Faust de Gounod. Devant 2000 personnes… Quand tout à coup, le gigantesque lustre de cristal et de marbre accroché au plafond s’écrase sur la foule. Le contrepoids qui le maintenait a cédé. S’il y a de nombreux blessés, seul un mort est à déplorer. Il s’agit d’une femme, assise à la place 13 ! On notera que d’autres accidents spectaculaires se sont produits dans d’autres opéras. Notamment à Londres, en 1794, lorsque qu’Haydn donne un rappel, un lustre s’écrase de tout son poids sur les sièges de la salle. Heureusement désertés par les spectateurs qui s’étaient pressés aux bords de la scène à la fin du concert pour saluer le génie. Par ailleurs, le célèbre ténor Enrico Caruso aura été victime du destin. Après qu’un attentat à la bombe fut perpétré à la Havane alors qu’il y propose une représentation, il se donne au Met de New-York. Dans le dernier acte de Samson et Dalida, un pan du décor se décroche et le touche de plein fouet aux reins. Victime d’une pleurésie et d’une infection généralisée, il décède quelques temps après. |
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L'histoire de la police mondiale est riche et faite de nombreuses découvertes, avancées techniques, événements qui ont marqué son histoire. Avec ce tr...
L’histoire de la police mondiale est riche et faite de nombreuses découvertes, avancées techniques, événements qui ont marqué son histoire. Avec ce troisième épisode consacré aux empreintes digitales, c’est l’Angleterre qui est à l’honneur. Dessins formés par les lignes de la peau des doigts, de la paume de la main, des orteils ou encore de la plante des pieds, les empreintes digitales ou dermatoglyphes, sont à l’origine de la biométrie. Utilisée pour la première fois en Inde en 1877 par le Britannique William Herschel, la technique de prise d’empreintes via l’apposition des doigts, servit à l’armée pour identifier les soldats lors de la remise de leurs pensions afin que ceux-ci ne puissent y prétendre plusieurs fois. En 1901, Sir Francis Galton, un cousin de Charles Darwin, améliore la technique et Scotland Yard sera la première police mondiale à ouvrir un fichier en 1901. En France, l’utilisation des empreintes digitales dans des enquêtes débutera à partir de 1902. Depuis le 8 avril 1987, le FAED (Fichier automatisé des empreintes digitales) a d’ailleurs été mis en place. Géré par le Ministère de l’Intérieur, celui-ci reste anonyme conformément aux lois françaises. Le procédé d’identification des individus via leurs empreintes digitales part du principe que chacun possède un code génétique et des marqueurs corporels uniques. Même pour les jumeaux, triplés et autres. Ainsi, chaque empreinte comporte des dessins qui sont propres à une personne. Il n’existe, en théorie, qu’une chance sur 64 milliards que deux personnes aient la même empreinte génétique. Afin de déterminer si une empreinte déposée correspond à un suspect, des points de comparaison sont étudiés. Une centaine de points de convergences existent, a priori, entre deux profils (sur les boucles et arcs, on distingue notamment les anneaux, îlots, divisions et coupures). En France, 12 points de comparaisons sont nécessaires pour déterminer si deux propositions concordent. En Suisse, des coefficients sont attribués selon les points de convergences. Si hier la consultation et la comparaison des différents marqueurs étaient très fastidieuses, les avancées technologiques, en informatique en particulier, permettent aujourd’hui à la police d’avancer plus rapidement sur ce travail. Néanmoins, il existe encore un monde entre la réalité du terrain et les séries télés concernant ce sujet ! |
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L'histoire de la police mondiale est riche et faite de nombreuses découvertes, avancées techniques, événements qui ont marqué son histoire. Avec ce de...
L’histoire de la police mondiale est riche et faite de nombreuses découvertes, avancées techniques, événements qui ont marqué son histoire. Avec ce deuxième épisode consacré au détecteur de mensonges, c’est le Canada qui est à l’honneur. Fruit de l’imagination d’un étudiant canadien en médecine, John Augustus Larson, le détecteur de mensonges, appelé scientifiquement polygraphe a été inventé en 1921. Prenant comme principes avérés ceux affirmant que des réactions physiologiques sont observables sur un individu lorsqu’il est soumis au stress, le jeune homme a décidé de créer un appareil permettant de capter plusieurs sortes de paramètres issus de l’activité biologique du « suspect ». En le soumettant à des séries de questions fermées mêlant interrogations simples et banales à des demandes plus ciblées, l’objectif était de déterminer par ces demandes précises si l’interrogé était coupable ou non de ce qu’on lui reprochait. Le détecteur de mensonge est composé de plusieurs appareils. Ainsi le pneumographe détermine l’évolution de la fréquence et de l'intensité de la respiration, il se positionne autour du thorax. Le tensiomètre mesure, lui, le pouls et la pression sanguine tandis que le pléthysmographe, fixé au doigt, enregistre les changements de volume du flux sanguin. Galvanomètre, électrocardiographe et électroencéphalographe donnent des informations sur la tension, l’activité électrique du c½ur et les ondes électriques du cerveau. Cette multitude de facteurs observés provient du fait que chaque personne peut avoir une réaction au stress différente. D’où le nom de polygraphe. Utilisés jusqu’en 1923 aux Etats-Unis, les résultats issus du détecteur de mensonges pouvaient servir de preuves, seulement si l’expert chargé de la mise en place du protocole ne vivait que de ça. Ensuite et pendant 50 ans, l’utilisation de l’invention de John Augustus Larson est mise de côté, les résultats n’étant plus jugés assez fiables. Vers 1973, le polygraphe refait surface grâce aux progrès de la science. De 1973 à 1998, il est un outil très utilisé aux Etats-Unis notamment, mais aussi au Canada, en Belgique et en Allemagne. Néanmoins, son utilisation est soumise à certaines conditions (tous les partis doivent être présents lors du test - Les partis doivent avoir accepté le polygraphe comme mode de preuve - Le sujet doit passer le test volontairement - Une vérification que le sujet n’a pas pris de sédatifs doit être effectuée). Dès la fin des années 70, la Cour suprême du Canada admet la fiabilité faible des résultats du détecteur de mensonge et décide de ne plus s’en servir. Et ce n’est qu’en 1998 que la Cour des Etats-Unis admet que le mensonge ne peut être détecté que par un jury. A noter qu’en France, la Cour a refusé l’utilisation du détecteur de mensonges parce que les individus ont le droit à leur intégrité morale et physique. |
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Lauréat du Prix SNCF du polar lors de la 7e édition, Franck Thilliez crée l'événement en ce début du mois d'octobre. Son nouvel ouvrage, L'Anneau de M...
Lauréat du Prix SNCF du polar lors de la 7e édition, Franck Thilliez crée l’événement en ce début du mois d’octobre. Son nouvel ouvrage, L’Anneau de Moebius, vient de sortir dans toutes les librairies et il sera en dédicace au Virgin des Champs-Élysées le 10 octobre. Révélé grâce au Prix SNCF du polar avec son ouvrage La Chambre des Morts, adapté au cinéma l’année passée, Franck Thilliez est devenu une des références du thriller français. Et la sortie de son nouveau roman L’Anneau de Moebius suscite déjà un engouement extraordinaire. Mise en place cette semaine en librairie avec un tirage initial de 50 000 exemplaires, ce qui en fait un des plus gros de la rentrée, la nouvelle livraison thilliesque est déjà incontournable. Yann Briand, son éditeur au Passage, explique cette exposition record et l’attente qu’il existe autour de l’auteur : « Franck est devenu une référence avec ses précédents ouvrages et il possède de nombreux fans. L’Anneau de Moebius est, selon moi, son livre le plus abouti et on espère que le succès sera au rendez-vous. Les premiers retours que nous avons de la part des libraires, des journalistes, sont plutôt bons. » Et comme ce sont les lecteurs qui ont sacré Franck lors de la 7e édition du Prix SNCF du polar, il semble que tout le monde soit derrière lui pour cette sortie majeure. « Franck est un gros travailleur, qui aime profondément ce qu’il fait, poursuit Yann Briand, et qui aime donner du plaisir à ses lecteurs. Son succès tient beaucoup à cela d’autant que ses ouvrages sont très bien construits avec des personnages profonds et une intrigue bien ficelée. » Présent au Virgin des Champs-Élysées vendredi 10 octobre à 18h pour une séance de dédicace, le Nordiste sera donc l’auteur français à ne pas rater en ce mois d’octobre post rentrée littéraire. Découvrez l’argument de L’Anneau de Moebius : Vous rêvez. Vous vous voyez courir dans votre maison, les mains en sang. La police vous recherche pour le meurtre d’une gamine que vous ne connaissez pas. Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) Le corps mutilé d’une femme, enduit de vinaigre. Il semble avoir fait l’objet d’un rituel bien précis. Pour Victor Marchal, jeune lieutenant de police tout juste sorti de l’école, la descente aux enfers commence. Aucune relation entre ces deux histoires, a priori. Et pourtant… A vous de lire le reste en vous procurant le nouvel ouvrage de Franck Thilliez, probablement un des meilleurs polars de cette fin d’année. Photo de Franck Thilliez © Stéphanie Lacombe |
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L'histoire de la police mondiale est riche et faite de nombreuses découvertes, avancées techniques, événements qui ont marqué son histoire. Avec ce pr...
L’histoire de la police mondiale est riche et faite de nombreuses découvertes, avancées techniques, événements qui ont marqué son histoire. Avec ce premier épisode consacré au portrait-robot, c’est la police française qui est à l’honneur. Tout commence le 28 août 1955, dans un fourré en limite des communes de La Chaussée-Tirancourt et Belloy-sur-Somme, au lieu dit « le chemin des Bruas », où le corps d’une femme est retrouvé. Non loin de là, un vélo a été abandonné et une étiquette indique une identité : Janet Marshall. La victime est donc identifiée, il s’agit d’une institutrice anglaise qui a été tuée ici. Une battue et de nombreuses recherches sont mises en place, l’enquête n’avance pas et malgré un suspect, Robert Payen dit « le colosse des marais », vite relâché, la police picarde est sur les dents. L’idée de croiser les descriptions faites par des possibles témoins et d’en faire un portrait harmonisé naît alors dans l’esprit d’un enquêteur, Emilien Paris. Grâce à son idée, le tueur de Janet Marshall est identifié et sera arrêté. C’est le début du portrait-robot. Il existe tout de même une contestation concernant la paternité du procédé. Car dès 1952, un inventeur du nom de Roger Dambron a reçu la médaille du Concours Lépine pour la création d’un jeu appelé photo-robot. Créé alors qu’il était en cure, ce jeu était destiné à sa distraction et à celle de ses enfants. Réalisé à partir des portraits d’habitants de la ville d’Etaples, son jeu comprenait 2000 morceaux photographiés de visages différents. Néanmoins, la technique du portrait-robot, basée sur le même principe d’interversion d’éléments d’un visage tout en harmonisant par le dessin ces derniers, revient tout de même à Emilien Paris, qui d’ailleurs ne semblait pas connaître l’existence du jeu de Dambron. L’utilisation du dessin, d’une plus large palette d’accessoires et de traits préconisée par Paris donnant une ampleur supplémentaire au procédé. Depuis, Emilien Paris est entré dans l’histoire de la police mondiale. Devenant pendant et après sa carrière un consultant précieux, notamment pour le FBI. La technique a été aujourd’hui reprise par de nombreuses polices à travers le monde et les technologies actuelles permettent de proposer aux témoins des portraits de plus en plus précis. |
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Blaze, sobriquet ou tout simplement surnom, les identités que s'attribuent entre eux truands du même clan, malfrats en guerre ouverte ou policiers sur...
Blaze, sobriquet ou tout simplement surnom, les identités que s’attribuent entre eux truands du même clan, malfrats en guerre ouverte ou policiers sur le qui-vive ont toujours marqué les véritables affaires judiciaires comme les imaginations romanesques les plus débridées. Ils font le sel des histoires et amusent toujours à la lecture. Recadrage d’une petite photo de famille en 2 épisodes. Second épisode avec quelques personnages de fiction. Le Gros Tony Puisqu’il faut toujours avoir une certaine corpulence lorsque l’on est un truand et qu’avoir des origines italiennes est toujours un plus, le surnom du Gros Tony est quasiment une référence. Une voix caverneuse, un complet noir avec quelques touches de rouge et voilà la caricature du parrain à mettre dans tous les bons polars. A son actif, le Gros Tony a quelques grands crimes. Des centaines de kilos de pâtes avalées et une mamma qui lui colle aux basques. Pas simple. Francky Quatre Doigts Personnage du film mythique de Guy Ritchie, Snatch, Francky Quatre Doigts est incarné à l’écran par Benicio Del Toro. Dans le long métrage du Britannique, Francky est un braqueur qui doit remettre un diamant à un parrain new-yorkais, mais pris par sa passion du jeu et des paris, il se fait soulager du minéral lors d’une soirée clandestine de boxe. A ses côtés évoluent d’autres figures aux surnoms fleuris : Boris le Hachoir, Tony Dents de Plomb, Tête de Brique ou encore Doug le Cerveau. John G Tueur présumé de la femme de Leonard Shelby, John G est l’arlésienne du film de Christopher Nolan, Memento, après laquelle le héros court pendant le long métrage. Sur fond d’étude de la mémoire, du souvenir, le réalisateur du dernier Batman propose un personnage énigmatique qu’il est difficile de cerner mais qui envahit littéralement l’action. Hannibal le Cannibale Personnage de fiction incarné à l’écran par Anthony Hopkins, Hannibal Lecter dit Hannibal le Cannibale a été créé par Thomas Harris en 1981 dans son roman Dragon Rouge. Il est un tueur de grande intelligence, très porté sur la chair humaine qui fait séjour en prison. Complexe, il donne beaucoup de fil à retordre à l’inspecteur Clarice Starling qui est chargé d’obtenir auprès de lui des informations importantes pour diverses enquêtes. |
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Blaze, sobriquet ou tout simplement surnom, les identités que s'attribuent entre eux truands du même clan, malfrats en guerre ouverte ou policiers sur...
Blaze, sobriquet ou tout simplement surnom, les identités que s’attribuent entre eux truands du même clan, malfrats en guerre ouverte ou policiers sur le qui-vive ont toujours marqué les véritables affaires judiciaires comme les imaginations romanesques les plus débridées. Ils font le sel des histoires et amusent toujours à la lecture. Recadrage d’une petite photo de famille en 2 épisodes. Le premier tiré du réel, le second totalement inventé. Francis Le Belge De son vrai nom Francis Vanverberghe, Francis le Belge était un criminel issu du milieu marseillais. Il fut arrêté et condamné pour proxénétisme ou trafic de drogue à partir des années 70. Il meurt à Paris le 27 septembre 2000 au cours d’une fusillade. Il devrait son surnom à ses camarades de classes qui l’auraient appelé « Oh Belge » à cause de son patronyme comme ils auraient appelé « Oh Blond » celui qui a le cheveux clair. Tony l'Anguille Antoine Cossu pour l’administration, Tony l’Anguille pour les intimes, le beau-frère de Francis Le Belge doit son surnom à celui qui le prit sous son aile et lui « offrit » sa s½ur et à ses capacités à s’échapper de situations compliquées. Insaisissable malgré de nombreuses affaires qui lui sont attribuées, Antoine Cossu est une figure du banditisme marseillais qui a par ailleurs réussi à de nombreuses reprises à s’évader. Le Grand Daniel Avec un gabarit impressionnant (1,97m), il est évident que ce surnom est le plus courant que Daniel Bellanger, un truand limougeaud ait porté. Néanmoins d’autres ont collé à la peau de ce chef d’élite qui compte à son actif des braquages par dizaine : « Babar », « Le Rat », « Jospin », « Grande Détente » ou encore « Le Grand Fada ». Ces différentes appellations lui furent données en raison de sa qualité de tête pensante, de son physique et d’un caractère bien trempé. Alain Delon Né en 1948, Patrick Laurent doit son surnom cinématographique à ses yeux clairs, quelque peu bridés, qui font penser au célèbre acteur français. Issu de la région lyonnaise, il en est devenu une figure, cultivant une image étonnante le voyant pratiquer les sports d’hiver, le tennis et en ayant toujours sur lui sa carte de l’académie de billard de Lyon. Il a aussi été appelé « Petite Patte » ou « Pelo ». A ceux-là viennent s’ajouter d’autres anciens truands, des nouveaux, des secondes mains avec des identités dignes d’un inventaire à la Prévert : Salim dit « Playstation » en rapport à sa génération, Jamel dit « le Bigleux », Michel Daumas dit « Goldorak », Michel Crutel dit « Michel le Militaire », etc. A lire : Parrains et Caïds, la France du grand banditisme dans l’½il de la PJ de Frédéric Ploquin, Le Livre de Poche |
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Dans le polar l'Encombrant Mister Kitchen de Charles Higson, le narrateur n'a de cesse de râler après ses compatriotes anglais. Une occasion rêvée pou...
Dans le polar l’Encombrant Mister Kitchen de Charles Higson, le narrateur n’a de cesse de râler après ses compatriotes anglais. Une occasion rêvée pour parler des a priori français sur leurs cousins d’outre-Manche et inversement tout en révisant quelques proverbes locaux plein de sagesse et d’humour noir que l’on pourrait retrouver dans les VO des polars anglais. La gastronomie britannique se résume à sa plus simple évocation Voilà le premier poncif que l’on entend lorsque l’on évoque un éventuel voyage via l’Eurostar. Et cela est évidemment bien faux puisque Londres a notamment été sacrée la ville où l’on mange le mieux en 2005 par le magazine culinaire américain Gourmet. Il faut avoir goûté la panse de brebis et les recettes afférentes pour en être convaincu. Evidemment les fish and chips locaux sont parfois un peu lourds à digérer, mais il existe des plats tout aussi conviviaux que dans nos campagnes hexagonales. Ainsi les jackets potatoes (pommes de terres fourrées au fromage, champignons ou haricots) sont un vrai délice tout comme les nombreuses tourtes qui sont servies, selon les régions, différemment garnies. Evidemment, il reste le fameux dessert, la jelly, pour endosser les critiques. Plus ludique que gastronomique diront certains. Un proverbe anglais pour prouver tout cela : « When good cheer is lacking, friends will be packing. » que l’on peu traduire par « Cuisine mangée, amis dispersés. » Les Britanniques aiment trop la France Vrai et faux. Toujours heureux de se moquer de nous, nos voisins adorent venir passer des vacances sur le territoire français. Ils ont la Promenade des Anglais à Nice et se plaisent à s’installer dans le Lot, en Ardèche pour y trouver une douceur de vivre certaine. Malheureusement, ils oublient complètement cet amour lorsque débutent les compétitions sportives. Au rugby, le « good game » qui clôt les victoires anglaises sur le XV français est toujours difficile à entendre. Néanmoins, il y a un proverbe anglais qui dit « When in Rome, do as the Romans do » dont la traduction est « Quand on est à Rome, il faut faire comme les Romains ». Les Britanniques ont les meilleurs écrivains de polar Pas sûr. Si la tradition anglo-saxonne est très forte dans le polar, celle française n’a rien à lui envier. Evidemment Agatha Christie, Ian Flemming sont des références. Tout comme de nombreux auteurs contemporains tels Mo Hayder, Campbell Armstrong qui firent la joie des lecteurs du Prix SNCF du polar, mais il existe à travers l’Hexagone de magnifiques joyaux (de la couronne ?) qui ne demande qu’à être révélés ou encore mieux, polis. Le lauréat de la 7e édition du Prix SNCF du Polar, En un mot comme en 100 : « Better to commend the virtue of an enemy, than flatter the vice of a friend », c'est-à-dire « Mieux vaut louer les vertus d'un ennemi, que flatter les vices d'un ami. » |
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Incontournable dans le roman de Nick Stone qui se déroule à Haïti, Tonton Clarinette, le vaudou, est un culte mal connu. L'occasion de se plonger au c...
Incontournable dans le roman de Nick Stone qui se déroule à Haïti, Tonton Clarinette, le vaudou, est un culte mal connu. L’occasion de se plonger au c½ur de cette pratique. Suivez le guide. Les origines du vaudou haïtien Le vaudou est un culte animiste originaire d’Afrique. Et plus précisément d’Afrique de l’Ouest. Il naît dans le royaume du Dahomey qui s’étendait de la Volta jusqu’à l’Ouest du Nigéria et sur les actuels Togo et Bénin. L’arrivée du vaudou en Haïti s’est fait à partir du XVIIe siècle par les esclaves en provenance d’Afrique qui répandirent le culte dans toutes les zones où ils furent déportés : dans les Antilles et en Amérique notamment. Le vaudou s’est par ailleurs répandu en Afrique du Nord. Aujourd’hui, Haïti est une des terres fortes du vaudou, avec la Louisiane, le Brésil ou Cuba. A Haïti, le vaudou est un mélange de vaudou d’Afrique de l’Ouest et de folklore religieux chrétien ainsi que de pratiques locales antérieures. La pratique vaudou haïtienne Le vaudou se pratique en général au cours de cérémonies. Elles ont lieu dans un oumfo, un temple consacré. Au centre de celui-ci se trouve le potau-mitan, autel où l’on dépose les offrandes. Les fidèles se rendent à l’oumfo où l’hougan ou la mambo dirigent les cérémonies. Là, chacun peut entrer en contact avec les loas, des esprits surnaturels qui permettent d’atteindre les Dieux. Considérés comme des protecteurs, les loas sont très nombreux et diffèrent selon les origines de culte. Ils peuvent être bons ou mauvais. Vaudou et le reste du monde Condamnés par nombre d’observateurs extérieurs, le vaudou est souvent considéré comme une pratique de marge. On y associe beaucoup de préjugés sur la sorcellerie (les fameuses poupées notamment), le diable et d’autres mythes comme ceux des loups-garous. Mais pour la population pratiquante, le vaudou est une véritable conception du monde. Les cérémonies sont l’occasion de recharger les énergies vitales de chacun en puisant dans la nature ses bienfaits. Le Saut d’eau, à Haïti, est un des hauts lieux de la pratique. Chaque mois de juillet, plus de 70 000 pèlerins s’y rendent pour s’attirer les faveurs des loas. En savoir plus : Le vaudou est une source d’inspiration pour nombre d’écrivains, cinéastes et autres artistes. Il est notamment présent dans les films Minuit dans le jardin du bien et du mal avec Kevin Spacey, Rencontre avec Joe Black avec Brad Pitt. Dans l’album Voodoo Lounge des Rolling Stones y font référence, tout comme Jimi Hendrix sur Electric Ladyland avec les morceaux Voodoo Chile, et Voodoo Child (Slight Return). L’anthropologue Alfred Métraux a écrit de nombreux ouvrages sur le culte. |
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Dans le polar de Chris Haslam, Alligator Strip, le héros, Martin Brock, trafique des pièces de collection. Une pratique étonnante, mais pourtant nombr...
Dans le polar de Chris Haslam, Alligator Strip, le héros, Martin Brock, trafique des pièces de collection. Une pratique étonnante, mais pourtant nombre d’escrocs trouvent d’autres chemins que les cambriolages « classiques », la drogue ou encore les braquages pour s’enrichir. Avec des scénarii inspirés, ils voient souvent le cinéma adapter leurs histoires. Quand la fiction rejoint la réalité. Partie
2, les experts en forgerie (1) Les
timbrés Les
calligraphes de génie (1) Le terme de forgerie vient du domaine de l'expertise en écritures. C’est le fait de fabriquer un faux en écriture de toutes pièces, en utilisant des parties authentiques existantes, auxquelles des parties forgées sont ajoutées. |
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Dans le polar de Chris Haslam, Alligator Strip, le héros, Martin Brock trafique des pièces de collection. Une pratique étonnante, mais pourtant nombre...
Dans le polar de Chris Haslam, Alligator Strip, le héros, Martin Brock trafique des pièces de collection. Une pratique étonnante, mais pourtant nombre d’escrocs trouvent d’autres chemins que les cambriolages « classiques », la drogue ou encore les braquages pour s’enrichir. Avec des scénarii inspirés, ils voient souvent le cinéma adapter leurs histoires. Quand la fiction rejoint la réalité.
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Black Jack A
la roulette Les
règles de base du Black Jack : |
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Deuxième et dernier épisode de notre saga consacrée au kidnapping durant la sélection de l'été. Les kidnappeurs agissant avec « l'art et la manière »,...
Deuxième et dernier épisode de notre saga consacrée au kidnapping durant la sélection de l’été. Les kidnappeurs agissant avec « l’art et la manière », nous nous sommes donc intéressés aux spécificités de cet acte, selon plusieurs catégories de pays. Et pour finir, nous découvrirons les 3 techniques d’approche les plus courantes. « Dis moi de quel pays tu viens, je te dirai quel kidnappeur tu es » Le kidnapping reflétant bien les maux des pays concernés par ce fléau, nous pouvons ainsi identifier les raisons d’un kidnapping et établir un classement selon 4 catégories de pays. _ pays occidentaux : querelles familiales et pulsions sexuelles/meurtrières sont les deux principales raisons des kidnappings en Europe et en Amérique du Nord. Dans le premier cas, si le traumatisme de l’enfant est incontestable, toutefois son sort connaît généralement un heureux dénouement soit par un accord entre les deux parents se disputant la garde, soit par l’intervention de la Justice. En revanche, le deuxième cas, celui des pulsions sexuelles ou meurtrières, est bien plus inquiétant car les paramètres et les issues sont imprévisibles : disparition d’un enfant avec traces de vie ou non, kidnappeur pédophile et/ou psychopathe, séquelles psychologiques et/ou physiques sur l’enfant, etc... _ pays pauvres ou aux grandes inégalités sociales : chez les kidnappeurs de ces pays, l’enfant ne représente ni plus ni moins que des liasses de billets de banque. La cible idéale est l’enfant d’une famille riche (hommes d’affaires, notables, personnalités publiques ou politiques, etc...), dont la valeur en guise de rançon sera incommensurable aux yeux des parents. Citons par exemple l’Amérique du Sud, avec en tête la Colombie et le Brésil, mais aussi les pays de l’Est tels que la Pologne et la Russie. _ pays touristiques : là aussi, l’argent est la principale motivation des kidnappeurs. A la différence qu’ils préfèrent s’attaquer aux touristes étrangers par facilité, puisque les étrangers sont supposés mal-connaître les recommandations de sécurité en villégiature, et se font surtout dépouillés de leurs biens sans trop de résistance. La libération des touristes kidnappés est d’autant plus facile lorsqu’ils coopèrent vite avec leurs ravisseurs. Exemples : Cuba, la Turquie, l’Afrique (Maroc, Mauritanie, Ethiopie, etc...) _ pays en zone de conflit : dans ces pays, les kidnappeurs s’attaquent prioritairement aux adultes, généralement des hommes fortunés pour leur extorquer de l’argent, ou alors des personnes considérées comme ennemies afin de régler des comptes d’ordre politique, religieux, ou autres. Le pays le plus tristement célèbre de nos jours est l’Irak, mais on peut citer également Haïti et le Proche-Orient. Les techniques d’approche sur un enfant S’en prendre à un enfant plutôt qu’à un adulte, c’est plus simple naturellement. Mais tout bon kidnappeur qui se respecte, sait qu’il faut procéder avec intelligence, voire patience, et pour cela pourrait suivre l’une de ces 3 techniques : _ la manière directe : si l’enfant est issu du cercle proche (famille, amis), la technique directe s’impose. Le kidnappeur n’a pas besoin de cogiter longuement afin de « convaincre » l’enfant de le suivre... _ la manière délicate : dans ce cas, le kidnappeur fonctionne selon des stratégies préalablement définies pour amadouer un enfant qu’il ne connaît pas. Toute la difficulté se trouve dans la sensibilité de la situation (dans une rue, à la sortie d’une école, devant la maison de l’enfant, etc...), le kidnappeur doit pouvoir agir en gagnant la confiance de l’enfant sans se faire repérer par d’éventuels témoins. La stratégie la plus célèbre est celle dont toutes les mamans nous ont alertés : « n’accepte jamais un bonbon de la part d’un inconnu ! » _ la manière forte : « droit au but », tel est le leitmotiv du kidnappeur. Pour ce faire, il est souvent véhiculé afin d’agir vite, violemment, pour ainsi dissuader toutes velléités héroïques de l’enfant ou d’un passant. Traumatisme garanti…
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Dans les ouvrages d'Antoine Chainas, Versus, et d'A.W. Rosto, Ténèbres et sang, tous deux en compétition dans la sélection de l'été, il est question d...
Dans les ouvrages d’Antoine Chainas, Versus, et d’A.W. Rosto, Ténèbres et sang, tous deux en compétition dans la sélection de l’été, il est question d’enlèvement d’enfants. Et justement, kidnappeur est un métier qui ne s’improvise pas, mais qui s’apprend. Découvrons ensemble, et en détails, les différents aspects de cet acte malveillant mondialement répandu. Ames sensibles s’abstenir. Définition Le
mot « kidnapping » dérive
de l’anglais, « kid »
signifiant « enfant » et
« to nap » étant une
variante du verbe « to nab »
qui veut dire familièrement « choper ».
Historiquement, ce terme était employé pour désigner les enlèvements d’enfants,
utilisés comme esclaves, dans les anciennes colonies britanniques d’Amérique du
Nord au XVIIIe siècle. De nos jours, le mot est devenu courant et utilisé sur
tous les continents, et son sens n’englobe plus exclusivement les enfants.
Toute personne détenue contre sa volonté, et généralement par la force, pour
l’obtention d’une rançon ou d’une faveur, est donc victime de kidnapping. Distinction Au
fil des siècles, le terme a été galvaudé, au point où certains l’utilisent à
mauvais escient alors que d’autres mots sont plus appropriés. Il faut donc
distinguer le kidnapping de : _
la disparition : on emploie très souvent le terme kidnapping pour évoquer
des disparitions d’enfants. Les exemples les plus tristement connus en France
sont les cas d’Estelle Mouzin (en 2003) et de la petite Marion (disparue en
1996). Aucun signe de vie n’a été trouvé depuis leurs disparitions, et bien que
tous les faisceaux d’indices laissent penser à des kidnappings, malheureusement
le terme ne peut leur être conféré. Tant que rien ne prouve l’acte délibéré
d’une personne malveillante, agissant pour un enlèvement, il faut rester
prudent et donc opter pour l’emploi du mot « disparition ». _
la prise d’otages : si cet acte peut avoir comme but la demande d’une
rançon, il est surtout connu pour d’autres motivations assimilées au terrorisme :
échange de prisonniers, demande de libérations de personnes (ex : des
proches des preneurs d’otages), exigence d’une immunité pour les ravisseurs,
d’une livraison d’armes ou d’un moyen de locomotion, etc. Par ailleurs, la
prise d’otages est fréquemment exécutée par un groupe de plusieurs malfrats,
dont le rôle de chacun est parfaitement prédéfini, contrairement au kidnapping
où une seule personne peut suffire pour exécuter le crime. En
revanche, les mots « enlèvements »
et « rapts » sont biens des
synonymes du kidnapping. Le polymorphisme L’enlèvement
d’enfant connaît 3 formes principales. La plus répandue est celle qui se
justifie par un but criminel. Généralement, il s’agit d’un kidnappeur inconnu
de l’entourage de l’enfant et dont sa cupidité malsaine l’encourage à passer à
l’action. Et évidemment, le kidnappeur cible bien souvent un enfant d’une
famille riche. La
deuxième forme est celle d’un inconnu qui enlève un enfant, et plus
généralement un bébé, pour qu’il devienne son propre enfant. Si ce cas est
assez rare et peut paraître étonnant pour toutes personnes sensées, elle révèle
surtout un mal-être profond du kidnappeur. Une mère ou père déséquilibré(e), à
qui la Mort a arraché son enfant-chéri, et qui tente désespérément de
s’accaparer l’histoire d’un autre enfant afin de combler une souffrance
affective incommensurable. Troisième
cas, malheureusement de plus en plus rencontré à travers l’Europe, celui d’un
parent qui essaie par tous moyens d’empêcher l’autre parent de voir leur enfant.
Les choses se compliquent davantage lorsque ces deux parents sont de pays
différents. Il peut en effet y avoir un enlèvement d’enfant d’un pays pour la
destination d’un autre (ex : du pays d’origine de la mère ayant la garde
de l’enfant, vers le pays d’origine du père ayant orchestré l’enlèvement). |
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Dans le roman d'Yves Mamou, Camelia.came, les narcotrafiquants ont l'idée de cacher de la drogue dans des fleurs moulées. Etonnant ? Pas vraiment parc...
Dans le roman d’Yves Mamou, Camelia.came, les narcotrafiquants ont l’idée de cacher de la drogue dans des fleurs moulées. Etonnant ? Pas vraiment parce que les brigades policières qui traquent les trafics de stupéfiants, sont confrontées quotidiennement à une inventivité croissante des hors-la-loi dans ce domaine. « Je n’invente rien, je le jure ». Quand on le questionne au sujet de son idée adoptée par ses narcotrafiquants d’utiliser des fleurs moulées pour passer de la cocaïne aux frontières, Yves Mamou est formel. Car « comme journaliste, [il] connai[t] bien l’industrie chimique et [il] sai[t] qu’on y invente des produits incroyables. » A tel point que selon lui « les narcotrafiquants gagneraient à investir en recherche et développement ». Pas faux dirait-on si on était de leurs côtés. Quoique. Car à mesure que les enquêtes de police démantèlent les réseaux, de nouvelles pratiques sont révélées. Tour d’horizon des techniques les plus répandues. Les mules Partant du principe que la drogue n’augmente véritablement sa valeur qu’à partir du moment où elle se trouve sur son lieu de consommation (Europe, Etats-Unis et pays occidentaux en général), les trafiquants ont depuis longtemps développé la technique des mules pour acheminer leurs marchandises. Celle-ci est simple mais très périlleuse. Il s’agit de « charger » des personnes de petits sachets de drogue. Ces derniers sont en général transportés dans le système digestif. Les « mules » gobent les doses conditionnées en sachets étanches et les restituent une fois le voyage terminé. Le risque principal est que le sachet se désagrége et provoque une overdose. Les moyens principaux mis en place par les forces de l’ordre pour contrer les passages des mules sont multiples : - la surveillance étroite des passagers suspects en provenance des pays producteurs. - la surveillance dans les vols des passagers qui ne s’alimentent pas (car la digestion peut amener la mule à restituer trop tôt ses doses). - les radiographies qui permettent de voir à l’intérieur des mules. La dissimulation A l’image de la technique utilisée par les narcotrafiquants présents dans le roman d’Yves Mamou, il existe de nombreuses techniques pour dissimuler la drogue en grande quantité. « Le moulage de fleur » vu dans Camelia.came est une technique classique adoptée par de nombreux bandits. On a par ailleurs vu de la drogue dissimulée dans des jeans, mais aussi à l’intérieur de vierges creuses ou encore dans des jouets d’enfants. Il est aussi très fréquent que les gangsters utilisent des trappes pour cacher leurs marchandises. A l’intérieur de camions de transports sous des chargements volumineux et complexes à vider pour décourager les douaniers en cas de contrôles. Les douanes sont de plus en plus vigilantes concernant ces pratiques. Le recoupement des données concernant les sociétés et l’observation des trafiquants permettent souvent de stopper ces trafics. Le Go Fast Comme son nom l’indique, cette technique est fondée sur la vitesse de livraison de la drogue. En général, les coursiers sont équipés de deux grosses cylindrées de type sportif. Ils effectuent un trajet à très grande vitesse avec une voiture qui ouvre la voie comme éclaireur et la seconde, avec la drogue, qui suit son acolyte. En général, les véhicules sont volés juste avant cette course un peu folle afin que les policiers ne puissent soupçonner la venue des livreurs. Cette technique existe aussi via la mer dans des zones géographiques spécifiques avec des hors-bords ultrarapides. Elle est notamment courante en Méditerranée pour l’acheminement du cannabis de l’Afrique du Nord vers l’Europe. Les polices du monde s’équipent de plus en plus de véhicules qui permettent de poursuivre les trafiquants. La surveillance aérienne en mer comme sur terre est aussi un bon moyen de décourager les plus déterminés. |
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Très présente dans les ouvrages d'Olav Hergel et de Karine Giebel, la notion d'enfermement est un ressort classique du polar. Elle permet de créer des...
Très présente dans les ouvrages d’Olav Hergel et de Karine Giebel, la notion d’enfermement est un ressort classique du polar. Elle permet de créer des relations particulières entre geôliers et détenus. Qui peuvent parfois déboucher sur le célèbre syndrome de Stockholm… Amatrice de polars avant d’être auteure, Karine Giebel (Les Morsures de l’ombre) estime qu’un bon noir « c’est un roman qui tient en haleine, dont on ne se lasse pas, page après page. Un roman qui procure des émotions, permet de s’attacher aux personnages, apporte éventuellement un éclairage nouveau sur ce qui nous entoure. Il faut qu’il laisse des traces, un souvenir ; qu’il ne s’éteigne pas dès que la dernière page est tournée. » Et à lire son témoignage, on est certain que les échanges entre ses deux héros, Lydia et Ben, ont été voulus dans ce sens. Une geôlière féroce et un prisonnier désemparé mais qui est toujours à deux doigts de craquer. Tout comme il semble capable d’éprouver de la compassion et de la compréhension à l’encontre de cette jeune femme qui le torture. Exemple typique de ce que l’on appelle le « syndrome de Stockholm ». Celui-ci est un phénomène psychologique complexe, parce que paradoxal, de fraternisation entre agresseurs et agressés. Mais loin de se résumer à une simple sympathie, il est plutôt une interaction complémentaire en « creux/relief » dans une relation affective forte en « écosystème » du type maître/disciple, parent/enfant ou encore voyeuriste/exhibitionniste qui se complètent pour former ce que les Allemands appellent une Gestalt ou totalité complète. Dans ces cas là, il y a dépendance mutuelle entre le bourreau et la victime. Chacun ayant besoin de l’autre pour exister. Mais lors d’une prise d’otage ou d’une séquestration, il n’y a pas forcément existence du « syndrome de Stockholm ». Afin que le syndrome se développe, il faut que trois critères existent : - la naissance d’un sentiment de confiance, voire de sympathie des otages vis-à-vis de leurs ravisseurs ; - la naissance d'un sentiment positif des ravisseurs à l'égard de leurs otages ; - l’existence d'une hostilité des victimes envers les forces de l'ordre. Pour que ce syndrome puisse apparaître, trois conditions sont nécessaires : - l'agresseur doit pouvoir justifier de manière intellectualisée son acte aux yeux de ses victimes ; - les agresseurs ne doivent éprouver aucun antagonisme, ressentiment ethnique voire raciste à l'égard des otages ; - les victimes potentielles ne doivent pas savoir qu’un tel syndrome existe. Défini et nommé à l’occasion d’un hold-up raté (23 août 1973) en Suède au cours duquel les otages avaient sympathisé avec le bandit, ledit syndrome doit donc son nom à la ville où a eu lieu le braquage avorté. Il s’est même raconté pendant quelques temps qu’une des otages et le braqueur avaient failli se marier. On vous aura prévenu ! |
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Dans le premier épisode de notre chronique, la prépondérance de la vie politique et de l'humour noir à travers les polars irlandais était mise en exer...
Dans le premier épisode de notre chronique,
la prépondérance de la vie politique et de l’humour noir à travers les polars
irlandais était mise en exergue. Pour ce deuxième et dernier épisode, nous abordons
deux autres thèmes caractéristiques des auteurs celtiques : religion et
criminalité. Religion
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A l'image de l'Ecosse, dont nous avons évoqué les spécificités précédemment, l'Irlande est une île fertile en histoires en tous genres, ou pour y fice...
A l’image de l’Ecosse, dont nous avons
évoqué les spécificités précédemment, l’Irlande est une île fertile en
histoires en tous genres, ou pour y ficeler des intrigues. Omniprésence de la vie politique, puissance de la religion,
criminalité en bandes organisées, humour « so Irish », font partie
des principales thématiques que les écrivains irlandais aiment explorer. Gene
Kerrigan, auteur de A la petite semaine
dans la sélection du printemps, représente bien ce charme du style
irlandais. Si le polar a vu le jour aux Etats-Unis pendant l’entre-deux guerres, il a ensuite bien grandi sur le Vieux Continent. Auteurs français, espagnols, italiens, scandinaves et anglo-saxons, ils sont une multitude à donner au polar ses lettres de noblesse. Et s’il y a un écrivain qui symbolise à merveille cette passerelle au-dessus de l’Atlantique, reliant les patrimoines littéraires de l’Europe et de l’Amérique du Nord, c’est bien Mary Higgins Clark. « La Reine du suspense » est née sur le sol américain, mais c’est notamment en puisant dans ses origines et coutumes irlandaises qu’elle réussit à tenir en haleine des millions de lecteurs. Il faut dire que l’Irlande est certes un petit pays, géographiquement parlant, mais tellement riche et complexe dans le fonctionnement et l’évolution de sa société qu’elle offre des scénarii à foison à tout auteur en quête d’intrigues palpitantes. Les thèmes abordés dans les polars irlandais sont récurrents, et très caractéristiques de la littérature celtique. Politique Humour... noir |
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Pierre angulaire de l'ouvrage de Jean-Paul Nozière, les « arts premiers » n'ont pas toujours eu l'attention populaire qu'ils méritaient. Aujourd'hui, ...
Pierre angulaire de l’ouvrage de Jean-Paul Nozière, les « arts premiers » n’ont pas toujours eu l’attention populaire qu’ils méritaient. Aujourd’hui, à travers diverses expositions et l’ouverture du musée du Quai Branly, chacun peut s’initier à ce pan de la culture mondiale. Objets de toutes les convoitises dans l’ouvrage Je vais tuer mon papa, les « arts premiers » ont longtemps été peu connus du grand public. Mais depuis l’ouverture du musée du Quai Branly à Paris et la popularisation de ceux-ci, on en sait d’avantage sur ces éléments de culture du monde entier, symboles de la diversité. Ainsi il est désormais possible d’admirer avec force d’explications et de détails ce qui constitue les bases artistiques et culturelles de nombreuses civilisations. Objets usuels du quotidien ou bien dédiés à des cérémonies particulières, souvent d’inspirations artistiques, ils sont les marqueurs d’une culture souvent insoupçonnée. Des masques d’exorcisme du Sri Lanka aux outils Inuits (Sibérie, Amérique du Nord et Groenland) en passant par des statues issues du pays Dogon (Mali) ou encore les traditionnels ponchos argentins, la diversité du monde permet à chacun de découvrir la sensibilité de l’autre. Sa capacité d’adaptation, ses traditions mais aussi ses nécessités. Un voyage initiatique que Jean-Paul Nozière auteur de Je vais tuer mon papa apprécie particulièrement : « les arts premiers sont une porte ouverte sur le monde. Et ils permettent à chacun d’appréhender les autres cultures. J’avais envie d’en parler dans mon livre car cela me touche beaucoup. Il y a un message universel dans chacune de ces statues, de ces masques. Je pense que si l’on emmenait chaque enfant voir le musée du quai Branly, on ferait beaucoup pour la compréhension, l’échange. » A n’en pas douter puisque chaque peuple, chaque ethnie a sa place dans ce musée et à travers toutes ces collections et expositions. La délicatesse d’ouvrage de certains flacons colombiens datant d’entre 800 et 1200 ou encore la force artistique, proche de l’art contemporain d’une coiffe de Melsisi (Vanuatu) ne peuvent pas laisser de marbre. Et invitent au rapprochement, à la compréhension. Pour en savoir plus : Musée du Quai Branly 37, quai Branly |
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De plus en plus présent dans le paysage contemporain du polar, le noir à la sauce scottish fait parler de lui. A l'image de Christopher Brookmyre, dan...
De plus en plus présent dans le paysage contemporain du polar, le noir
à la sauce scottish fait parler de lui. A l’image de Christopher Brookmyre,
dans Faites vos jeux, qui est un
dynamiteur de préjugés tout en défendant avec ardeur la culture écossaise. C’est un fait, le polar écossais se porte bien. Même très bien. Régulièrement sélectionnés et soutenus par les lecteurs dans le Prix SNCF du polar (à l’image de Campbell Armstrong et Craig Russel finalistes respectivement lors des éditions 2007 et 2008), et souvent loin de la figure tutélaire et historique de Sir Conan Doyle qui donna vie à Sherlock Holmes, les représentants du Nord de la Grande-Bretagne s’en donnent à c½ur joie dans leurs écrits et avec un talent indéniable. Depuis les années 70 et l’avènement d’une nouvelle culture, en rupture avec le pouvoir établi et la morosité économique, s’est développée une nouvelle vague qui touche à toutes les disciplines. Le polar en est un des fers de lance. A travers des histoires prenant pied dans la culture urbaine (Trainspotting de Irvine Welsh), le monde découvre une nouvelle facette de L’Ecosse. Une génération de quadra/quinqua qui prend le pouvoir William McIlvanney, figure
incontournable du noir de qualité (qui a dépeint Glasgow de fond en comble dans ses multiples romans) fut à
l’origine du changement de cap écossais dans les années thatchériennes. Depuis,
ses héritiers se multiplient. Ian Rankin est un des auteurs actuels les plus
prolixes et les plus réputés. Récompensés par de nombreux prix ces dernières
années, il fait découvrir avec beaucoup de brio Edimbourg dans sa série mettant
en scène l’inspecteur Rebus, un flic un peu trop porté sur la bouteille et qui
adore le rock des années 70. Un avenir florissant Si les désormais anciens tiennent
toujours la corde, les petits nouveaux font leur apparition ici ou là :
Stuart MacBride en est un des grands espoirs. Son best-seller Cold Granite est un véritable succès
outre-Atlantique. |
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Suite et fin de notre trilogie, avec un dernier épisode consacré aux armes à feu, certainement les plus fascinantes. Fatales, radicales, spectaculaire...
Suite et fin de notre trilogie, avec un
dernier épisode consacré aux armes à feu, certainement les plus fascinantes.
Fatales, radicales, spectaculaires, terrifiantes, ces armes ne manquent pas de
qualificatifs et ne peuvent rendre aucun amateur de polars insensible. Sur le petit écran, comme au cinéma, un film policier ne peut se passer des armes à feu. Pour une raison assez simple : une arme à feu impressionne le téléspectateur, tant sur le plan visuel que sonore. Une étincelle qui jaillit du canon, le bruit assourdissant et répété de la décharge, une balle sifflante jusqu’à atteindre sa cible, bref il existe une multitude d’éléments pouvant faire frissonner les amoureux de polars. Dans les livres, les armes à feu tiennent aussi une place importante, mais pour des raisons plus évidentes. Tous les auteurs vous diront que le genre polar n’est que le reflet de leur société, ce qui explique l’omniprésence des armes à feu dans les ouvrages américains, par exemple. « Dans les pays d’Amérique du Nord et du Sud, où les armes à feu sont très répandues et accessibles, les crimes sont faits essentiellement par ces armes, analyse Stéphane Bourgoin, notre consultant criminologue. Il est donc logique que les auteurs de ces pays s’inspirent de ces armes puisqu’elles font partie de leur culture. C’est exactement le même constat avec l’effondrement des ex-républiques soviétiques, qui a permis et qui permet encore aujourd’hui un trafic des armes à feu en pleine expansion ». En effet, un polar à la sauce américaine, ou au parfum de la mafia russe, est indissociable de la poudre à canon. D’autant qu’aux Etats-Unis et en Russie, les gangs sont légion, et que ces groupes n’utilisent évidemment que les armes à feu car elles facilitent le passage à l’acte meurtrier. Par ailleurs, l’immense pluralité de ces armes offre aussi un choix intéressant aux auteurs de polars dans leur travail d’écriture scénaristique : armes de poings, de guerre, de tir, de chasse, de collection, etc. Si dans les polars outre-Atlantique, les armes à feu sont généralement associées aux malfrats dans la conscience collective, en France, ce sont surtout les policiers et les enquêteurs auxquels les lecteurs pensent instinctivement. Logique, puisqu’il est inimaginable de concevoir les aventures d’un commissaire héros de polar, comme Maigret, sans son arme de service. Sans oublier que le lectorat français raffole d’une science particulière, que l’on retrouve dans les polars, et qui est étroitement liée aux armes à feu : la balistique. Cette science, qui étudie le comportement des projectiles, ouvre des boulevards interminables sur le chemin de l’intrigue et du suspens. Quelle arme à feu le tueur a-t-il utilisé ? A quelle distance a-t-il tiré ? De quelle hauteur ? Bref, les armes à feu, de par la réflexion tout autour de leur utilisation, permettent d’entretenir copieusement les intrigues des polars. Strangulation, armes blanches ou à feu, avez-vous fait votre choix en termes de préférence? La sélection du printemps vient juste de débuter, à vous maintenant de deviner quel genre de tueur pourrait se cacher derrière l’arme du crime... |
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Deuxième volet de notre trilogie, cette fois nous vous présentons les armes blanches. A la fois tellement simple pour s'en procurer, facile à utiliser...
Deuxième volet de notre trilogie, cette
fois nous vous présentons les armes blanches. A la fois tellement simple pour
s’en procurer, facile à utiliser, et terriblement efficace, ces armes sont les
plus exploitées dans l’écriture scénaristique des polars. Lors de notre premier épisode, nous vous avions donné des chiffres sur le pourcentage d’homicides commis par armes blanches dans le monde : entre 15-20 %. Cette proportion semble faible, et pourtant elle pourrait augmenter de façon exponentielle, donc dangereuse, tant il est facile de se procurer une arme blanche. Même vous, dans votre foyer ou sur votre lieu de travail, vous possédez potentiellement des armes de tueurs, il ne suffit que d’en prendre conscience : un couteau de cuisine, un cutter, une paire de ciseaux, un ouvre-enveloppe, un tournevis, etc. Cette facile accessibilité aux armes blanches permet donc de mieux comprendre le protocole meurtrier d’une certaine catégorie de tueurs. « Les jeunes et les gangs d’adolescents ont recours essentiellement aux armes blanches, explique Stéphane Bourgoin, notre consultant sur cette trilogie des armes. Notamment parce qu’elles sont les plus simples d’utilisation, mais aussi parce que dans les pays où les armes à feu sont interdites aux mineurs, comme en Amérique du Nord, les jeunes ont moins de choix. Chez ces adolescents, il y a aussi une connotation sexuelle dans le maniement d’une arme blanche, symbolisée par la pénétration, mais elle est moins prononcée que dans la strangulation » ajoute Stéphane Bourgoin. En effet, les réglementations restrictives, voire prohibitives, sur les armes à feu engendrent de facto une utilisation accrue des armes blanches. C’est le cas par exemple en Grande-Bretagne, où les faits divers en pagaille inspirent régulièrement les auteurs de polars. Mais à côté de l’aspect législatif, il y a aussi une part importante de la culture, et pour illustrer cela, il faut regarder vers l’Asie et plus spécialement dans le pays du Soleil Levant. Les polars se situant sur ce continent ont une saveur particulière, et authentique. L’image du Samouraï, arborant un sabre majestueux, fascine encore aujourd’hui les petits malfrats qui préfèrent instinctivement l’utilisation des armes blanches, même la plus modeste soit-elle. De manière générale, les polars dont ces armes tiennent une place importante, sont empreints d’un réalisme terrifiant. Les différents types d’armes blanches, et ses utilisations variées, offrent un immense champ descriptif pour les auteurs, afin de mettre en exergue la cruauté d’un meurtrier ou l’atrocité des souffrances d’une victime. A venir, le dernier épisode de notre trilogie, consacré aux armes à feu. |
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Nous profitons de ce répit, avant le lancement de la 9e édition du Prix, pour vous proposer une nouvelle trilogie d'articles dédiée au monde du polar....
Nous profitons de ce répit, avant le
lancement de la 9e édition du Prix, pour vous proposer une nouvelle
trilogie d’articles dédiée au monde du polar. « Dis moi quelle arme tu utilises, je te dirai quel genre de tueur tu
serais », voilà ce qui pourrait être le titre de notre trilogie, assez
cynique. Première arme du crime à passer au crible : la strangulation. Dans
le monde, à peine 5% des homicides sont commis par strangulation. C’est très
peu, comparativement aux armes blanches (entre 15 et 20%) et aux armes à feu
(entre 65% et 75% des homicides). Et pourtant, la strangulation est sûrement la
technique meurtrière empreinte de la plus forte symbolique, de par son procédé.
« La strangulation a une connotation
sexuelle, et généralement elle est le point d’orgue d’une pulsion sexuelle »,
explique Stéphane Bourgoin, criminologue patenté, spécialiste des serial
killers. Cette arme oblige un contact
très intime avec la victime, ce qui explique que beaucoup de tueurs en série la
privilégient car ils sont constamment dans un jeu de pouvoir et de puissance
vis-à-vis de leurs cibles ». En effet, seulement 20% des tueurs en
série utilisent une arme à feu, et cela s’explique par le fait qu’ils préfèrent
le rapport charnel de la strangulation. Les mains suffisent, mais l’utilisation
d’objets contondants et de cordes accroit leur « plaisir »
d’asphyxier quelqu’un. Et parmi les plus célèbres serial killers, il en est un
qui porte tristement bien son surnom : Albert DeSalvo, l’Etrangleur de
Boston. Psychopathe pervers aux pulsions sexuelles démesurées, il symbolise le
mieux cette connotation sexuelle liée à la strangulation. Dans
le jargon criminel, il existe une technique ancienne de la strangulation, souvent
décrite dans les polars : le coup en
traître, appelé également le coup du
père François. Petite mise en situation : prenez un assassin, son
complice, et une victime. Le complice s’adresse à la victime en prétextant
n’importe quoi, tant que cela puisse dissiper l’attention de la pauvre cible.
« Auriez-vous l’heure ?
Auriez-vous du feu ? Connaîtriez-vous cette adresse ? »
Pendant ce court instant, le meurtrier s’approche derrière la victime,
généralement avec une corde entre les mains, lui passe la corde par dessus la
tête et CRAC ! Un coup sec du bassin suffit pour faire pivoter fatalement
le cou de la victime. Dans ce cas, la mort est instantanée, mais il faut dire
que la plupart des tueurs préfèrent la strangulation caractérisée par une perte
de connaissance assez lente, et donc un décès tardif. C’est tout un art que de
la maitriser, car en cas d’échec, votre victime reprend ses esprits et la suite
risque de se compliquer... Voilà pourquoi la strangulation ne fait pas beaucoup
d’adeptes parmi les meurtriers. Nous verrons prochainement les armes blanches,
puis les armes à feu, bien plus radicales... |
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Premier meurtrier de l’Histoire selon les textes religieux, Caïn a particulièrement intéressé nos auteurs sélectionnés lors de cette 8ème éditio...
Premier meurtrier de l’Histoire selon les textes religieux, Caïn a particulièrement intéressé nos auteurs sélectionnés lors de cette 8ème édition du Prix SNCF du polar. Mais que cache véritablement son histoire et qu’apporte-t-elle à la lecture que nous avons du monde ? De l’hébreu qayin qui signifie forgeron ou j’ai acquis, Caïn est le premier fils d’Adam et Eve. Présente dans la Bible et le Coran, son histoire est l’incarnation du sentiment de vengeance et de culpabilité. Ce sont ces caractéristiques qui ont particulièrement inspiré Patrick Bauwen avec son ¼il de Caïne et Françoise Guérin dans A la vue, à la mort. L’auteur lyonnaise apprécie particulièrement le sentiment qu’éprouve l’aîné d’Adam et Eve après avoir commis le premier fratricide recensé dans l’histoire religieuse : « ce qui m’intéresse, chez Caïn, c’est moins son crime que sa culpabilité et cette fuite insensée qui concerne aussi mes personnages dans leur vie. » Une vie que les protagonistes de Françoise Guérin tentent de protéger au mieux, par divers artifices mais qui s’avèrent parfois inopérants. A l’inverse, par leur exposition médiatique liée au jeu de télé-réalité auquel ils participent, les héros de Patrick Bauwen s’exposent à ce fameux ½il de Dieu (Hazel Caïne) qui suit partout les candidats, comme pour, parfois, être mieux purifiés de leurs précédents écarts. Par ailleurs, de la reprise du mythe d’Abel et Caïn découle l’opposition classique entre deux êtres pour un même pouvoir. D’autres frères mythiques et célèbres devinrent aussi des meurtriers : dans la mythologique romaine, Romulus fût notamment l’un d’eux puisqu’il assassina son jumeau Romus avant de fonder Rome. Tout comme Seth qui prit la vie de son frère Osiris afin de régner à sa place. Cette mise en abîme des différents mythes place alors le meurtrier dans une tourmente assez étonnante. En supprimant celui qui lui est le plus proche, il obtient un certain pouvoir et les honneurs. Et même si comme Caïn, le meurtrier est condamné à l’errance, il peut devenir l’élu d’une ville, d’un peuple au bénéfice d’un acte négatif. Dans le cas de Seth, ses différents travers font de lui un dieu profondément humain, renvoyant chacun à ses possibles faiblesses. De là à dire que le crime paye… |
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Considéré comme le plus grand spécialiste français des tueurs en série, Stéphane Bourgoin (en photo) peut être assimilé à un détective, d'une certaine...
Considéré comme le plus grand spécialiste
français des tueurs en série, Stéphane Bourgoin (en photo) peut être assimilé à
un détective, d’une certaine manière. Non pas à la recherche de la vérité, tant
il est quasi impossible avec de tels individus aussi complexes, mais à
l’inverse, il filtre leurs mensonges. Fort de ses 28 années d’expérience, les
serial killers n’ont plus de secrets pour lui, ni d’armes d’intimidation contre
lui. Portrait d’un homme imperméable. La première question venant à l’esprit, lorsque l’on évoque les tueurs en série, est de savoir comment ils parviennent à ce stade culminant de la cruauté humaine. Stéphane Bourgoin vous répondra qu’ « on ne naît pas serial killer, on le devient ». Cela s’applique aussi pour un spécialiste des tueurs en série, car ce serait difficilement imaginable qu’une telle idée de profession émerge déjà dans les rêves d’un enfant. Il a fallu un terrible événement déclencheur pour que Stéphane Bourgoin devienne le plus grand spécialiste français des serial killers, bien malgré lui. Tout commence en 1976 aux Etats-Unis, pays comptant le plus grand nombre de tueurs en série par rapport au total de la population. Stéphane Bourgoin, jeune homme de 23 ans, habitait en Californie et coulait des jours heureux avec sa compagne, jusqu’à cette effroyable découverte. Elle a été retrouvée violée et mutilée, le corps sans vie. Ce n’est que deux ans plus tard que Stéphane Bourgoin apprend que l’assassin n’était pas à son premier coup de sang, il faisait partie de la triste famille des tueurs en série. Dès lors, telle une révélation, Stéphane Bourgoin décide de consacrer sa vie à étudier ce comportement injustifiable et incompréhensible. A défaut du « pourquoi », il tente d’apporter des éléments de réponses au « comment ». Son enquête, à la recherche des vérités les plus enfouies, débute avec la rencontre du meurtrier de sa compagne. Le premier d’une longue série. Depuis
1979, Stéphane Bourgoin sillonne le globe afin d’interviewer des serial killers
de toutes natures, et approfondit ses recherches. Jusqu’à arriver à un bilan
effrayant, pour les âmes sensibles, ou au contraire qui impose le respect, pour
les autres : 55 tueurs en série rencontrés. Le plus célèbre étant Ed
Kemper, toujours en vie mais emprisonné (rassurez-vous), celui même qui inspira
le légendaire personnage d’Hannibal Lecteur au cinéma. Stéphane Bourgoin aboutit
alors sur 3 constants principaux. Le premier est que la grande majorité des
tueurs en série ont vécu une enfance très difficile. Violences parentales, abus
sexuels, humiliations, ou abandons comme les enfants de la DASS que sont Guy
Georges et Emile Louis. L’éducation d’un enfant dans un climat hostile, le plus
mignon soit-il, ne fait que germer des sentiments de révolte et de représailles.
Ensuite, les tueurs en série sont des personnes intelligentes. Une extrême
minorité, entre 1 et 5%, est atteinte de maladies mentales, le reste étant
normalement constitué avec un QI très souvent supérieur à 100. Et enfin le troisième
point, le plus propice à d’interminables discussions, chaque tueur en série est
unique dans son genre. Pas de protocole meurtrier commun entre eux, car chacun
possède ses propres rituels, à des degrés de « folie » différents.
Folie au sens où ils sont des psychopathes, et non pas des malades mentaux. De
plus, il y a un autre élément pouvant les réunir, c’est leur propension à
manipuler tous leurs interlocuteurs. « Lorsque
je rencontre des tueurs en série, il y a comme un rapport de force. Ils
cherchent à prendre le dessus, à me manipuler, en me racontant n’importe quoi
soit pour glorifier leurs actes soit par pur plaisir personnel. Mais avec
l’expérience, et aussi les rapports d’enquête que je me procure, j’arrive à
savoir quand un serial killer me ment » raconte Stéphane Bourgoin, sans la
moindre crainte face à eux. Menottés ou pas... Info : lors de la sélection de
l’automne, nous allons vous faire vivre une nouvelle trilogie dont Stéphane
Bourgoin sera le consultant. Patience, vous la découvrirez bientôt en vous
tenant informés régulièrement sur le site du Prix SNCF du polar. |
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La musique de la série culte Navarro ? C'est lui, Serge Perathoner, qui l'a composée avec son fidèle binôme Jannick Top. Près de 108 épisodes depuis 1...
La musique de la série culte Navarro ? C’est lui, Serge Perathoner, qui l’a composée avec son fidèle binôme Jannick Top. Près de 108 épisodes depuis 1989, une belle preuve de longévité. Forcément, pour évoquer les liens étroits entre musique et polar, il connaît sa gamme. Ce virtuose du piano nous détaille la relation de ce couple artistique sur le petit écran. Tout
d’abord, selon-vous, pourquoi le genre polar plaît-il autant aux gens, que
ce soit dans la littérature, à la télévision, ou au cinéma ? Quelle
est l’ambiance type d’une intrigue policière sur le petit écran ? Quels
sont les instruments qui correspondent le mieux au polar ? Pensez-vous
que polar et musique se ressemblent et ont des points communs ? Y-a-t-il
un style de musique qui correspond plus que d’autres au polar ? (Jazz,
rock, etc...) Comment
travaillez-vous lorsqu’on vous demande une composition pour un polar ? Quelles
sont les difficultés ou les contraintes dans une composition musicale ? Serge Perathoner est co-compositeur avec Jannick Top de Navarro (108 épisodes depuis 1989). Pour en savoir plus, son site Internet : www.pianobass.com |
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Lors de la sélection du printemps, Claude Bathany a détonné avec son rock breton tout droit sorti de Last exit to Brest. Pour cette sélection de l'aut...
Lors de la sélection du printemps, Claude Bathany a détonné avec son rock breton tout droit sorti de Last exit to Brest. Pour cette sélection de l’automne, c’est au tour d’Hannelore Cayre (Ground XO) de nous offrir une immersion dans l’univers du rap. Avant eux, une pléiade d’auteurs a marié le polar avec la musique. Retour vers le passé. Musique et littérature ont un point commun essentiel : elles font toutes les deux partie de la prestigieuse famille des « Arts ». Au premier abord, peu de similitudes semblent les rapprocher. L’une fait appel au sens auditif, en jouant sur l’oscillation verticale des décibels, l’autre au sens visuel, en respectant une certaine linéarité de lecture. Et pourtant, en les examinant de plus près, on se rend rapidement compte que musique et littérature forment un joli couple, assez complémentaire. Qui n’a jamais imaginé, à défaut de fredonner, une petite musique d’ambiance lorsqu’il feuillette un bon polar ? Vous savez très bien, le genre de musique au parfum rétro, aux sonorités graves et lancinantes, qui vous donne la chair de poule au fur et à mesure que vous approchez du dénouement... Tout le monde possède des références musicales pour recréer l’atmosphère des intrigues policières, mais reste à savoir lesquelles collent le mieux au genre polar. Le jazz
tient le haut du pavé, et le fond du papier. Logique, puisque l’émergence du roman
noir coïncide avec celle du jazz, pendant l’entre-deux-guerres aux Etats-Unis. Le
monumental James Ellroy en a fait l’une de ses musiques préférées à travers ses
romans, dont le fabuleux Quatuor de Los Angeles. White Jazz, tout un programme,
en est le quatrième et dernier volume. Autre écrivain américain, Michael
Connelly et son personnage incontournable Harry Bosch, un amoureux du jazz, et
notamment d’Armstrong. Le britannique John Harvey distille lui aussi les
références jazzy dans ses ouvrages, par le biais de son héros Charles Resnick. Derrière
le jazz, le blues fait du bruit pour prendre sa place dans le monde du polar. A
partir des années 50, le blues s’impose comme l’une des musiques les plus
tendances, et cela se sent dans les écrits. James Sallis, originaire de la
Nouvelle-Orléans, s’inspire naturellement de la musique locale pour rythmer les
aventures de son détective privé Lew Griffin. Un autre James, Lee Burke, est un
mordu des sonorités issues de la Louisiane et le fait savoir dans ses
histoires. Chester Himes, fils d’enseignants noirs-américains, évoque la
condition de la minorité noire aux Etats-Unis et stigmatise le racisme sur fond
de blues. |
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Sujet parmi tant d'autres de l'ouvrage Citoyens Clandestins de DOA, les renseignements français vivent actuellement un bouleversement. La Ministre de ...
Sujet parmi tant d’autres de l’ouvrage Citoyens Clandestins de DOA, les renseignements français vivent actuellement un bouleversement. La Ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie vient d’annoncer ces jours-ci leur réorganisation pour 2008. En particulier le rapprochement de la DST et des RG sous une nouvelle entité : la Direction Centrale du Renseignement Intérieur. L’occasion de faire un point sur ces deux services et leurs missions très… polar. La DST : Dépendante du Premier Ministre, via le Ministre de l'Intérieur, mais aussi de la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN), la Direction de la Surveillance du Territoire a été créée le 16 novembre 1944 sur ordonnance du Général de Gaulle. Elle succède, dans ses missions premières, à la Surveillance du Territoire (ST), qui, pendant la Seconde Guerre Mondiale, permit l’arrestation de nombreux espions allemands. La ST fut cependant dissolue en 1942 par l’envahisseur. L’intérim est assuré à Londres grâce au commandant Dewavrin qui fonde le Bureau Central de Renseignements et d'Action (B.C.R.A.) dont la section de contre-espionnage est confiée au lieutenant Roger Warin. Depuis sa création, son rôle dans le dispositif de défense français n’a cessé d’évoluer. Ses attributions sont ainsi le contre-espionnage intérieur, la protection du patrimoine industriel, scientifique et technologique ainsi que la lutte contre le terrorisme intérieur. Quatre grands pôles constituent ce service français composé d’environ 1800 personnes dont le fameux Secret Défense est une subtilité : - La division sécurité, protection du patrimoine et prolifération - La division de la surveillance du monde Musulman et contre-terrorisme - La division contre-espionnage intérieur - La division des services techniques et de l'informatique La DCRG : La Direction Centrale des Renseignements Généraux, dits RG, est connue sous ce nom actuel depuis l’année 1911 et est l’héritière de ceux que l’on appelait sous la Révolution et l’Empire « les commissaires spéciaux » chargés de « surveiller l’état d’esprit de l’opinion publique ». Aujourd’hui, les RG sont « chargés de la recherche et de la centralisation des renseignements destinés à informer le gouvernement ». Leurs objectifs sont de défendre les intérêts fondamentaux de l’Etat et de participer à la mission de sécurité intérieure. Par ailleurs, la DCRG est chargée de la surveillance des établissements de jeux et des champs de courses. Les RG, qui sont 3000, exercent leurs missions sous l’autorité des Préfets de Région et de la Direction Générale de la Police Nationale, et ce, sur tout le territoire. La DCRG est organisée en 5 pôles : - La sous-direction de la recherche lutte contre le terrorisme et les groupes à risques, - La sous-direction des courses et des jeux veille au respect de la réglementation, ainsi qu'à la défense des intérêts de l'Etat, des joueurs et des établissements de jeux, - Le cabinet du directeur central, l'état-major de la DCRG et la sous-direction des ressources et méthodes assurent la coordination avec les services de police, la communication et les ressources humaines, - Les services déconcentrés assurent, eux, le maillage du territoire. |
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Dans le polar, les détails sont ce qui permet de placer lecteurs et enquêteurs sur la piste des tueurs. Mais aussi de distinguer et de brosser le cara...
Dans le polar, les détails sont ce qui permet de placer lecteurs et enquêteurs sur la piste des tueurs. Mais aussi de distinguer et de brosser le caractère des différents personnages, voire celui des auteurs qui laissent transparaître à tel ou tel moment leurs faiblesses pour un breuvage, un livre ou encore un groupe de musique. Premier tour d’horizon et anecdotes parmi notre sélection estivale et un classique. La Ford Capri 2.8i Là aussi, entre nerveuses italiennes, élégantes anglaises ou robustes allemandes, les auteurs doivent trancher. Et les choix effectués peuvent en dire long sur un personnage et son auteur. Ainsi dans les Allongés Charlie Williams fait de la Ford Capri 2.8i de Royston Blake un personnage à part entière. Une sorte d’amie fidèle mais capricieuse pour laquelle le videur serait prêt à se faire piétiner. Le rêve américain d’un Anglais paumé dans sa propre vie qui voudrait tant partir à la conquête d’autres horizons. Un pan de personnalité sur 4 roues. Le Martini Vesper « - Vous boirez bien quelque chose ? - Oui, un Martini au shaker et pas à la cuillère. » Pas un mot de plus ne suffit pour identifier cette figure emblématique de la littérature policière (et du cinéma par extension), accro à cette boisson agrémentée d’une olive verte : James Bond. Nommé Martini Vesper par Ian Fleming en référence à l’héroïne du premier livre de la saga, ce breuvage fait partie intégrante du personnage le plus smart des services secrets de sa gracieuse Majesté. Remettant par ailleurs à la mode, dans son roman initial Casino Royale, un apéritif un peu désuet comme le Kina Lillet (nécessaire à la mixture préférée de double 0), Fleming a su populariser un cocktail qu’il appréciait et avait lui-même mis au point. Alain Bashung Dans Citoyens Clandestins, Lynx, l’un des personnages, passe toutes ses opérations spéciales écouteurs vissés aux oreilles. Bashung fait partie des artistes passant en boucle dans son lecteur numérique. Comme ces artistes exigeants et efficaces qui construisent des morceaux intemporels dont il parsème d’extraits son ouvrage, DOA, romancier studieux, tresse son intrigue à petits pas mais révèle, une fois la hauteur nécessaire prise et les 700 pages dévorées, une ½uvre fine et sélective. A lire donc et à écouter surtout, au fil des chapitres. |
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On l'a vu dans notre premier article, l'existence des snuff movies fait froid dans le dos. Tandis que de nombreux films, livres et articles traitent d...
On l’a vu dans notre premier article, l’existence des snuff movies fait froid dans le dos. Tandis que de nombreux films, livres et articles traitent de ce phénomène, il est assez difficile de se faire son idée. Alors info ou intox, qu’en est-il vraiment ? Les avis sur les snuff movies sont variés, et nombreux sont ceux qui ne croient pas à leur réalité. Peut être ont-ils raison : il apparaît beaucoup plus risqué pour un réalisateur de filmer un vrai meurtre que de le mettre en scène et de le vendre comme quelque chose d’authentique. Ensuite, la qualité « supposée » des productions aux cadrages de faible niveau, à l’image souvent médiocre permet aujourd’hui aux plus astucieux de truquer les bandes. Enfin d’autres indices mettent la puce à l’oreille pour faire des snuff movies une sorte de légende urbaine : - la transmission orale autour de ce phénomène est la plus courante, celle-ci encourage une réelle fantasmagorie d’autant que le sexe, l’argent et la violence sont au c½ur du phénomène. - une diffusion réservée à un public restreint a moins de chances d'intéresser les organisations criminelles qui visent surtout le profit. A ces arguments, on peut opposer les suivants : - si l’on parle autant des snuff movies, c’est qu’ils existent tout simplement car tout ce que l’esprit humain est capable d’imaginer et de fantasmer est toujours produit par un autre esprit, aussi tordue soit l’idée. - la gravité des faits est tellement grande qu’il serait logique que des personnes produisant de tels films prennent les précautions les plus poussées, comme dans La Mort leur va si bien, afin de se protéger d’éventuels enquêteurs. - en l’an 2000, le journal The Observer a consacré un article au Russe Dimitri Vladimirovich Kuznetsov, 30 ans. Avant d’être arrêté, celui-ci aurait produit et diffusé des vidéos pédophiles dans lesquelles la mort des enfants semblait bien réelle… A travers tout cela, il faut trouver sa propre vérité et pour approfondir la question, la consultation de livres ou films traitant du sujet devient indispensable. Au rayon de ceux-ci, Snuff dont nous parlions dans le premier article permet de rentrer de plain pied dans cette énigme. C½urs sensibles s’abstenir. Tout aussi dérangeant, Cannibal Holocaust, qui a beaucoup inspiré le projet Blair Witch, propose de suivre un anthropologue qui part en Amazonie avec des secours, à la recherche d’une équipe de documentaristes disparue 2 mois plus tôt lors d’une enquête sur des cannibales. Plus près de nous, Hostel, 8mm ou encore The Brave évoque les snuff movies. De quoi égayer largement les week-ends de rentrée ! |
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Eléments incontournables du livre de Peter James, La Mort leur va si bien, les snuff movies sont, en théorie, des films clandestins dans lesquels de v...
Eléments incontournables du livre de Légende urbaine ou réalité morbide, les snuff movies sont devenus un véritable phénomène de société. Mais de quoi s’agit-il vraiment lorsque l’on parle de ce type de productions ? C’est finalement assez simple. Tout commence à l’orée des années 70 : à cette époque, dans les circuits parallèles, les demandes d’amateurs en exotisme et nouveautés sont de plus en plus pressantes. Si l’érotisme fait déjà depuis longtemps partie du paysage cinématographique de seconde zone, le snuff n’en est qu’à ses balbutiements. Il y a de l’argent à faire et les aficionados de cassettes circulant sous le manteau sont prêts à payer cher pour de l’inédit. Tout commence alors avec Michael Findlay, un petit réalisateur de films érotiques. En ce début des seventies, celui-ci voit débarquer des productions pornographiques de plus en plus choquantes et l’intérêt de son public traditionnel se porter sur ces nouveautés qui font un tabac. Il décide alors de franchir un cap en tournant un film inédit. Rebondissant sur la célèbre affaire Charles Manson qui défraya la chronique outre-Atlantique, il décide de mettre en scène en Argentine une histoire de révolutionnaires torturant une famille d’anciens nazis. Tourné avec des moyens plus que limités, le film risque de faire un four car son rendu n’est pas très bon et Findlay peine à trouver un distributeur. Mais il persévère. Sentant le gros coup, Carter Stevens, un producteur, se penche sur les rushs du jeune cinéaste…Une scène sulfureuse, le meurtre réaliste d’une jeune femme est alors ajoutée à la fin du film. Rebaptisée Snuff (de l’américain to snuff, priser du tabac) en référence aux shockers -films bidons souvent tournés en Amazonie montrant le massacre d’animaux et d’autochtones-, la bobine de Findlay défraye la chronique. A sa sortie en 1976, sur Times Square, de nombreuses manifestations naissent pour dénoncer la dégradation de l’image de la femme dans cette production. La scène finale fit tellement polémique que de nombreuses enquêtes furent diligentées pour tirer au clair la fameuse séquence. Pour renforcer le mythe Snuff, il conviendra de savoir que quelques mois plus tard Michael Findlay trouvera la mort en étant décapité par une palle d’hélicoptère… Depuis cette époque, toutes les productions mettant en scène un meurtre possible et probable, surtout celles tournées en plans séquences au cours desquelles l’acte semble réel, sont appelées snuff movies. Deux données majeures doivent ainsi être présentes pour que l’on parle de snuff movies : - il faut que la mort soit présentée comme réelle et qu’elle soit visible pendant son déroulement. La victime ne devant pas être déjà passée au stade du trépas. - la mort doit être filmée dans un temps long, et sembler aussi réaliste que possible. A partir des années 70, le super 8, camera à la portée de certains foyers, rendait ce type de tournage très réaliste. Aujourd’hui, l’avènement du numérique, la multiplication des possibilités technologiques leur donnent un écho des plus retentissants, en particulier sur le web comme cela est évoqué dans La Mort leur va si bien. A suivre : snuff movies, mythes, réalités et fictions |
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Telle une cerise sur le gâteau afin de clore notre saga de l'été, nous vous avons réservé un entretien exclusif avec Xavier Raufer, criminologue inter...
Telle
une cerise sur le gâteau afin de clore notre saga de l’été, nous vous avons
réservé un entretien exclusif avec Xavier Raufer, criminologue
internationalement connu et spécialiste des mafias. Dernier épisode donc, à
travers cet échange riche en enseignements et préjugés révisés. Selon
vous, pourquoi les mafias fascinent autant les gens ? Peut-on
établir un classement des mafias sur l’échelle de la violence ? Peu
d’auteurs écrivent des polars sur les mafias. Pourquoi à votre avis ? A
cause de la difficulté de ce thème ou par crainte ? Et
pensez-vous que ces mafieux sont fiers lorsque l’on parle d’eux à travers des
ouvrages ? En tant
que spécialiste et fin connaisseur des mafias, quels conseils ou mises en garde
donneriez-vous à un auteur souhaitant écrire sur ce thème ? Xavier Raufer |
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Après notre premier épisode consacré à la définition d'une mafia, nous abordons maintenant le fonctionnement d'une telle organisation. Quelles sont se...
Après notre premier épisode consacré à la définition
d’une mafia, nous abordons maintenant le fonctionnement d’une telle
organisation. Quelles sont ses caractéristiques ? Ses activités
principales ? A découvrir ou redécouvrir tout de suite dans notre deuxième
volet de la saga de l’été.
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Durant les prochains jours, nous allons vous faire entrer dans une saga palpitante mais périlleuse, celle des mafias. Sujet mal connu prêtant à des fa...
Durant les prochains jours, nous allons vous faire entrer
dans une saga palpitante mais périlleuse, celle des mafias. Sujet mal connu
prêtant à des fantasmes farfelus, peu abordé dans les polars, fréquemment
adapté sur le grand écran, les mafias fascinent tout le monde. Voici le premier
épisode de cette saga en 3 temps : définition d’une mafia. Le feu brûle, l’eau
mouille, la mafia tue. C’est aussi évident que cela. Certes, ce raccourci est
facile, mais il a le mérite de planter le décor pour les non initiés. Il faut
se le dire, la plupart des gens connaît mal la nature exacte d’une mafia,
pensant même qu’une bande de rigolos encagoulés suffit pour
« mériter » cette appellation. Le cultissime James Ellroy est l’un
des rares écrivains à en avoir fait sa principale source d’inspiration. D’autres
évoquent ce sujet de manière ponctuelle, par exemple Catherine Fradier, en lice
avec Camino 999, s’était beaucoup
documentée sur la mafia russe lorsqu’elle avait écrit Les Carnassières. Idem en ce moment avec Francesco de Filippo, qui
s’attaque d’emblée à la mafia albanaise dans Le Naufrageur en guise de premier roman. Et si les challengers ne
sont pas légion dans le monde du polar, la raison est simple. De nos jours, les
auteurs ont plus de liberté d’imagination en narrant une histoire de crimes
autour d’un groupe de délinquants, d’une pègre locale, de quelques fripouilles
errantes. Une sorte d’assurance tout risque, à défaut d’une assurance vie, pour
ne pas écrire n’importe quoi sur un sujet aussi sensible qu’une mafia. Ecrire un roman sur
une mafia est un acte courageux. Ecrire un article sur les romans de mafia
l’est tout autant. Malgré une petite boule au ventre, le Prix SNCF du polar
accepte de vous expliquer le fonctionnement de ces organisations secrètes …
Tout d’abord, donnons l’origine de ce terme, du moins quelques pistes. Deux
versions sont très répandues, et sortent du lot. MAFIA, le sigle adopté par les
Vêpres siciliennes (1282), Morte Ai Francesi
Italia Anela (« L’Italie aspire
à la mort des Français »), suite au soulèvement contre le roi de
Sicile Charles Ier, intronisé de force par le pape et surtout issu la famille
française d’Anjou. « Ma-ffia,
ma-ffia », le cri d’une mère hurlant lors de ce même événement, après
le viol de sa fille. Autre étymologie possible, le terme arabe « mu’afak » (« protection
des pauvres »), moins connu que les deux précédents, mais plus en
adéquation avec la philosophie des mafieux, qui se revendiquent comme des
Robins des Bois. Ou plutôt des Robins des Rues, équipés d’un flingue dans le
dos, avec des crânes en ligne de mire au lieu de pommes … Ensuite, il est
important de définir la nature d’une mafia. En décembre 2000, les Nations Unies ont signé
une Convention contre la criminalité transnationale, dont le texte référence
donne cette définition : « un
groupe structuré de trois personnes ou plus existant depuis un certain temps et
agissant de concert dans le but de commettre une ou plusieurs infractions
graves ou infractions établies conformément à la présente Convention pour en tirer
directement ou indirectement un avantage financier ou tout autre avantage
matériel ». Cette Convention fut organisée à Palerme, la capitale de
la Sicile. Tout un symbole. Bientôt, si vous
promettez d’être sages et de ne pas le
répéter, nous vous expliquerons le fonctionnement d’une organisation mafieuse.
Selon les critères établis par l’Union Européenne. |
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Souvenez-vous. En juin dernier, le Prix SNCF du polar vous présentait la soirée « Un Crime de A à Z », organisée à la Bibliothèque Francophone Multimé...
Souvenez-vous. En juin dernier, le Prix SNCF du polar
vous présentait la soirée « Un Crime de A à Z », organisée à la
Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges. Un événement inédit qui mettait
en scène le vrai faux procès de Karter, le personnage inventé de toutes pièces par
Maud Mayeras. A la fin des plaidoiries, le public de la BFM était invité à
échanger de savoureux moments de discussion avec les protagonistes du
« Tribunal ». Parmi les mains levées, celle de Gerardo Lambertoni
(en photo au premier plan), écrivain, et spécialiste du roman noir et
policier. Lors de la soirée polar à Limoges, vous aviez développé un
exposé très intéressant sur le thème « Amnésie et polar », à travers
le roman Hématome de Maud Mayeras et l’univers
du polar de manière générale. Pour les internautes, pourriez-vous résumer votre
intervention ? Beaucoup d’auteurs traitent de la mémoire afin de
développer une intrigue. Est-il à ce point indispensable d'exploiter ce thème,
qui participe du processus de reconstitution d'un crime, pour écrire un bon
polar ? Pensez-vous qu’un auteur qui se permet de jouer avec le
thème de la mémoire dans son scénario doit être un fin psychologue ? Justement, quelles sont les difficultés d’écriture sur ce
genre de thème ? Quels sont les pièges à éviter pour ne pas créer
d’incompréhension chez le lecteur ?
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Ouvrage le plus vendu en librairie, le polar tient toujours le haut du pavé dans l'Hexagone. Une partie de son succès vient du fait qu'il sait plus qu...
Ouvrage le plus vendu en librairie, le polar tient toujours le haut du pavé dans l’Hexagone. Une partie de son succès vient du fait qu’il sait plus que n’importe quel autre genre coller à la réalité. Explication. S’il existe dans la littérature actuelle un genre qui se revendique en prise directe avec la réalité, il s’agit bien du polar. Parfaits manuels d’histoire des dernières décennies, les noirs sont le reflet de l’évolution de notre société. Miroirs un peu déformés pour lecteurs alouettes, ils sont depuis toujours à la pointe du progrès et des révolutions sociétales. Emergeant à partir de la fin du 18ème siècle pour éclore totalement au milieu du 19ème, le polar accompagne les révolutions industrielles et leurs cohortes de bouleversements en cascade : exode rural, croissance des villes, développement des banlieues permettent de planter des décors toujours plus crédibles. Que ce soit sur les plans sociologiques ou scientifiques, les auteurs sont de vrais enquêteurs et n’hésitent jamais à consulter des spécialistes afin de rendre leurs écrits toujours plus authentiques. Ainsi en France, et ce dès les années 1860, Emile Gaboriau, par l’intermédiaire de son enquêteur Lecocq, fait entrer dans le roman noir les avancées techniques les plus marquantes du moment. La prise d’empreintes par moulage, les filatures, l’utilisation d’indices et les déductions logiques sont autant de cordes à l’arc de son héros. L’expérience et le passé de Gaboriau, tour à tour clerc d'avoué, hussard en Afrique, chef d'écurie, membre de la cavalerie puis journaliste plaident en la faveur d’une littérature ancrée dans le temps présent et le pragmatisme. Au fil des années, les successeurs de ce père du polar ont repris à leur compte cette envie de réalité. Fin 19ème, l’engouement outre-Manche pour les enquêtes de Sherlock Holmes assoie encore plus la volonté du public de retrouver dans ses lectures des éléments piochés dans la vie quotidienne. Les connaissances médicales ou botaniques de l’auteur, Sir Conan Doyle, y sont distillées au fur et à mesure que le héros progresse dans ses enquêtes. Un peu plus tard, Agatha Christie se fera un point d’honneur à cadrer l’intrigue de ses romans sur des événements majeurs de son temps. Notamment en Egypte, pays des exploits de son second mari, l’archéologue Max Mallowan. A partir du milieu du 19ème siècle, ces tendances pour l’enquête de terrain et le souci de détail deviennent de plus en plus importantes et s’accélèrent. Les recherches d’informations sont dignes des plus fins limiers de la police actuelle et les ressources mobilisées par certains romanciers sont de plus en plus nombreuses. A partir de cartes IGN ultra détaillées, de rencontres avec des barbouzes et autres indics peu fréquentables, les romanciers déploient des trésors d’énergie pour rendre leurs récits toujours plus précis. A la lecture du Citoyens Clandestins de DOA, on s’y tromperait presque. Les personnages et les faits sont si réalistes qu’on croirait presque un livre enquête rédigé par un journaliste ! Ce qui en devient encore plus anxiogène Heureusement, comme le veut la formule, « la ressemblance avec des personnages réels ne serait que pure coïncidence »… |
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Une ville et un auteur forment souvent un couple inséparable, embarqué dans une longue histoire d'amour. Européenne, Africaine, Américaine ou Asiatiqu...
Une ville et un auteur forment souvent un
couple inséparable, embarqué dans une longue histoire d’amour. Européenne,
Africaine, Américaine ou Asiatique, la ville restera toujours le support idéal
d’une intrigue haletante, avec l’auteur comme maître des lieux. |
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Gilda Piersanti l'a bien compris : les catacombes restent un endroit mystique, effrayant de nature, propre à éveiller les imaginations les plus fantas...
Gilda Piersanti l’a bien compris : les catacombes restent un endroit mystique, effrayant de nature, propre à éveiller les imaginations les plus fantasques… ou les plus sanglantes. Mais si faute de pouvoir aller à Rome – après la lecture de l’excellent Bleu Catacombes – le curieux rêve de découvrir ces souterrains sans fonds, qu’il se rassure : Paris réserve aussi bien des secrets… Rendez-vous place Denfert-Rochereau. Une fois les 83 marches descendues, plongé dans la semi-obscurité, le visiteur découvre un autre monde. Glacial. Des ossements par milliers, des rangées de crânes ; une farandole mortuaire s’étend à perte de vue sur des kilomètres. François Rabelais y a trouvé la paix, Blaise Pascal y sommeille aussi, tous deux rejoints par l’infortuné Camille Desmoulins et tant d’autres, célèbres ou anonymes. Car ne l’oublions pas, les catacombes de Paris ont une très longue histoire… Au XVIIIe siècle, le cimetière des Innocents – à deux pas de Saint-Eustache, dans l’actuel quartier des Halles – était un véritable foyer d’infections. Dix siècles d’utilisation avaient corrompu les lieux ; il devenait urgent d’y mettre un terme. En novembre 1785, le cimetière est tout simplement… déplacé ! Et les anciennes carrières de Paris deviennent ainsi les catacombes du royaume. Plus de deux années furent nécessaires au transport des ossements, qui s’acheva en 1788. Mais c’était sans compter les autres cimetières, eux aussi saturés, qui se décidèrent à suivre l’exemple. Au XIXe siècle, les vivants disputent aux morts le droit de découvrir les lieux. Charles X, encore comte d’Artois, se fait accompagner de quelques courageuses dames de cour. Napoléon III y entraîne son fils, le Prince impérial. Des catacombes, on aura tout dit, surtout le pire : revenants, meurtriers, voyageurs égarés, chaque galerie a son histoire. Le Moniteur Universel, gazette de l’époque, s’en délecte : Ainsi, le 22 septembre 1860, on apprenait qu’un dénommé M. Katery s’était rendu dans une galerie pour y faire changer une serrure. Accompagné d’un serrurier, de son apprenti et d’un élève architecte, la fine équipe se retrouva dans l’obscurité, faute de feu pour rallumer la chandelle. Marchant dans le noir, les étourdis tentèrent de rester groupés. Ils parvinrent non sans mal sous un puits de la rue Duguay-Trouin et appelèrent au secours. La chance fut avec eux puisqu’un passant entendit les cris des malheureux et alerta la police. On leur lança des allumettes ; ils purent enfin sortir, épuisés mais vivants, par la rue Notre-Dame-des-Champs. De même, en 1867, des ouvriers qui travaillaient à la consolidation du boulevard Arago découvrirent le squelette d’un homme et de son chien, abandonnés dans une cavité. Trouvaille inhabituelle et au combien curieuse : l’homme avait la tête tranchée, le crâne reposait à 6 mètres de là. Près d’un siècle et demi plus tard, le mystère reste entier… |
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Les 12 mars et 5 avril derniers, une poignée de fidèles lecteurs du Prix SNCF du polar ont eu la chance de se rendre sur le tournage du film d’A...
Les 12 mars et 5 avril derniers, une poignée de fidèles lecteurs du Prix SNCF du polar ont eu la chance de se rendre sur le tournage du film d’Alfred Lot, tiré de la Chambre des Morts de Franck Thilliez, lauréat du Prix dans la catégorie française lors de la 7ème édition. Deux rencontres – dans le Nord et à Paris – que les lecteurs ne sont pas prêts d’oublier. Scène 39… Prise 5… Silence… On tourne ! En quelques instants, nous y sommes. L’enquête de Franck Thilliez, qui nous a fait vibrer la saison dernière, se matérialise sous nos yeux. En coulisse, quelques passionnés étaient venus assister à ce tournage. Sylviane, lectrice parisienne depuis plus de 4 ans, n’en revient toujours pas : « C’était vraiment génial. Les équipes techniques ont été très sympathiques avec nous et nous ont vraiment bien accueilli. Quand on ne connaît pas le cinéma de l’intérieur, on a l’impression d’être dans une vraie fourmilière, c’est très impressionnant. » Entre deux prises de vue nos lecteurs ont aussi eu la chance d’échanger avec les acteurs « Mélanie Laurent - qui interprète Lucie l’enquêtrice, ndlr - a été vraiment adorable » poursuit Sylviane, « et, bien qu’elle vienne d’obtenir son César, elle n’a pas hésité à discuter avec nous. » Des discussions qui se sont poursuivies tout au long de la journée entre nos visiteurs. Frédéric, un gros lecteur - 4 polars par mois - qui vient tout juste de rejoindre les rangs des comités de lecture, était lui aussi de la partie : « c’était un moment privilégié comme on en connaît très peu. En plus d’assister au tournage, nous avons aussi eu la chance que Franck Thilliez soit présent à nos côtés. Et le voir assister au tournage de ce qu’il a imaginé était assez palpitant et émouvant. Nous avons pu échanger avec lui comme il est rare de le faire avec les auteurs. » Rencontre, proximité, des valeurs fortes qui sont au c½ur du Prix SNCF du polar. Car cette rencontre particulière a permis aux lecteurs du Nord comme à ceux de Paris de plonger dans un univers du cinéma souvent opaque. Frédéric de poursuivre : « le plus étonnant a été que nous assistions au tournage d’un des moments clefs du film, sans que cela ne gène personne. C’était vraiment intense. Comme cette scène a nécessité plusieurs prises, il était intéressant de se concentrer à chaque fois sur un élément différent. D’abord sur les mouvements de caméra puis sur le jeu des acteurs, etc… » Le film sortira durant le second semestre. Au casting, on retrouvera évidemment Mélanie Laurent mais aussi Gilles Lellouche, Eric Caravaca, Jean-François Stévenin et bien d’autres. Sur la photo, des lecteurs ayant participé à l’une des journées de tournage en compagnie de Franck Thilliez |
