Au coeur du Prix
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Premier auteur de la sélection printanière à se plier au jeu de l'interview, Christian Roux est en compétition dans la catégorie polar français avec K...
Premier auteur de la sélection printanière à se plier au jeu de l’interview, Christian Roux est en compétition dans la catégorie polar français avec Kadogos, un noir palpitant. Christian Roux, qui êtes-vous ? Ah. Bonne question. Je suis un musicien - écrivain. J’ai la chance de pouvoir exercer ces deux métiers passion et d’en vivre. Chacun est très important pour moi, sans priorité pour l’un ou l’autre. Même si c’est la musique qui me nourrit le plus en ce moment (rires). Comment est née l’intrigue de ce polar, Kadogos ? J’avais envie depuis très longtemps de parler des thématiques que j’aborde. La violence faite aux plus faibles notamment, ainsi que d’aborder la question des enfants soldats, leur place dans les guerres, le génocide rwandais. J’écris sur ce qui me touche. Vous êtes vous beaucoup documenté à ce sujet ? Pas vraiment pour l’écriture du livre. Mais depuis un moment déjà, je m’étais penché sur le sujet. En lisant beaucoup de choses dessus. Quand j’écris, ce que j’aime faire transparaître, c’est le ressenti. Je ne suis pas là pour faire un essai, mais pour écrire de la fiction. Il faut que je sois dans la chair du personnage. En faisant par exemple surgir la violence de ce génocide en France… Exactement. Pour que le message soit efficace, il faut qu’il soit percutant. En changeant le système de référence, cela fonctionne. Je mets ainsi cette violence sous les yeux des gens. Marnie a pour « métier » celui d’euthanasier des gens. Est-ce pour défendre une position que vous avez imaginé ce personnage ? Non. Même si je pense que l’euthanasie peut être un humanisme. J’imagine que l’on peut avoir envie de choisir sa mort. Le problème est qu’il faut pouvoir évaluer si ce désir est véritable chez la personne concernée. Et si cela ne vient pas de parents proches. Quel genre d’écrivain êtes-vous ? Comment travaillez-vous ? Ma vie est un grand chantier. Pas vraiment organisé. Je vis dans la campagne parisienne et je suis toujours sur plusieurs projets en parallèle. Je travaille actuellement sur des scénarii, sur l’adaptation de mon premier roman, Braquages. Et il y aussi la musique puisque je monte sur scène dans quelques temps. Je fais de nombreuses heures sup’ (rires). Mais c’est passionnant et surtout très enrichissant car si parfois les disciplines peuvent communiquer, on peut aussi se couper de certains problèmes en se mettant à fond dans l’une d’entre elles, et revenir plus apte à trouver des solutions dans l’autre ensuite. Le Prix SNCF du polar n’est pas un prix inconnu pour vous puisque vous l’avez remporté avec votre premier roman. Heureux d’être de nouveau en compétition ? Tout à fait. C’est un vrai plaisir car j’ai de très bons souvenirs liés à cette récompense. Braquages avait été refusé dans beaucoup de maisons d’édition avant que le Serpent à plumes le prenne. Et après, tout s’est enchaîné. Notamment cette victoire. Cela fait d’autant plus plaisir que c’est un prix de lecteurs, ancré dans la réalité. |
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Le Prix SNCF du polar est devenu un prix littéraire de référence à travers toute la France et l'Europe. On l'a vu par le passé, l'obtenir a de sérieus...
Le Prix SNCF du polar est devenu un prix littéraire de référence à travers toute la France et l’Europe. On l’a vu par le passé, l’obtenir a de sérieuses répercussions sur la carrière d’un auteur. Saskia Noort et Gilles Legardinier n’y échapperont pas. Hollandaise et déjà réputée dans son pays puisqu’elle y a vendu des centaines de milliers de romans, Saskia Noort a remporté le 10e Prix SNCF du polar avec Petits meurtres entre voisins, son second ouvrage. Et cette récompense a fait un sacré bruit en terres bataves. Radio, télé, presse, tous les medias ont parlé de la soirée de remise des Prix du 2 février et du triomphe de la talentueuse blonde. Signe de l’engouement en France et en Europe pour celle-ci, de nombreux mails sont parvenus au comité du Prix pour recevoir des affiches estampillées Prix SNCF du polar consacrant le livre de la jeune femme. Notamment de professeurs souhaitant parfaire l’apprentissage du français de leurs élèves via ce roman ! Pendant ce temps, c’est le compte Twitter du manager de Saskia Noort qui voyait sa fréquentation exploser, tout comme la page Facebook de la romancière. Un vrai état de grâce ! De son côté Gilles Legardinier n’est pas en reste. En effet, le Français a lui aussi la faveur des medias hexagonaux. Que ce soit dans la blogosphère ou dans les medias traditionnels, sa victoire n’est pas passée inaperçue. Sa côte a pris de l’ampleur et cela est mérité tant l’auteur porte en lui une vraie authenticité. Déjà à l’ouvrage sur son prochain roman, il a de nombreux projets en développement, notamment l’adaptation au cinéma de son Exil des Anges. De belles promesses qui rappelle un certain Franck Thilliez, lauréat de la 7e édition du Prix. A suivre de très près. |
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Après une soirée de remise des Prix parfaitement réussie, le Prix SNCF du polar lance sa 11e édition avec sa sélection printanière. 6 nouveaux romans ...
Après une soirée de remise des Prix parfaitement réussie, le Prix SNCF du polar lance sa 11e édition avec sa sélection printanière. 6 nouveaux romans sont en compétition. Et c’est vous qui choisissez ceux qui vous plaisent le plus ! Dans la catégorie « polar français » Aux Malheurs des Dames de Lalie Walker aux éditions Parigramme Lieu incontournable de la vie parisienne, la Butte Montmartre a son existence bien à elle. Avec ses figures, ses habitués. Elle a ses commerçants, ses vendeurs de tissus au mètre et son décorum. Mais quand la quiétude de ce lieu vient à être troublé par des lettres anonymes ou d’étranges poupées vaudoues clouées aux portes, l’émoi est véritable. Rebecca Levasseur prend alors l’enquête en charge… L’été tous les chats s’ennuient de Philippe Georget aux éditions Jigal A Perpignan, l’été, il fait chaud. C’est d’ailleurs pour cela que nombre de touristes se pressent dans la région. Malheureusement pour eux, Sebag et Molina ne sont pas là pour se la couler douce, normal, ils sont flics. Le cadavre d’une jeune Hollandaise vient d’être découvert sur une plage de la côte, à Argelès. Une autre personne disparaît bientôt et déjà la presse se déchaîne. Un serial killer rôderait-il ? Kadogos de Christian Roux aux éditions Rivages Découvert par le Prix SNCF du polar via son premier roman Braquages, Christian Roux revient en cette 11e édition avec Kadogos. Un polar étonnant et déroutant dans lequel Marnie exerce une activité très particulière : envoyer dans un monde meilleur des malades en phase terminale. Un jour sa routine est perturbée par l’assassinat d’une de ses commanditaires. L’officier de police Eustache Lerne va alors prendre l’enquête en main. Dans la catégorie « polars européens » Hiver de Mons Kallentoft aux éditions Serpent Noir Östergötland. Suède. Mardi 31 janvier, 7h22. Il fait froid. Et la division criminelle du coin, celle de Malin Fors, est déjà a pied d’½uvre. Logique, elle vient de découvrir un cadavre nu et gelé, pendu à une branche d’arbre… les énigmes autour de la découverte de ce corps sont nombreuses et au fil du temps de nouveaux personnages surgissent. Pas simple de démêler le vrai du faux dans cette histoire palpitante. Trafique sordide de Simon Lewis aux éditions Actes Sud Loin de ses repères habituels et de sa Chine natale, l’inspecteur Jian débarque en Angleterre pour tenter de régler une affaire privée : celle de la disparition de sa fille venue au Royaume-Uni faire ses études. Sa route va croiser celle de Ding Ming, un clandestin qui cherche à récupéré sa femme, retenue par des passeurs évidemment mal intentionnés. Avec en toile de fond l’exploitation des migrants, Simon Lewis signe un polar convaincant à ne pas manquer ! SweetHearts Club de Jo-Ann Goodwin aux éditions Flammarion Gangster ambitieux – oui ça existe comme appellation !-, Eugène Burnside a une vie personnelle au bord de la faillite : il vit toujours chez sa mère, avec sa s½ur, qui est devenue stripteaseuse. Un jour, une fille du club des frères Faron disparaît. Puis une autre stripteaseuse… Il n’en fallait pas moins à Eugène pour tenter de défendre les femmes qu’il aime du meurtrier qui rôde dans la capitale. |
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Ce mardi 2 février avait lieu la soirée de remise des récompenses de la 10e édition du Prix SNCF du polar. Au c½ur du XXe arrondissement, à la Flèche ...
Ce mardi 2 février avait lieu la soirée de remise des récompenses de la 10e édition du Prix SNCF du polar. Au c½ur du XXe arrondissement, à la Flèche d’Or, dans une ambiance de prétoire enjouée, Gilles Legardinier et Saskia Noort ont fait l’unanimité et sont ainsi devenus les lauréats français et européen de cet anniversaire marquant. Mardi 2 février 2010. 20h00. La Flèche d’Or. Ancienne gare de Charonne qui permettait de rallier Paris à Londres en passant par Calais, la salle de spectacle est comble. Et accueille la soirée de remise des Prix de la 10e édition du Prix SNCF du polar. Sur scène se joue une pièce désormais bien connue des habitués du plus grand prix de lecteurs de France : la mise en accusation par l’avocat général, Ce qui a parfaitement résonné aussi pendant la soirée, ce sont les réquisitoires et les défenses des 6 ouvrages en compétition. Ainsi Maître Antonin Lévy a, avec beaucoup d’humour, ouvert le bal en s’occupant « du cas » Il ne restait alors plus qu’à découper le fabuleux gâteau d’anniversaire en forme de livres empilés et de savourer le reste de la nuit ! Une nuit noire, et blanche, évidemment… |
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A l'occasion de la grande finale de cette 10e édition du Prix SNCF du polar, un jeu concours était organisé parmi les votants. De nombreux lots étaien...
A l’occasion de la grande finale de cette 10e édition du Prix SNCF du polar, un jeu concours était organisé parmi les votants. De nombreux lots étaient à remporter. Et notamment 3 séjours « remise des Prix » pour assister à la soirée, qui aura lieu le mardi 2 février ! De plus en plus populaire, le Prix SNCF du polar est devenu une référence, puisque fait par et pour les lecteurs. Et une nouvelle fois ces derniers ont répondu présent à l’occasion du jeu concours de la finale de cette 10e édition. Les inscriptions et votes ont été nombreux pendant toute la période, ce qui démontre toute la vitalité de ce Prix unique en France. Ainsi après tirage au sort, les gagnants ont été désignés : - Du 1er au 3e Prix : ce sont Elsa Matilla, Robert Fercot et Patrice Letribot qui remportent un séjour « Remise des Prix SNCF du polar ». - Du 4e au 13e Prix : ce sont Christine Desmarécaux, Pierre Persoud, Marie-Laure Koutsaftis, Anita Jerflex, Sébastien Triopon, Jean-Michel Lebreux, Jennyfer Doussinaud, Valérie Lagnez, Karine Ternisien et Stéphanie Flobert-Gardes qui bénéficieront de la sélection du printemps 2010 du Prix SNCF du polar. - Du 14e au 23e Prix : ce sont Cyrille Hocine, Mireille Delaire, Yvonne Vély, Nicolas Moses, Estelle Duflot, Corinne Bertrand, Paul-Marie Catineau de Parsac, Josiane Riotte, Véronique Stopin et Marion Roger qui reçoivent une invitation pour deux personnes à la soirée de remise des Prix SNCF du polar. |
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Un auteur de polar n'est pas toujours celui que l'on croit. Afin de connaître mieux encore nos 6 finalistes, découvrez leurs portraits chinois... du m...
Un auteur de polar n’est pas toujours celui que l’on croit. Afin de connaître mieux encore nos 6 finalistes, découvrez leurs portraits chinois… du malfrat. Et cette fois, c’est Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Arsène Lupin. C’était un vrai gentleman, très élégant et intelligent. Et il connaissait Sherlock Holmes ! Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Voler l’argent d’autres criminels. Mais il faudrait que je fasse cela de manière très sûre, afin de ne pas me faire prendre. Si vous aviez un complice, qui serait le meilleur ? Spiderman. Si vous étiez une organisation criminelle ? J’aimerais faire partie des Soprano. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Un stylet (petit poignard, ndlr). Cela tue rapidement et sans bruit. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Loin, loin au fond de la forêt suédoise. Sans témoin… Si vous étiez l’heure du crime ? Tôt le matin. Vers 4h. Sans témoin... Si vous demandiez une rançon ? De l’argent. Si vous étiez arrêté, de quelle manière ? Arsène Lupin est le maître du déguisement. On ne me reconnaîtrait pas. Donc on ne m’arrêterait pas (rires). Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Pourquoi pas du homard avec du champagne ? Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Par un tunnel, évidemment ! Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? A Hawaii aux USA. C’est de l’autre côté de la planète. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? « Money, money » d’ABBA. Si vous étiez une planque ? L’Icehotel de Jukkasjärvi, dans le Lappland, en Suède. Qui aurait envie de venir me chercher près du cercle arctique. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Le comte de Monte-Cristo d’ |
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Un auteur de polar n'est pas toujours celui que l'on croit. Afin de connaître mieux encore nos 6 finalistes, découvrez leurs portraits chinois... du m...
Un auteur de polar n’est pas toujours celui que l’on croit. Afin de connaître mieux encore nos 6 finalistes, découvrez leurs portraits chinois… du malfrat. Et cette fois, c’est Saskia Noort, auteur de Petits Meurtres entre voisins, qui se plie à ce questionnaire un peu décalé. Si vous deviez incarner une criminelle célèbre, qui serait-elle ? Mata Hari, car elle mêlait et maîtrisait les jeux de l’amour, de la danse et du pouvoir auprès des hommes. Cela semble assez aventureux et sexy pour moi. Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Un crime passionnel. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? George Clooney, parce qu’il ressemble à un gentleman mais qu’il peut tout aussi bien jouer un tueur de sang froid. Si vous étiez une organisation criminelle ? Je pense que ce serait celle de Robin des Bois, on volerait aux riches pour donner aux pauvres. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Un poison mortel, dont la diffusion est très lente. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Une suite d’hôtel grand luxe, évidemment (rires). Si vous étiez l’heure du crime ? 4h du matin. Si vous demandiez une rançon ? Un appartement avec terrasse à New York donnant sur Central Park ! Si vous étiez arrêtée, de quelle manière ? Vu ma condition, je pense que l’on m’arrêterait en moins de 2 minutes, à deux doigts de l’asphyxie. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Un gros et juteux cheeseburger. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? J’espère qu’un bel homme comme George Clooney viendrait me libérer. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? Une plage déserte et inaccessible à Bélize. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Vast et leur morceau “Pretty when you Cry” Si vous étiez une planque ? Un wagon privé dans un train de nuit filant à travers l’Afrique du Sud. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? A kiss before dying d’Ira Levin. |
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A quelques semaines du terme de la 10e édition du Prix SNCF du polar, l'équipe de celui-ci met en place un jeu concours pour vous faire gagner de nomb...
A quelques semaines du terme de la 10e édition du Prix SNCF du polar, l’équipe de celui-ci met en place un jeu concours pour vous faire gagner de nombreux lots. Dont 3 séjours pour assister à la grande soirée de remise du Prix le 2 février ! Toute l’année, le Prix SNCF du polar rythme les saisons. Après les sélections du printemps, de l’été et de l’automne, la grande finale hivernale bat son plein. Les votes sont déjà nombreux mais les résultats peuvent encore changer. Et surtout, pour tous les votants, ce sprint qui court jusqu’au 21 janvier 2010 pour offrir son bulletin à son roman préféré, donne lieu à un jeu concours. En effet, dès inscription et vote, chacun pourra participer au grand tirage au sort mis en place. Les lots à remporter ne sont pas moindres puisque les prix de 1 à 3 seront un séjour « Remise des Prix SNCF du polar » pour deux personnes comprenant : un aller-retour en train 1e classe au départ de toutes gares de France et à destination de Paris + une nuit d’hôtel (le De bien beaux lots à ne pas laisser passer. Alors à vos claviers et votez ! |
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Un auteur de polar n'est pas toujours celui que l'on croit. Afin de connaître mieux encore nos 6 finalistes, découvrez leurs portraits chinois... du m...
Un auteur de polar n’est pas toujours celui que l’on croit. Afin de connaître mieux encore nos 6 finalistes, découvrez leurs portraits chinois… du malfrat. Et cette fois, c’est Hervé Le Corre, auteur des C½urs déchiquetés, qui se plie à ce questionnaire un peu décalé. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Mandrin, ce genre de voleur un peu violent. Si vous étiez un crime, quel serait-il ? La destruction de tous les réseaux de télévision (terrestres et satellites) du monde. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Les damnés de la terre. Si vous étiez une organisation criminelle ? Un consortium de banques internationales dirigé par les parrains du G20 Si vous étiez l’arme d’un crime ? La solitude, la misère, le dénuement de milliards d’êtres humains. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Partout : dans la jungle des villes, dans le dédale du bidonville global, dans l’encoignure d’une porte-cochère. Si vous étiez l’heure du crime ? 24/24 Si vous demandiez une rançon ? Un sac de têtes médiatico-politiques. Si vous étiez arrêté, de quelle manière ? L’arme au poing, après un long combat, par des mercenaires de l’organisation Blackwater (organisation bien réelle). Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Spaghetti alla rabiata, un verre de Brunello de Montalcino (vin de Toscane). Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Par l’écriture d’un roman contant une évasion. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? Écosse, Toscane, Arizona. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Highway to hell (AD/DC), Miserere d’Allegri Si vous étiez une planque ? Une île bretonne, l’hiver. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez.
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Un auteur de polar n'est pas toujours celui que l'on croit. Afin de connaître mieux encore nos 6 finalistes, découvrez leurs portraits chinois... du m...
Un auteur de polar n’est pas toujours celui que l’on croit. Afin de connaître mieux encore nos 6 finalistes, découvrez leurs portraits chinois… du malfrat. Et c’est Sharon Bolton qui se plie à ce questionnaire un peu décalé. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Ce serait Guy Fawkes (qui a tenté d’assassiner le roi protestant Jacques Ier -Jacques VI d'Écosse- et les membres des deux Chambres du Parlement du Royaume-Uni en faisant exploser le palais de Westminster lors de la session d'ouverture du Parlement en 1605, ndlr). Son crime avait tout : il était audacieux, passionné, empli de complot et d’explosions ! Sa mort a été plutôt sanguinaire (il fut condamné à être pendu, étripé puis coupé en morceaux, ndlr). Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Un très complexe, peut-être un que je pourrai écrire. Le vol d’une précieuse relique au c½ur du Vatican. Ou celui de joyaux en provenance de la chambre de la Reine. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Ma chienne. Elle est rapide, sûre et avance à pas de loup. C’est aussi une voleuse accomplie : elle me pique toujours ma viande, mais je l’encourage à voir plus grand ! Si vous étiez une organisation criminelle ? Une organisée autour de la famille. Au final, c’est souvent en elle que vous pouvez avoir confiance. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Du poison. Et précisément du muguet. C’est mortel quand on l’absorbe. Personne ne penserait à le chercher et par coïncidence, il en pousse en grande quantité dans le fond de mon jardin. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Un élégant restaurant français sur les bords d’un fleuve traversant la ville. Le crime aurait lieu juste après le crépuscule pour profiter au mieux de la vue. Et pour ma ligne, ce serait juste avant le dessert ! Si vous étiez l’heure du crime ? J’ai toujours été intriguée par la notion de minuit plus une minute comme heure d’importants rendez-vous ou de crimes particulièrement néfastes. Mais je trouve par ailleurs plus mystérieux le déclin du jour et le petit matin. Au Royaume-Uni, ce serait plutôt à ces heures que nos mystérieux voisins agiraient. Pour ma part et comme le dit mon mari, je ne suis ni un oiseau de nuit, ni du matin, donc je pense que le mieux pour moi serait juste après le déjeuner. Si vous demandiez une rançon ? Des diamants. Intraçables, de grandes valeurs et sûrement une des plus belles choses sur la terre. Vraiment les meilleurs amis des femmes ! Si vous étiez arrêtée, de quelle manière ? Par la technologie. Lors d’un contrôle biométrique à l’aéroport JFK, mon véritable ½il trahirait la photo de la jolie jeune fille qui figure sur mon faux passeport. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Un bon petit plat. Quelque chose de succulent dans lequel j’aurai mis l’eau de mon muguet. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? J’aime l’idée de filer sur un bateau très rapide sur la Seine ou la Tamise. Ou alors galoper sur un cheval à travers la campagne en pleine nuit. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? Les îles Shetlands. Comme dans mon roman Sacrifice. Je connais bien le coin. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Meatloaf : Bat out of Hell. Si vous étiez une planque ? Un château écossais ou des Shetlands : romantique, isolé, avec de la bonne nourriture et une vraie tradition d’excentriques Anglais. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Jane Eyre de Charlotte Bronte. Le meilleur thriller jamais écrit.
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Un auteur de polar n'est pas toujours celui que l'on croit. Afin de connaître mieux encore nos 6 finalistes, découvrez leurs portraits chinois... du m...
Un auteur de polar n’est pas toujours celui que l’on croit. Afin de connaître mieux encore nos 6 finalistes, découvrez leurs portraits chinois… du malfrat. Et c’est Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Roy Batty, le Nexus 6 blond de Blade Runner. Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Le parricide, cf. ci-dessus. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Sig et Sauer ou Heckler et Koch. Si vous étiez une organisation criminelle ? Le Yamaguchi-gumi, le clan yakuza le plus puissant du Japon. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Le poignard. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Une ville et son anonymat. Si vous étiez l’heure du crime ? L’heure du loup. Si vous demandiez une rançon ? … La tête d’Alfredo Garcia (en référence au film Apportez moi la tête d’Alfredo Garcia de Sam Peckinpah, ndlr). Si vous étiez arrêté, de quelle manière ? D’une balle. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Un whisky, le Mortlach, et un cigare, un Gran Panatela de chez Punch. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? La mer, prendre le large à bord d’un cargo. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? L’Amérique du Nord. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Voodoo Child de Jimi Hendrix. Si vous étiez une planque ? Une ville et son anonymat. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Les sept piliers de la sagesse, T.E. Lawrence. |
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Un auteur de polar n'est pas toujours celui que l'on croit. Afin de mieux connaître encore nos 6 finalistes, découvrez leurs portraits chinois du malf...
Un auteur de polar n’est pas toujours celui que l’on croit. Afin de mieux connaître encore nos 6 finalistes, découvrez leurs portraits chinois du malfrat. Le premier à se jeter à l’eau est Gilles Legardinier pour l’Exil des Anges. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Edmond Dantès. Tout le monde sait qu’il est innocent mais le fait est que la justice d’Etat le considère comme un criminel. Et c’est au moment où, devenu le comte de Monte-Cristo, il s’apprête à exercer sa vengeance, qu’il est perçu par tous comme un homme idéal. Ça fait réfléchir… Si vous étiez un crime, quel serait-il ? N’importe quoi pour protéger ou pour venger. Je ne suis pas un criminel dans l’âme, mais j’ai un esprit de garde du corps prononcé et la loyauté, affectueuse ou amicale, est le seul trait de caractère qui à mon sens, élève parfois l’homme au-dessus de la bête. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Sans doute la seule question dont la réponse soit vraiment certaine. Comment vivre sans complices ? Je les connais, j’existe avec eux. Ils et elles sont mes forces, et mes faiblesses. Ne comptez pas sur moi pour vous donner les noms, je ne suis pas du genre à balancer… Si vous étiez une organisation criminelle ? La vieille et ses chats au bout de ma rue. C’est fou ce qu’ils arrivent à piquer ! Rien ne leur échappe, sur les rebords de fenêtres, pendant les barbecues du quartier, et même pendant les fêtes d’anniversaire des enfants du coin. Ils frappent en plein jour. Rien ne les arrête. Je ne suis pas certain que ce soit elle le cerveau, elle a l’air si douce. Par contre, le gros tigré, je me dis qu’un jour il volera des voitures. Vous imaginez le tableau ? Que fait la police ? Si vous étiez l’arme d’un crime ? Une énorme tapette à souris. Un truc assez gros pour choper un dealer avec son gros 4x4, ou un homme politique avec son bureau. Visualisez la scène. Bonheur. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Times Square, la Concorde, la Place Rouge, Tokyo Central, tous ces lieux où les gens se rassemblent pour regarder les feux d’artifice ou faire la fête. Vous avez des milliers de témoins potentiels mais ils regardent ailleurs… Si vous étiez l’heure du crime ? 14 h 15. Selon une étude très sérieuse organisée par Interpol en 2007, près de 80 % des crimes se produisent après la tombée de la nuit. La proportion monte à 92 % lorsqu’il s’agit de crimes mafieux et chute à 64 % lorsqu’il s’agit de crimes passionnels. L’heure considérée comme la moins criminelle selon cette étude réalisée sur 12 pays serait située entre 14 h et 14 h 30. Sans doute un effet conjugué de la digestion et du taux d’ensoleillement. Alors je prends ce créneau, j’adore surprendre ! Si vous demandiez une rançon ? J’aimerais bien pouvoir exiger l’arrêt des guerres – au moins d’une – ou la fin de la maltraitance pour les enfants et les femmes, mais je commence à connaître les hommes. Alors puisque rien n’est vraiment sérieux et que l’argent se vole, je choisis d’exiger le poids d’un Airbus A380 (361 tonnes à vide) en Dragibus. D’après mes calculs, à 1,12 gramme le Dragibus, ça m’en fera plus de 322 millions. Je ne veux pas des jaunes, ça les obligera à trier. C’est bien fait. Et je les veux dans des petits sachets non marqués. Et tous les enfants du monde seront fous de bonheur de devenir receleurs… Si vous étiez arrêté, de quelle manière ? Sans violence, un matin, après une remarquable enquête menée comme une partie d’échecs par un type qui m’aurait poursuivi des années et avec qui je deviendrais ami après ma sortie de prison. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Je serais un pain avec une lime dedans. Je serais aussi une choucroute, avec six bâtons de dynamite cachés entre les saucisses. Je serais également un gâteau de 5 mètres de long par 3 de large et 2 de haut avec une voiture de sport planquée à l’intérieur pour me barrer à toute blinde une fois que j’aurais fait péter le mur. Et en plus je pourrais lécher le pare-brise. Trop la classe. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Arriver à convaincre ceux qui sont censés me garder qu’ils doivent m’aider à m’enfuir. Et si ça ne marche pas, m’envoler. Mais ça marchera. Les causes justes triomphent toujours et je n’aurais aucune raison de m’enfuir sinon pour retrouver ceux que j’aime. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? L’Ecosse, j’en ai bien peur. Le pays est suffisamment complexe et vaste pour se cacher. J’ai un accent horrible qui me vaut souvent d’être pris pour un Ecossais débarqué des Shetland. Il est possible de se nourrir dans la nature ou de passer inaperçu dans les villes. Ce n’est pas loin de la France, beaucoup de mes amis y vont en vacances et je pourrais les voir. Plus important que tout, ma femme sait où j’irais et mes enfants aussi. Aucun satellite ne peut me voir là-bas et personne ne peut obliger un Ecossais à trahir ses amis… Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? J’hésite entre la Panthère Rose ou le concerto n°2 de Rachmaninov. La première parce qu’elle donne le bon rythme. Le second parce qu’il vous oblige à vous poser les bonnes questions. Si vous étiez une planque ? Les souterrains d’un château médiéval. On y accède par un passage secret et une série de petits couloirs comme un labyrinthe pour arriver dans de vastes pièces à mi-chemin entre les Mystères de l’Ouest et la base du capitaine Nemo. En plus, c’est toujours bien d’avoir une sortie de secours sur la mer… Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? « Comment se barrer d’ici vite fait en étant innocenté » de Monique Fouchard. Elle n’a pas écrit que celui-là, elle a aussi écrit « Comment appeler au secours quand on a un pneu crevé et qu’on est aphone avec les deux bras dans le plâtre ». Le premier est plus utile. Elle travaille actuellement sur « Comment repeindre sa voiture sans en sortir ». Ça va cartonner. Non mais franchement, vous imaginez un auteur qui resterait dans un endroit à la ?=*¤ où il n’y aurait qu’un seul livre ? |
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Depuis quelques jours, les 2 derniers finalistes du Prix SNCF du polar sont connus. Hervé Le Corre et Saskia Noort ont respectivement rejoint Gilles L...
Depuis quelques jours, les 2 derniers finalistes du Prix SNCF du polar sont connus. Hervé Le Corre et Saskia Noort ont respectivement rejoint Gilles Legardinier et D.O.A dans la catégorie polars français ainsi que Sharon Bolton et Hélène Tursten dans la catégorie polars européens. Focus sur les 6 ouvrages en compétition. Dans la catégorie polars français L’Exil des Anges de Gilles Legardinier aux Editions Fleuve Noir Auteur de plus d’une trentaine de romans, adaptations cinématographiques et autres reportages dans les coulisses du cinéma, Gilles Legardinier est devenu une valeur sûre de l’édition. Avec cette aventure humaniste, il propulse ses lecteurs dans les secrets de la mémoire. Et voit ses héros traqués par une agence gouvernementale américaine dans le but d’obtenir ce qui les réunit. Une belle réussite. Le Serpent aux mille coupures de Précise et affûtée, l’écriture de Les c½urs déchiquetés d’Hervé Le Corre aux éditions Rivages Hervé Le Corre est une figure du polar connue des initiés mais devrait bientôt l’être d’un très grand public. Avec Les c½urs déchiquetés, il revient avec un ouvrage à l’écriture précise et à la noirceur quasi-totale. L’histoire ? Pierre Vilar, commandant de police à Bordeaux, est devenu un autre homme quand son fils, probablement enlevé, n’est pas rentré de l’école. Depuis, il tente de le retrouver aidé par un gendarme à la retraite. Quitte à en perdre sa compagne. A quelques kilomètres de là, Victor, 13 ans rentre chez lui et trouve sa mère morte. Vilar va être chargé de l’enquête. Et les menaces commencent… Dans la catégorie polars européens Un Torse dans les rochers d’Hélène Tursten aux Editions Michel Lafon Avec humour et cynisme, on pourrait dire qu’un bon titre est un titre mort. Et avec celui d’Hélène Tursten, on ne serait pas loin de la vérité. Puisque cette accroche Un Torse dans les rochers en dit suffisamment long pour ne pas en dire beaucoup plus pour appâter les lecteurs. Ainsi, par ce corps découvert sur une plage débute l’intrigue de ce polar nordique enlevé qui verra une inspectrice, Irène Huss, partir à la recherche d’un tueur qui abandonne des cadavres avec un étrange tatouage… Sacrifice de Sharon Bolton aux éditions Fleuve Noir Venue s’installer sur cette île sauvage des Shetland en suivant son ami, Duncan, Tora se retrouve nez à nez avec un cadavre de femme. A celle-ci, il manque le c½ur. Le trou béant laissé là où l’organe devrait se trouver n’oblige pas la police locale à pousser plus loin la recherche. De son côté, Tora veut comprendre et va se heurter à la vie locale… Petits meurtres entre voisins de Saskia Noort aux éditions Denoël Sorte de « Wisteria Lane » à la campagne très réussi, le polar de Saskia Noort, une journaliste indépendante hollandaise, voit Karen et Michel changer de vie pour s’installer loin de la ville. Dans leur village, ils font la connaissance d’autres anciens urbains comme eux : ils ont le goût de la bonne chère, des boissons et de l’argent. Tout va pour le mieux jusqu’à ce qu’un incendie ravage la maison d’un voisin. Le mari décédé, la vie ne sera plus jamais la même. |
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Deuxième auteur étranger à se prêter au jeu de l'interview, Mark Billingham est en compétition avec son ouvrage Comme des Chiens dans la catégorie pol...
Deuxième auteur étranger à se prêter au jeu de l’interview, Mark Billingham est en compétition avec son ouvrage Comme des Chiens dans la catégorie polar européen. Mark Billingham, les lecteurs français vous connaissent peu. Quel a été votre parcours jusqu’à cette sélection ? Je suis tombé amoureux des polars dès l’âge de 11 ans quand j’ai découvert Sherlock Holmes. J’ai alors commencé à écrire pour divertir mes camarades. Depuis, j’ai toujours écrit : de la mauvaise poésie quand j’étais étudiant, des shows TV, des chansons, un peu de tout. Mais ce n’est que quand je me suis assis pour écrire mon premier polar que je me suis senti « à la maison ». Désormais, j’ai la chance de gagner ma vie en écrivant. Et je prends cela très au sérieux, car c’est un vrai privilège. C’est mon métier et j’essaye d’être le plus discipliné quand je le fais. Qui sont vos guides dans l’écriture ? J’ai été influencé par un grand nombre d’auteurs. Si l’on revient un peu en arrière, je pense que je peux citer Chandler, Hammett et James M. Cain, mais je lis aussi les ouvrages de mes contemporains qui « placent haut la barre » et participent à l’expansion du genre. Ceux comme Elmore Leonard, George Pelecanos, Richard Price et tant d’autres. A quoi ressemble votre journée type ? En fait, je n’écris pas tous les jours. La majeure partie du façonnage d’une histoire se passe dans ma tête. Je suis toujours un peu en train d’écrire quand je pousse mon chariot au supermarché ou quand je conduis mes enfants à l’école. Et je pense que je suis bien plus efficace le soir, tard, quand ma maison est calme, et que je suis à mon bureau scrutant à travers la vitre l’obscurité. Mes livres sont noirs et ce serait trop distrayant de travailler dans un jardin ensoleillé ! Quel genre d’écrivain êtes-vous ? J’essaye tout d’abord d’écrire des histoires inédites et cela du mieux que je peux. Je veux vraiment que celles-ci soient divertissantes. J’essaye aussi de développer un bon nombre d’issues possibles en fonction de l’intrigue et des personnages, mais je veux que le tout se tienne parfaitement. Je n’aime pas les choses branlantes. Je suis fier de me décrire comme un auteur de polar car c’est un honneur d’appartenir à une telle confrérie. Dans chaque festival ou convention, si vous cherchez les types les plus sympas, ce sont eux (rires). Comment créez-vous vos personnages ? En ce qui concerne Tom Thorne, j’espère que celui-ci est toujours en création puisque je souhaite le voir se développer à travers cette série. Il est quelqu'un qui transporte avec lui son passé, comme nous le faisons tous, il a ses cicatrices externes et internes. Il ne fait pas toujours les bons et honorables choix, mais aussi longtemps qu’il sera imprévisible, il m’intéressera. Avec Tom, nous partageons quelques points communs : nous aimons la même musique (Johnny Cash et Hank Williams) et nous avons la même date d’anniversaire. Sinon il est bien plus brave que moi. Mais je suis plus grand ! Pourquoi avoir choisi cette thématique pour votre livre ? Je voulais démonter quelques clichés qui existent sur les SDF et quand je m’y suis intéressé, j’ai découvert qu’il existait en marge de notre société, une organisation, avec ses codes, ses hiérarchies, que l’on connaît peu et mal. J’ai d’ailleurs découvert qu’à Londres 3 SDF sur 5 sont des anciens militaires… J’ai trouvé ça honteux et si le livre permet déjà de faire entendre cela, je serai très heureux. Quel effet cela vous fait de participer au Prix SNCF du polar ? Je suis vraiment enchanté. La France est un grand pays du polar. Et c’est un pays qui a toujours pris très au sérieux ce genre. J’ai parcouru la France pour donner des interviews, aller sur des festivals et cela a toujours été un grand plaisir. C’est un grand honneur d’être sélectionné pour ce prestigieux Prix. |
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3e auteur hexagonal à répondre à nos questions, Richard Collasse est en compétition avec Saya dans la sélection française de l'automne.
3e auteur hexagonal à répondre à nos questions, Richard Collasse est en compétition avec Saya dans la sélection française de l’automne. Richard Collasse, qui êtes-vous ? Quel a été votre parcours jusqu’à ce roman, Saya ? Au Japon depuis 37 ans, je suis le président de la société Chanel dans l’archipel depuis 15 ans. J’ai grandi à Castelnaudary où je suis né en 1953 puis ai vécu de l’âge de 9 ans à 18 ans au Maroc. Je suis allé pour la première fois au Japon à l’âge de 18 ans (pour acheter un appareil photo!) et en suis revenu si épris de ce pays, de sa culture et de son peuple que j’ai décidé d’orienter mes études en conséquence. J’ai fait mon service militaire à l’Ambassade de France à Tokyo au poste d’attaché de presse adjoint puis en tant que chef du protocole. Ayant vu de l’intérieur comment fonctionnait une ambassade et constaté que les servitudes de la diplomatie étaient fort éloignées de mon idéal, je suis passé dans le « privé ». Deux ans d’abord en France puis retour au Japon lorsqu’une opportunité s’est présentée : d’abord représentant des Parfums Givenchy pendant un an avant que la société Chanel ne me demande de la rejoindre, il y a maintenant 25 ans. Et cette envie de littérature existe depuis toujours ? Oui, depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours écrit. Poèmes, nouvelles, deux pièces de théâtre. La vie « active », la fondation d’une famille, et je l’avouerai une certaine paresse intellectuelle m’ont ensuite éloigné de ma « vocation première ». Jusqu’à ce qu’un grand éditeur japonais vienne me proposer, en 2006, de publier un « Essai sur le Japon » qui serait écrit par une plume ayant recueilli mes confidences… J’ai alors répondu que je ne souhaitais pas écrire un énième ouvrage bourré de stupides lieux communs sur ce pays et que je n’avais pas besoin d’un « nègre », mais qu’en revanche j’étais intéressé à l’idée de produire un roman. La Trace était née. Sorti en novembre 2006 au Japon où il s’est vendu à 100,000 exemplaires, il a été retenu par les Editions du Seuil auxquelles j’avais envoyé le manuscrit et publié dans la foulée en mai 2007. Ce jour-là, j’ai décidé de « rattraper le temps perdu », ces trente années pendant lesquelles je n’avais rien écrit, en m’attachant à produire un livre par an. En 2007, une rencontre fortuite avec la jeune femme écrivain Shan Sa nous a permis de réaliser un livre à quatre mains, Rencontre improbable, publié au Japon une première fois en septembre 2007 et réédité en livre de poche début décembre 2009. Comment s’est déroulé votre travail autour de ce roman ? Quelles étaient vos envies ? Après La Trace qui est un roman largement autobiographique, et l’essai d’humeur sur les difficultés et les bonheurs de vivre immergé dans une culture fort différente de la sienne avec Rencontre improbable, j’avais envie de me lancer dans une pure fiction dans laquelle n’interviendraient que des protagonistes japonais, pour mesurer ma capacité à me glisser dans leur peau, à penser, agir et réagir comme eux. Je voulais par ailleurs, à la suite de La Trace qui décrit un Japon lumineux, me colleter à la face sombre de ce pays en plongeant dans certains de ses problèmes sociétaux : la perte de l’emploi à vie, l’indifférence affective dans les couples, la prostitution adolescente. Enfin, un thème qui me paraît devenir récurrent dans mes écrits, je souhaitais évoquer l’intervention implacable du destin dans la course de la vie. J’ai écrit Saya dans un état de grande jubilation ! Ce roman est à la limite du polar. Est-ce un genre qui vous attire ou l’histoire devait être ainsi ? Je n’avais ni l’intention ni le désir particulier d’écrire un polar mais, ayant moi-même horreur de m’ennuyer à la lecture d’un ouvrage, je pars du principe, dans la construction de mes histoires, qu’à partir du moment où un lecteur fait la faveur à un auteur d’acheter un de ses livres et commence à en tourner les pages, cet auteur doit essayer de le tenir en haleine et de le mener ultimement là où on ne l’attend pas. Il est donc fort possible que ce choix de « montage » et cette construction du récit dans Saya le transforment en polar, bien qu’il n’y ait pas à proprement parler dans ce livre les ingrédients qui font ce genre, à savoir meurtre, enquête, meurtriers et enquêteurs. Votre histoire ne pouvait-elle se passer qu’au Japon ? Comme je l’explique plus haut, l’idée fondamentale était de voir si je pouvais me glisser dans la peau de Japonais. Par ailleurs, je souhaitais aborder des sujets qui, s’ils sont éventuellement universels, prennent une coloration particulière dans le contexte japonais. Mon propos est également de présenter au lecteur français abreuvé de clichés et de poncifs sur ce pays méconnu des photographies aussi proches que possible de la réalité, que ce soit dans le sens positif comme dans le négatif. Enfin, comme j’ai l’intention d’également publier cet ouvrage au Japon, je voulais aborder des sujets tabous qui y sont soigneusement évités, gommés ou niés. Expliquez-nous votre passion pour le Japon… Lisez La Trace et vous saurez pourquoi ! Ce pays est l’ultime aboutissement de la Civilisation. La richesse et la diversité de la culture japonaise sont un sujet d’étonnement et de ravissement permanents. Aucun pays au monde ne peut se mesurer au raffinement, à la délicatesse de ce peuple qui a une histoire millénaire foisonnante, qui chérit la perfection, qui repose sur des mythes truculents, qui contrairement aux apparences aime manger, boire, rire, chanter, faire l’amour, qui exprime ses émotions avec une délicatesse et une retenue absolues, qui peut rester d’une impassibilité de granit mais peut aussi exploser, devenir enragé, sombrer dans le sang et la fureur sans transition. Le Japon est un gouffre sans fond qu’on ne peut se lasser d’explorer une fois qu’on est tombé dedans. Comment avez-vous créé vos personnages ? Je voulais que l’histoire soit racontée par plusieurs personnages et tenter une polyphonie, voir si je serais capable, moi un homme français, d’exprimer les sentiments de japonais, de prendre les voix d’une femme mûre, d’une toute jeune fille, d’un homme dans la force de l’âge – le plus proche de moi en fait par sa profession, donc le plus facile à cerner – et puis les hommes japonais, contrairement aux femmes, sont si prévisibles ! Il y a de toute évidence une part de moi dans Jinwaki, le doute, cette sensation d’imposture déjà exprimée dans La Trace. J’ai par ailleurs picoré ici et là des anecdotes entendues, certaines recueillies par mon épouse japonaise auprès d’amies, des faits divers lus dans les journaux et déformés, déstructurés par mes soins pour les faire entrer dans le moule de Saya. Qui sont vos guides dans l’écriture ? Qu’aimez-vous lire ? Je suis très éclectique dans mes lectures mais j’ai une tendresse particulière pour les romanciers japonais – Mishima en premier lieu, Tanizaki Junichiro, Kawabata Yasunari, Natsume Soseki, Dazai Osamu, Endo Shusaku, Inoue Yasushi, Nagai Kafu, Abe Kobo, Tsuji Hitonari, Murakami Haruki, tous les grands français classiques, Hugo, Dumas, Proust, Gide, Malraux, Kessel, Robe Grillet, Duras, Yourcenar, les plus proches tels que Gary et son « alias » Ajar, Camus, Vian, Le Clezio, Labro dans un ton plus léger mais excellent conteur, le théâtre classique, celui de Jean Anouilh, Ionesco, Rostand, Gogol, les Américains, Updike, Truman Capote, John Steinbeck, Norman Mailer, Paul Auster, Hemingway, Cormac Mc Carthy, le Britannique au nom japonais Kazuo Ishiguro, et Thomas Mann, V.S Naipaul, Gabriel Garcia Marquez, R. M. Rilke, les grands russes Tolstoï et Dostoïevski et tant d’autres ! Chez les auteurs de polars, Simenon, Agatha Christie ont ma préférence pour la qualité littéraire superbe de leurs romans, San Antonio père pour la truculence et l’inventivité de son vocabulaire. Un dernier mot sur le Prix SNCF du polar. Heureux de participer à cette sélection ? Je suis fort touché et particulièrement honoré que Saya ait été sélectionné pour ce prix prestigieux, d’autant plus que ce n’est pas à proprement parler un polar. Je suis très fier que mon vilain petit canard barbote parmi les magnifiques cygnes qui, j’en suis persuadé, ont été retenus cette année. Je suis enfin extrêmement heureux que Saya ait intéressé, peut-être ému, le jury qui a fait la pré-sélection et je l’en remercie de tout c½ur ! |
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Auteur danois sélectionné dans la catégorie polar européen avec son ouvrage Darling Jim, Christian Mork s'est livré au jeu des questions/réponses avec...
Auteur danois sélectionné dans la catégorie polar européen avec son ouvrage Darling Jim, Christian Mork s’est livré au jeu des questions/réponses avec sympathie. Le tout dans un français parfait. A vous de le découvrir. Christian, vous n’êtes pas très connu en France. Pouvez-vous nous parler de vous ? J’ai un parcours très bizarre. J’ai grandi au Danemark, puis je suis parti aux Etats-Unis à 22 ans. J’ai travaillé là-bas comme journaliste, pour Variety notamment. Et puis, par hasard, je me suis retrouvé producteur sur la série Band of Brothers. Je crois que les gens qui travaillaient sur ce projet aimaient ce que j’écrivais, alors on m’a demandé d’être producteur sur ce projet. Tout est allé très très vite, c’est cela qui est étrange. Puis je suis devenu producteur de films à Los Angeles pendant 5 ou 6 ans. J’y ai produit et scénarisé des films à gros budgets, pas forcément très bons, et aussi d’autres petits plus intéressants comme ceux de Neil Jordan, Michaël Collins ou encore Butcher Boy. Comme certains tournages se passaient en Irlande, j’ai pu repérer quelques lieux pour mon roman Darling Jim que j’avais envie d’écrire depuis longtemps. Hormis le passage par la production, ce chemin de journaliste qui se rêve écrivain est presque « classique » ? J’avais cette envie d’écrire depuis longtemps. Mais je ne savais pas vraiment comment faire. J’ai grandi dans une famille d’acteurs plutôt connue au Danemark et il y avait toujours cette dramaturgie chez moi. J’ai une formation de journaliste, pas d’écrivain. Mais je pense que mon passage par la production m’a aidé. J’écris comme on raconte une série ou un film. C’est pour cela que mes chapitres sont plus courts peut être. Comment est née cette histoire de Darling Jim ? Après mes premiers séjours là-bas, j’ai un ami, Irlandais, qui s’est marié chez lui avec une Américaine.Il avait engagé pour son mariage un conteur. C’est quelque chose de très traditionnel en Irlande. Assez surprenant pour moi néanmoins. J’ai beaucoup parlé avec cette personne et j’ai eu cette idée d’utiliser ce genre de personnage. Le début de quelque chose. Puis j’ai un peu oublié. Mais la même année, j’ai lu un article qui concernait 3 femmes retrouvées mortes dans leur maison. Et le lien s’est fait entre les deux pour créer mon histoire. L’Irlande est d’ailleurs une terre fertile pour les légendes… C’est vrai. C’est un lieu qui inspire et qui possède ce terreau historique et un peu enchanté. C’est un pays très moderne, mais presque (rires). Ce n’est pas tout à fait comme l’Europe française ou allemande. Les Irlandais et leur culture sont juste à côté. Pour cela vous avez passé pas mal de temps en Irlande. Comment avez-vous oeuvré ? J’étais là-bas pour travailler sur un autre projet pour la télé irlandaise. Et mon ami m’a proposé de venir passer quelques temps chez lui. C’est ce que j’ai fait et lentement, je me suis mis à écrire mon histoire. A combiner les différents éléments. Je me suis notamment inspiré du film Rashomon de Kurosawa pour la narration à trois voix. Avec cette belle idée des journaux intimes… Je crois que c’est la seule bonne idée qui me soit venu tout seul (rires). Il fallait réussir à faire vivre cette histoire et les personnages. Ce procédé, que je peux qualifier de « procédé de producteur » a plutôt bien marché. J’en suis plutôt content. Un dernier mot sur le Prix SNCF du polar. Heureux d’être sélectionné ? Oui, c’est vraiment un honneur pour moi. J’aime beaucoup la France. J’y suis pour quelques semaines afin de travailler sur un prochain livre. Et je suis vraiment très content de me retrouver sélectionné pour le Prix SNCF du polar qui est un Prix important. |
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Deuxième auteur de la sélection automnale à se livrer au jeu de l'interview pour les lecteurs du Prix SNCF du polar, Hervé Le Corre est en compétition...
Deuxième auteur de la sélection automnale à se livrer au jeu de l’interview pour les lecteurs du Pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous revenir sur votre parcours ? J’ai un parcours assez sommaire. J’ai commencé à écrire vers l’âge de 30 ans tout simplement parce que j’en avais envie depuis l’enfance. Une envie de raconter des histoires tout comme j’ai toujours envie de me faire raconter des histoires à travers tous les livres que j’ai pu lire. Et depuis, je continue d’assouvir ma passion à travers le polar en parallèle de mon activité principale qui est d’être prof de lettres. Pourquoi avoir choisi le polar ? J’aime les romans à forte densité narrative. Avec des histoires fortes, avec des personnages qui ont des tripes et qui, éventuellement, les mettent à l’air. Historiquement, j’ai d’abord aimé les romans latino-américains. Puis peu à peu le roman américain. Là, on a affaire à des grands maîtres. Des gens qui savent en quelques pages planter un décor, un univers, des personnages. Grâce à ma formation, j’ai aussi beaucoup lu la littérature française qui reste un vrai plaisir. Comment est née cette histoire des C½urs déchiquetés ? Au départ, j’avais prévu 2 romans. D’abord celui avec l’histoire du jeune garçon et de sa quête après la mort de sa mère. Le côté un peu sauvageon, rebelle, mutique, en maison d’accueil. Et je suis resté un petit moment avec cette idée en tête. Et plus j’y pensais, plus je me disais que j’étais dans une impasse. Et puis j’avais ce flic avec son fils disparu. Au final, je me suis dit que je pouvais rassembler les deux histoires. Et voilà Les C½urs Déchiquetés qui s’est écrit avec deux pôles narratifs. Comment avez-vous travaillé sur vos personnages ? J’ai toujours été bouleversé par ces histoires de disparitions d’enfants. Ces parents qui tiennent debout malgré cela. J’ai fait quelques recherches à ce propos mais j’ai surtout fonctionné par empathie. Je me voyais mal faire mon miel en allant poser des questions à des gens ayant vécu cela. Ensuite pour Victor, par le biais de mon travail, j’ai parfois été confronté à des enfants venant de foyers ou de familles d’adoption. Quand j’ai écrit, j’avais quelques visages en tête. Ensuite, le reste est de la cuisine. Situer votre intrigue dans votre région était une obligation pour vous ? Non pas vraiment. Je ne suis pas du genre « polar régionaliste » car je pense que cette histoire peut se passer n’importe où. C’est juste que je connais bien la région pour y vivre et que ça me permettait de faire des repérages rapidement si besoin était et puis, je tenais beaucoup à la scène avec la barque à la fin. Cela faisait un moment que vous n’aviez pas publié. Pourquoi ? Il me faut de plus en plus de temps pour écrire mes histoires (rires) ! Mon métier d’enseignant me prend beaucoup de temps et puis j’ai eu quelques obligations familiales qui ont accaparé mon attention. Dans votre écriture, on sent que chaque phrase est travaillée avec soin. Vous passez beaucoup de temps à vous relire, à équilibrer tout cela ? Oui. C’est quelque chose de très important pour moi. Si il faut de l’efficacité, j’aime aussi que la sonorité, l’équilibre des phrases et du texte soient étudiés. Dans le même ordre d’idée, j’aime bien utilisé certains mots, sans que cela soit savant. Mais avoir l’expression juste est quelque chose d’assez agréable, quand on y arrive. Un dernier mot sur le Prix SNCF du polar… Je suis très content d’être sélectionné. Cela prouve que l’histoire produite a attiré l’½il des passionnés qui compose le jury de la Commission du Prix. C’est un prix de lecteurs qui a une très bonne réputation et je suis ravi de participer ; j’ai lu quelques uns des romans sélectionnés ou lauréats comme Le Serpent aux mille coupures de |
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Premier auteur de la sélection automnale à se livrer au jeu de l'interview, Sarah Dars, sélectionnée dans la catégorie polar français avec, Des myrtil...
Premier auteur de la sélection automnale à se livrer au jeu de l’interview, Sarah Dars, sélectionnée dans la catégorie polar français avec, Des myrtilles dans la yourte, répond à nos questions. Sarah Dars, qui êtes vous ? Je suis une auteure de romans policiers, passionnée par le voyage et par l’Asie en général. J’ai aussi été professeur en France et pendant certains de mes séjours à l’étranger. Aujourd’hui, je me consacre exclusivement à l’écriture. Vous êtes l’auteure d’une série policière de 8 ouvrages sur l’Inde avec Brahmane Doc, pourquoi avoir décidé de partir vers la Mongolie, avec un nouveau personnage ? Etait-ce une envie d’ailleurs ? Non, pas vraiment, car cette idée de livre est un vieux projet sorti de mes cartons. J’étais allée il y a une trentaine d’années en Mongolie -je finissais alors mes études- pour le CNRS, afin de collecter des matériaux pour les musées. J’ai fait un long séjour là-bas. J’ai été très séduite par le pays et j’ai toujours gardé dans la tête l’idée d’écrire quelque chose s’y passant. Et comme j’avais envie de rompre un peu avec le personnage de Doc qui a un certain carcan, je me suis dit que je pouvais m’offrir une récréation avec un détective moins sage. En même temps Yesügei est moins sage en apparence, plus désinvolte, mais c’est aussi un grand défenseur de sa Mongolie… Je suis contente que l’on comprenne ça, car même s’il est coureur de jupons, moins sage, il y a vraiment de ça chez lui. Et puis, un personnage moins parfait plaît parfois plus aux gens. Car on peut plus s’identifier à lui. Cela a-t-il était simple de convaincre votre éditeur de publier cette histoire, vraiment très originale, à la limite du genre polar ? Oui. Il a tout de suite été séduit. En fait j’étais retournée en Mongolie, il y a quelques temps, un hasard de voyage, et il a tout de suite sauté sur l’occasion. Je crois qu’il est très attiré par ce pays, comme beaucoup de monde aujourd’hui. Il y a comme une vague mongole qui flotte dans l’air. Le côté nomade, pour les sédentaires, provoque une vraie attirance. Comment travaillez-vous à l’écriture de vos romans ? Je ne suis pas une personne très organisée. Cela vient comme ça. J’essaye de prendre des notes quand les idées me traversent l’esprit. J’utilise de la documentation pour cadrer le plus possible avec le réel mais je n’appartiens pas à la catégorie des écrivains pour lesquels l’écriture est un recueillement. Je ne suis pas du tout obligée de m’enfermer, seule, au calme, dans un bureau pour écrire mes histoires. J’aime que les choses soient plus légères que cela et, d’ailleurs, je travaille très bien dans le bruit (rires) ! Dans ce roman, on a vraiment l’impression de marcher dans les pas de notre enquêteur, de découvrir en immersion cette contrée finalement mal connue… Comme dans mes autres ouvrages, j’essaye d’interpréter un lieu, une identité. Ici, il était important de donner à voir les paysages, mais pas forcément de rester figé dans l’image d’Epinal de la Mongolie, avec ces chevaux galopants à travers la steppe. Car effectivement, celle-ci change, notamment avec la modernité. Mais de petites touches, comme les descriptions de bêtes, permettent à chacun de s’y retrouver. Et ces myrtilles, elles sont si bonnes que ça ? Vous ne pouvez pas imaginer (rires) ! C’est un délice et un souvenir impérissable. Que représente pour vous cette sélection pour le Prix SNCF du polar ? Je suis vraiment contente car c’est un Prix qui compte. J’avais d’ailleurs déjà été sélectionnée dans les années 2000 avec un précédent ouvrage, Nuit blanche à Madras. |
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Deux nouveaux finalistes issus de la sélection estivale viennent d'être désignés par vos soins, et c'est maintenant au tour de la sélection automnale ...
Deux nouveaux finalistes issus de la sélection estivale viennent d’être désignés par vos soins, et c’est maintenant au tour de la sélection automnale de débuter. 3 polars français et 3 européens sont de nouveau en compétition. Vous aurez jusqu’au 10 décembre pour élire vos ouvrages préférés. Dans la catégorie polar français Des myrtilles dans la yourte de Sarah Dars aux éditions Philippe Picquier Larry et Ted sont deux Américains. Venus en Mongolie, avec des a priori et des comportements pas franchement bienvenus, pour chasser, leur vie bascule quand Larry disparaît. Plongée au c½ur d’un pays entier que l’on connaît peu, l’enquête que doit résoudre Yesügei, n’est pas simple. Et si les pistes qu’il explore semblent bonnes, il n’y arrive pourtant pas. Pendant ce temps défilent les paysages et les chevaux… Les c½urs déchiquetés d’Hervé Le Corre aux éditions Rivages Hervé Le Corre est une figure incontournable du polar de ces dernières années. Avec Les c½urs déchiquetés, il revient avec un ouvrage à l’écriture précise et à la noirceur quasi-totale. L’histoire ? Pierre Vilar, commandant de police à Bordeaux, est devenu un autre homme quand son fils, probablement enlevé, n’est pas rentré de l’école. Depuis, il tente de le retrouver aidé par un gendarme à la retraite. Quitte à en perdre sa compagne. A quelques kilomètres de là, Victor, 13 ans rentre chez lui et trouve sa mère morte. Vilar va être chargé de l’enquête. Et les menaces commencent… Saya de Richard Colasse aux éditions du Seuil Très hiérarchisée, la société japonaise en est d’autant plus cruelle que lorsque Jinwaki, 45 ans, est licencié de sa compagnie, il se retrouve, malgré ses nombreux diplômes, sur le bord de la route. A la dérive, il se raccroche à une jeune lycéenne prometteuse de 17 ans, Saya, qui se livre à la prostitution avec des hommes plus âgés. Va naître entre eux, une intense histoire. A la frontière du polar et du noir, Saya est une sorte d’OLNI (Ouvrage littéraire non identifié) de grande qualité et qui, s’il déroute, possède tout de même les qualités voulues au sein du Prix SNCF du polar : originalité, force de l’intrigue, incitation à la découverte, qualité de l’écriture et plaisir de la lecture. A découvrir sans tarder. Dans la catégorie polar européen Darling Jim de Christian Mork aux éditions du Serpent à Plumes A Castlebownbere, en Irlande, Moira Hegarty et ses deux nièces, Fiona et Roisin sont retrouvées assassinées. Le meurtrier semble impossible à trouver jusqu’au jour ou Niall, le jeune postier du village, récupère une enveloppe contenant le journal intime de Fiona. Dans celui-ci, il découvre que la jeune femme entretenait des relations avec Jim Quick, un Seanchaì, conteur de légendes irlandaises… Comme des chiens de Mark Billingham aux éditions du Masque Comme des chiens, 1 puis 4 sans abris viennent d’être assassinés en plein c½ur de Londres. Abandonnés avec un billet de 20 £ sur la poitrine. Thorne se voit confier l’enquête. Secoué par la mort récente de son père, il plonge, en sous-marin, parmi les vagabonds et autres mendiants jusqu’à en décrypter parfaitement le monde. Néanmoins la piste du serial killer n’a pas l’air d’être la bonne. Petits meurtres entre voisins de Saskia Noort aux éditions Denoël Sorte de « Wisteria Lane » à la campagne très réussi, le polar de Saskia Noort, une journaliste indépendante hollandaise, voit Karen et Michel changer de vie pour s’installer loin de la ville. Dans leur village, ils font la connaissance d’autres anciens urbains comme eux : ils ont le goût de la bonne chère, des boissons et de l’argent. Tout va pour le mieux jusqu’à ce qu’un incendie ravage la maison d’un voisin. Le mari décédé, la vie ne sera plus jamais la même. |
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Tandis que la sélection automnale va bientôt être dévoilée, le dépouillement des votes pour la période estivale a révélé deux finalistes de grandes qu...
Tandis que la sélection automnale va bientôt être dévoilée, le dépouillement des votes pour la période estivale a révélé deux finalistes de grandes qualités. Une nouvelle fois, les votes ont été nombreux pour tenter de départager les différents ouvrages en compétition à l’occasion de cette sélection estivale. Et comme il y en avait pour tous les goûts, chaque candidat a pu avoir ses soutiens. Mais ce sont finalement Dans Le Serpent aux milles coupures, le mystérieux Sharon Bolton, avec Sacrifice, revisitait une vieille légende des Shetlands. Installée dans une île du bout du monde, son héroïne retrouvait au fond de son jardin le corps d’une femme dont on avait arraché le c½ur… Désormais qualifiés pour la grande finale de cette 10e édition du Prix SNCF du polar,
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A deux semaines de la fin des votes pour la sélection estivale du Prix SNCF du polar, vous avez encore la possibilité de faire tout basculer. Alors qu...
A deux semaines de la fin des votes pour la sélection estivale du Prix SNCF du polar, vous avez encore la possibilité de faire tout basculer. Alors qui, selon-vous, doit accéder à la finale de cette 10e édition ? Petite piqûre de rappel des ouvrages en compétition. Dans la sélection polars français Avec Le serpent aux mille coupures, Fakirs, d’Antonin Varenne, est une sorte de neo-western urbain. Sans les Smith et Wesson, mais tout de même avec un peu de Sergio Leone. Peut-être à cause de l’un de ses personnages, un américain du nom de John Nichols, adepte du tir à l’arc et de la vie au grand air, qui débarque à Paris, après avoir quitté sa campagne. A la capitale afin de dénouer les fils de la mort de son ami, Alan Mustgrave, un ancien marine devenu performer tendance sado maso, Nichols y fait la rencontre d’un policier des Suicides, Guérin, à la limite de la rupture. A la fois dealer et enquêteur de police, Désiré Saint-Pierre cumule, dans sa vie, les contradictions. Et depuis que sa hiérarchie a décidé de faire de lui un exemple de la discrimination positive, il ne sait où donner de la tête. Jusqu’au jour où un accident de voiture bouleverse son quotidien : il y perd 1kg de cocaïne, toute sensibilité aux émotions et un peu de son karma. Anaisthêsia d’Antoine Chainas est surprenant, mais aussi ancrée dans une certaine réalité française. Un beau projet. Dans la sélection polars européens La disparition d’un enfant est une profonde douleur. Surtout quand on ne sait pas comment cela s’est déroulé. Et c’est ce qui arrive à l’héroïne de l’Heure Trouble, Julia, une infirmière qui sombre ensuite doucement dans la dépression. 20 ans après, son père, Gerlof, reçoit une chaussure qui semble être celle du disparu. Dans un décor des plus nordiques et une ambiance presque surannée, Johan Theorin excelle à mener son intrigue jusqu’à son terme. Du cousu main. Des légendes mystérieuses, un style délié et une intrigue qui tient la route. Voilà le cocktail parfait réalisé par Sharon Bolton avec son Sacrifice. Dans celui-ci, l’auteure britannique emmène son lecteur au fin fond des îles des Shetlands. Là où finit une partie du monde. Là où le personnage principal de l’histoire découvre, dans son jardin, le corps d’une femme dont on a arraché le c½ur… Das System de Karl Olsberg n’est pas loin de rappeler l’univers de Georges Orwell. Puisqu’il décrit un monde dans lequel l’informatique, et plus précisément un logiciel, prend en quelques temps une telle place que certains hommes en deviennent les instruments et les victimes. Patiemment et avec méthode, l’auteur, par ailleurs spécialiste de l’intelligence artificielle, propose une intrigue très contemporaine et pas rébarbative. On se prend au jeu. |
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Dernier auteur de la sélection estivale à se confier aux lecteurs du Prix SNCF du polar, Karl Olsberg est en compétition avec Das System, un ouvrage h...
Dernier auteur de la sélection estivale à se confier aux lecteurs du Prix SNCF du polar, Karl Olsberg est en compétition avec Das System, un ouvrage haletant dans la catégorie polar européen. Karl Olsberg, vous n’êtes pas très connu des Français, pouvez-vous nous parler de votre parcours et de votre vie… Comment êtes-vous devenu écrivain ? J’ai écrit mon premier roman à l’âge de 11 ans, mais je l’ai abandonné au bout de 10 pages. Au fil des ans, j’ai toujours essayé de m’y remettre. J’arrivais difficilement à dépasser les 50 ou 100 pages. Ce n’est seulement qu’en 2003 que je m’y suis vraiment consacré. Et depuis, j’écris chaque matin, une heure avant le petit déjeuner. Et en 6 ans, cela donne 15 manuscrits de romans et un recueil de nouvelles ! Comment travaillez-vous à l’écriture de vos romans, quelles sont vos méthodes ? Je débute chaque roman avec une idée principale autour de laquelle j’échafaude mon histoire. Je plante le cadre. Celui-ci pouvant parfois varier. Mais je ne me projette pas trop non plus, aimant être surpris par mon écriture. Et comme parfois mes personnages m’emmènent sur des terrains que je n’avais pas imaginés et mettent du désordre dans l’histoire, je dois composer. En tant qu’auteur, on doit laisser de la liberté à ses personnages, sous peine d’avoir une intrigue parfois trop rigide. La relecture, le remaniement de l’histoire, qui prend quasiment la moitié du temps, est aussi très important pour moi. Car c’est aussi de là que naît un bon livre. Quels sont les éléments qui font un bon roman d’après-vous ? Quels sont ceux que vous privilégiez ? Pendant longtemps, je me laissais engloutir par les histoires, mais aujourd’hui je me surprends à essayer d’analyser comment les autres auteurs ont construit les leurs. Mes lectures ont aussi changé. Avant je ne lisais quasiment que de la science-fiction et du fantastique. Maintenant que j’écris, j’ai des lectures beaucoup plus larges. Je lis par exemple beaucoup plus de polars, comme Fred Vargas par exemple, qui est un vrai maître de la description de personnages, et de qui j’ai beaucoup appris. Actuellement, j’ai comme livre de chevet Le serment des Limbes de Jean-Christophe Grangé, qui est vraiment passionnant. Sinon, je lis aussi beaucoup d’ouvrages pratiques pour mes recherches. Comment cette idée de roman vous est-elle venue ? Vous êtes un passionné d’informatique ? Je ne sais pas si je suis un fan d’informatique car mon avis est plutôt divisé sur ce fait, notamment quand on lit à travers les lignes de mon ouvrage. Mais il faut reconnaître, par exemple, que j’écris avec un ordinateur et que je fais beaucoup de recherche avec Internet et que cela est très pratique, donc... Le déclencheur à l’écriture de ce livre a été un essai de Bill Joy « Pourquoi l’avenir n’a pas besoin de nous ? ». Dans celui-ci, il développe une idée sur le fait que nous soyons capable de créer une technologie qui nous dépasserait et pour laquelle l’homme deviendrait superflu. Bill Joy étant le fondateur de Sun, une des entreprises informatiques les plus en pointe du moment, et étant lui même un des créateurs du système Java, je crois que ce qu’il a à dire pouvait faire un bon point de départ. Croyez-vous que les ordinateurs et Internet soient dangereux ? Je crois que les technologies sont à la fois bonnes et mauvaises, tout dépend de qui les utilise et comment. Mais je crois surtout que nous faisons une grossière erreur, quasi fatale, en pensant continuellement que tout est sous contrôle. L’informatique et les technologies régissent de nombreuses choses dans le monde comme la Bourse, les prédictions météo, etc. Il faut donc y faire très attention. Quelles émotions éprouvez-vous à l’idée d’être sélectionné pour le Prix SNCF du polar ? J’étais déjà très fier lorsque mon livre a été traduit en français. C’est un sentiment incroyable que de tenir son propre livre, écrit dans une autre langue, en main. Alors être sélectionné pour le Prix SNCF du polar est vraiment une fierté. |
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Avant dernière auteure à se plier au jeu de l'interview, Sharon Bolton (Photo de John Coutts, Lerwick), qui est présente dans la catégorie polar europ...
Avant dernière auteure à se plier au jeu de l’interview, Sharon Bolton, qui est présente dans la catégorie polar européen avec Sacrifice, a répondu à nos questions. Elle se livre en exclusivité pour les lecteurs et internautes du Prix SNCF du polar. Sharon Bolton pouvez-vous nous dire quel a été votre parcours jusqu’ici ? Je suis née écrivaine. J’ai juste mis 30 ans à le réaliser (rires). Après l’université, j’ai travaillé dans la publicité et je me suis rendu compte que la partie du métier qui consiste à écrire était celle que je préférais et où j’étais la plus performante. Ma spécialité était de rassembler un maximum d’informations détaillées et techniques et de les transformer en courts paragraphes que tout le monde pourrait comprendre. Je me préparais, sans m’en rendre compte, à toutes les recherches que j’ai faites pour mes polars. J’ai ensuite eu la chance de rencontrer un journaliste qui m’a demandé si je pouvais écrire de la fiction. Une fois que j’ai commencé, j’ai su qu’il n’y avait rien d’autre que je voulais faire. Pouvez-vous nous faire votre autoportrait ? Je suis une Anglaise très ordinaire : je suis mariée, j’ai un fils et un chien et j’ai une vie tranquille du côté de Chiltern Hills. J’aime naviguer et skier avec ma famille et dévorer livres et films. Comme je le disais je suis très ordinaire – à part pour ce qui se passe dans ma tête ! (rires). Qui sont vos « guides littéraires » ? J’aime les classiques : Charles Dickens, Jane Austen, Brontes, Anthony Trollope. Pour les plus récents, j’admire vraiment Stephen King, Dan Brown, J.K Rowling, Thomas Harris et Lee Child. Et il y a aussi une nouvelle vague d’auteurs britanniques que j’apprécie beaucoup comme Simon Beckett, Ariana Franklin et Tom Cain pour en citer quelques uns. Quelle est votre motivation quand vous écrivez ? J’aime ce que je fais ! Et il n’y a rien de mieux au monde que d’entendre quelqu’un dire qu’il a adoré un de mes livres. A quoi ressemble une journée de Sharon Bolton ? C’est très simple, j’emmène mon fils à l’école et ensuite je sors ma chienne. Si elle n’est pas trop turbulente, je peux déjà commencer à réfléchir à mon prochain chapitre. En général j’écris ensuite toute la matinée puis une petite heure l’après-midi. Puis je profite de mon fils avec qui je passe beaucoup de temps. Le soir, je cuisine et si je dois vraiment finir un chapitre selon les objectifs que je me suis fixés, je retravaille pendant la soirée. Cela peut apparaître très ennuyeux, je l’admets, mais je ne changerais ça pour rien au monde. Quel genre d’auteure êtes-vous ? Très studieuse ou plutôt patiente ? Les gens me posent souvent cette question. Et ils veulent savoir s’il m’est difficile de me mettre au travail. Et ma réponse est toujours la même : non, car écrire est ce que j’aime. C’est la chose la plus facile au monde pour moi. Je suis une écrivaine chanceuse. Pourquoi l’action de votre ouvrage est située sur cette île. Pouvez-vous nous expliquer comment est née cette idée ? Un jour, j’étais à la bibliothèque du coin et j’ai découvert la légende des Shetland Kunal Trows – une race de gobelins supernaturels qui vivent dans l’Unst, la plus éloignée des îles des Shetland. Ces gobelins ont de nombreux pouvoirs mais sont incapables d’enfanter des filles. C’est pour cela que pour perpétuer leur espèce, ils doivent enlever des femmes humaines. J’ai pensé que c’était une des histoires les plus horribles que j’avais jamais lue et j’ai immédiatement essayé de voir si je pouvais en faire un polar moderne. Comme cela venait d’une légende des Shetland, il était difficile de situer mon polar ailleurs. Et plus je lisais de choses sur les Shetland, plus je me disais qu’il n’y avait pas de sinistrement magnifique autre lieu pour mon histoire. Pourquoi écrire sur l’ésotérisme. Etes-vous fan de cela ? J’aime vraiment les histoires surnaturelles sombres et Sacrifice en est certainement une. Mais ce n’est pas seulement une histoire sur le surnaturel. Pour moi, chaque chose doit avoir une explication. Et tout ce qu’il y a dans la construction de Sacrifice se base sur des faits scientifiques et des investigations méticuleuses. Et je pense que ces deux éléments, le folklore et le scientifique, s’équilibrent bien. Comme Tora, votre vie a changé quand vous avez quitté Londres. Y’a-t-il un lien entre vous et Tora ou êtes vous profondément différentes ? Tora est la femme que j’aurais aimée être : belle, brillante et très brave. Ses caractéristiques sont de la fiction, évidemment, mais ses erreurs sont réelles et ressemblent parfois aux miennes. Je pense d’ailleurs que chaque auteur met quelque chose de lui-même dans tous ses personnages mais que son héros est souvent un alter-ego. Etes-vous heureuse d’être en compétition pour le Prix SNCF du polar ? Je suis vraiment très contente. C’est un honneur pour moi. Quand je vois les autres ouvrages en compétition et la liste des précédents vainqueurs, je réalise combien c’est déjà gratifiant d’être en leur compagnie. |
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Nouvel auteur à répondre à nos questions, Antoine Chainas, auteur d'Anaisthêsia, est en compétition dans la catégorie polar français. A son tour, il é...
Nouvel auteur à répondre à nos questions, Antoine Chainas, auteur d’Anaisthêsia, est en compétition dans la catégorie polar français. A son tour, il évoque son ouvrage, son travail et ses projets. Antoine Chainas, vous avez été sélectionné pour le Prix SNCF du polar avec votre précédent ouvrage Versus. Comment avez-vous digéré le succès de ce livre ? Je n'ai rien eu à digérer. J'ai continué à écrire. Explorer les possibilités, tester mes limites et celles des lecteurs. Voire les repousser, même si ce n'est pas un but en soi. Le roman suivant (Anaisthêsia) était déjà terminé à la sortie de Versus. Je n'ai donc pas eu de pression particulière, excepté celle de faire un livre dont je n'aurais pas honte. Par ailleurs, au moment où paraissait à son tour Anaisthêsia, j'étais déjà en train de finaliser les projets suivants : un planning chargé qui m'a permis de ne pas me préoccuper d'un succès ou d'un échec éventuel. Je ne suis d'ailleurs que très peu au courant des évènements périphériques et postérieurs à la remise d'un manuscrit. Quelle était votre intention initiale avec ce nouvel ouvrage ? Ainsi que je l'ai déjà précisé dans d'autres interviews, la gageure - et je pense que c'est celle qui incombe à chaque « écrivain » - était de ne pas se répéter tout en restant soi-même. J'ai la prétention de penser que j'y suis parvenu, que l'on aime ou pas les nouvelles orientations et les options choisies. L’univers médical est très présent dans votre ouvrage. Vous avez fait de nombreuses recherches à ce propos ? Oui, bien entendu. Mais c'est le cas d'une manière générale pour chacun de mes ouvrages. Ils sont le fruit d'une longue maturation consciente ou inconsciente. Tout est emmagasiné, trié, classé sans arrêt. Précisons cependant que ce domaine - parmi d'autres - me passionne depuis plus d'une vingtaine d'années. Et, à force, les recherches sont moins contraignantes : il est inutile de « partir de zéro ». L’un des passages les plus noirs du livre, est finalement celui où Désiré va en consultation et rencontre les autres malades. Pourquoi vous être autant attardé là-dessus ? Peut-être pour offrir un contrepoint à l'insensibilité croissante du héros. L'asile dans lequel se rend Désiré est à la fois le miroir de ce que rejette la société hygiéniste et en même temps le symbole de la violence normative et institutionnelle : la vraie violence, celle qu'on ne doit jamais perdre de vue. Les patients constituent, en outre, le dernier « point d'empathie » pour le personnage. Les aliénés qu'il côtoie sont les derniers pour lesquels, à défaut de ressentir quelque chose, il éprouve une sorte de proximité. Sans doute ces passages-là, entre autres, participent-ils de l'aspect éventuellement dérangeant du livre. La critique sociale des quartiers « sensibles », d’une assimilation ratée est très présente aussi. Est-ce votre point de vue que l’on peut lire dans cet ouvrage ? Non, évidemment. Il s'agit avant tout pour moi de raconter une histoire et en particulier de détourner - en les utilisant précisément - les codes et clichés associés à cette mythologie sociale. Les choses sont, bien entendu, beaucoup plus complexes que cela. Le propos n'est, à mon sens, présent qu'en filigrane (et donc forcément de manière un peu schématique) pour « ancrer » la diégèse, procurer un effet de réel - ou d'irréel - selon les besoins du rythme et de la structure. Pensez-vous que cet ouvrage est plus abordable que votre précédent ? Poser la question, c'est sans doute déjà y répondre. Plus abordable ? Probablement pas. Je sais que, de nos jours, il est beaucoup plus avisé, commercialement parlant, de prétendre que son livre ne réclame aucun effort de la part du lecteur ; qu'il est d'un abord aisé et indolore. Mais, toutes proportions gardées, je pense une fois de plus que ce n'est pas le cas ici. Parce que l'abstraction y est plus importante et le caractère insensible du personnage rend plus difficile encore l'identification possible. Cependant, cela faisait partie du jeu et je suis quand même heureux de constater que beaucoup de lecteurs ont accepté de le jouer jusqu'au bout en y trouvant une satisfaction - certes inconfortable - mais j'espère féconde. Quels sont vos prochains projets ? Il ne s'agit pas à proprement parler de projets, puisque ce sont des livres qui sont déjà écrits et qui font l'objet d'un contrat : - Un roman rock'n roll avec héroïne récurrente en octobre 2009 (Mona Cabriole - Six Pieds sous les Vivants - éditions La Tengo). - La prochaine Série Noire pour avril 2010. Opus pathogène intitulé : Une Histoire d'Amour Radioactive (éditions Gallimard). - Et enfin un Poulpe futuriste programmé pour septembre 2010 (2030, Odyssée de la Poisse - éditions Baleine). Quant aux projets ultérieurs en cours, ils ne sont ni finalisés ni signés pour l'instant. Je préfère donc, en l'état actuel, rester discret. Que pensez-vous d’Antonin Varenne et de DOA ? Je suis peu doué pour les pronostics. Je ne connais pas Varenne et ne peut donc me prononcer sur lui, désolé. En revanche, en ce qui concerne DOA, si j'étais membre du jury, en tant que lecteur, je voterais pour lui, c'est certain. Il ne s'agit pas là de fausse modestie ni de corporatisme. Outre le fait que DOA est un auteur que j'estime depuis ses premiers écrits chez Fleuve Noir, il a, avec Le Serpent aux Mille Coupures, atteint, je pense, la quintessence de l'efficacité. Et, sans doute, ses livres (ou en tout cas celui-ci), sont plus accessibles que les miens, dans le bon sens du terme. C’est une satisfaction pour vous de vous retrouver de nouveau en course pour ce Prix de lecteurs ? C'est toujours une satisfaction de se retrouver dans une sélection : c'est la preuve que, d'une manière ou d'une autre, votre livre a « touché » ou marqué les esprits suffisamment. Mais, tout comme les ventes, tout comme la reconnaissance (de ses pairs, des lecteurs...), comme l'exposition médiatique et les louanges, cela ne peut pas et ne doit pas être le but de l'écriture. A mon sens, celui qui s'exprime n'est pas là pour être aimé, gagner des prix ou de l'argent mais uniquement pour survivre encore un peu, au sens littéral. En paraphrasant Shakespeare, je dirais : « the rest is circumstance ». |
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3e auteur à se livrer au jeu de l'interview, Johan Theorin, avec l'Heure Trouble, est en compétition dans la catégorie polar européen. Le Suédois évoq...
3e auteur à se livrer au jeu de l’interview, Johan Theorin, avec l’Heure Trouble, est en compétition dans la catégorie polar européen. Le Suédois évoque pour les lecteurs du Prix SNCF du polar et les internautes son ouvrage. Interview. Monsieur Theorin, vous n’êtes pas très connu des Français, pouvez-vous nous parler de votre parcours et de votre vie ? Comment êtes-vous devenu écrivain ? Quand j’étais jeune, j’étais un doux rêveur qui se racontait des histoires dans sa tête, juste pour le plaisir. Et je crois que c’est ce que je continue de faire. Mais maintenant, je couche sur papier mes rêves pour les partager avec les autres. Entre temps, j’ai été journaliste pour un quotidien suédois pendant 20 ans. En parallèle de cela, j’écrivais des histoires lors de mon temps libre. C’était un passe-temps très amusant. Et lorsque L’Heure Trouble est devenue populaire en Suède, je me suis dit que je pourrais vivre ma vie en rêvant… Comment travaillez-vous à l’écriture de vos romans, quelles sont méthodes ? J’invite mes personnages dans un paysage intéressant que j’ai créé dans ma tête et je passe du temps avec eux, en essayant de me figurer qui ils sont et d’où ils viennent. Tôt ou tard, ils commencent à faire des choses inattendues entre eux. Et là je commence à écrire… Quels sont les éléments qui font un bon roman d’après-vous ? Quels sont ceux que vous privilégiez ? Un bon roman est un roman qui vous emmène pour un voyage dans des lieux spéciaux. Il vous fait vous émerveiller pour l’histoire que vous lisez, à tel point que vous oubliez que vous êtes en train de lire. Et vous continuez à en tourner les pages pour voir ce qu’il va se passer ensuite. Après l’avoir lu, vous n’êtes pas tout à fait le même qu’avant. Comment cette idée de roman vous est-elle venue ? Vous avez passé vos vacances à Öland quand vous étiez jeune. Racontez-nous? Ma mère et toute sa famille viennent d’Öland. Ils vivent là-bas depuis des centaines d’années. L’île et sa famille ont toujours été très chères à ma mère d’autant plus que nous y passions la plupart de nos vacances. J’ai passé mon enfance à y écouter des histoires effrayantes de fantômes, et les souvenirs de l’ancien temps. J’ai aussi beaucoup joué sur les plages rocailleuses et les landes désolées avec des enfants du coin quel que soit le temps, ensoleillé ou pluvieux. Je me rends compte que j’ai été élevé pour écrire ce type d’histoire. Cette histoire est très psychologique. C’est un ressort important pour vous ? L’homme est sociable. Même quelqu’un comme Adolf Hitler avait des relations avec les autres. Et écrire sur les relations, bonnes ou mauvaises, est ce que j’aime. Nous avons aussi tous des secrets que l’on essaye de cacher tout en voulant savoir ce que sont ceux des autres. Comprendre les relations entre les gens, les révéler est le métier de l’écrivain. Comment avez-vous créé vos personnages ? Le personnage de Nils Kant est né d’une discussion avec un vieux monsieur. Il m’a raconté l’histoire d’un Suédois qui avait commis un meurtre et avait fait croire à la police qu’il s’était envolé pour l’Afrique du Sud et y était mort. Je ne sais pas si c’est une histoire authentique mais je m’en suis inspiré. Et c’est comme cela que j’ai décidé d’écrire sur ce tueur légendaire et ce qu’il se passerait s’il revenait chez lui et faisait la rencontre d’un jeune garçon de 6 ans, comme je l’ai été. Quelles émotions éprouvez-vous à l’idée d’être sélectionné pour le Prix SNCF du polar ? Je suis vraiment très honoré, évidemment. Je pensais que L’Heure Trouble serait une histoire très locale, qui pourrait exclusivement intéresser quelques centaines de personnes qui vivraient à Öland. Et je suis vraiment très surpris du succès rencontré. Et heureux qu’elle soit traduite en français. Et donc encore plus satisfait que mon roman soit sélectionné pour le Prix SNCF du polar ! |
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Deuxième auteur à se livrer au jeu de l'interview cet été, DOA est en course dans la catégorie polar français du Prix SNCF du polar avec Le Serpent au...
Deuxième auteur à se livrer au jeu de l’interview cet été, DOA est en course dans la catégorie polar français du Prix SNCF du polar avec Le Serpent aux mille coupures. Il évoque son ouvrage, son parcours et sa vision du monde dans une interview inédite et passionnante. DOA, vous avez été sélectionné pour le Prix SNCF du polar avec votre précédent ouvrage Citoyens Clandestins. Qu’avez-vous fait depuis ? Comment avez-vous digéré le succès de ce livre ? Deux ans plus tard, j’ai écrit un roman Le serpent aux mille coupures, ½uvré sur divers projets audiovisuels avec plus ou moins de bonheur, me suis lancé dans l’aventure de l’écriture d’un livre à quatre mains avec Dominique Manotti, mon amie et mentor… Beaucoup de travail. Qui ne m’a guère laissé le temps de trop réfléchir à ce qui est arrivé à Citoyens. J’en suis très heureux mais je suis également vite passé à autre chose. Comment avez-vous travaillé sur ce nouvel ouvrage Le Serpent aux mille coupures ? Quelle était votre intention initiale ? J’ai bien travaillé (rires). Je voulais écrire un livre différent du précédent, explorer d’autres formes. Un livre rapide, musclé, qui ne laissait aucun répit au lecteur. Un livre qui collait à la réalité de son personnage principal, ce motard en cavale, assailli par la mort de tous les côtés. Sur un temps très court, moins de 96 heures. Le récit devait donc refléter cette urgence vitale. Pas question de s’appesantir sur quoi que ce soit, tant sur le fond que sur la forme, il fallait aller à l’essentiel, sans rien sacrifier côté réalisme, d’où la multiplicité des points de vue. Cristallisation d’une situation, tous les protagonistes qui traversent Le Serpent aux mille coupures y apportent ce qu’ils peuvent en fonction de ce qu’ils sont, ouvrent des lucarnes sur leurs réalités respectives et rien de plus. Comme dans la vraie vie. Peu de choses sont données à voir. Le reste, il faut le deviner ou le projeter. Telle était l’intention. Avec ce texte, j’ai également expérimenté une nouvelle méthode de travail : pas de traitement, juste la documentation, la réflexion, un plan très succinct et les mots, directs, bruts. Elle semble adaptée à ce format de roman, mais je doute qu’elle soit viable pour un texte de l’ampleur de Citoyens. Avez-vous une nouvelle fois composé avec beaucoup de documentation comme sur Citoyens Clandestins ? La volonté d’hyperréalisme qui sous-tend mon travail, un véritable fil rouge, me pousse à ne pas écrire tant que je ne sais pas. Alors oui, la documentation, évidemment. Pas aussi vaste que pour Citoyens, le projet ne l’imposait pas, mais sérieuse et approfondie certainement. Elle est plus pratique que livresque cette fois-ci, puisqu’il me fallait par exemple saisir l’atmosphère d’un lieu, Moissac, et de certains habitants de la région, afin de pouvoir les brosser en quelques traits. Pour cela, je me suis rendu sur place quelques jours, pour les impressions géographiques et capturer l’état d’esprit de mes locaux, j’ai arpenté des lieux publics, observé, parlé à quelques personnes, exhumé certains faits-divers – en particulier l’histoire de Tewfiq Khenouche, un agriculteur kabyle de la ville voisine, Castelsarrasin, qui constitue l’un des arcs de mon intrigue – fréquenté des sites très actifs sur le monde paysan, et ceux du vin et de la défense de la culture occitane. Une méthode déjà employée pour Citoyens. Il s’y déploie une pensée brute, d’aucuns diraient caricaturale, mais en fait juste libre, entre soi, protégée par l’anonymat du Net. En théorie. C’est instructif. Comme dans d’autres de vos romans, vos personnages sont très réalistes. Certains ont-ils véritablement existé ? Si oui, pourquoi avoir cette volonté d’adapter à la fiction la vraie vie ? Cet effet de réel, c’est un peu ma marque de fabrique me semble-t-il. Même si je ne suis pas le premier à l’utiliser. Il se trouve que les auteurs qui parviennent à le reproduire dans leurs livres font tous, ou presque, partie de mon panthéon personnel. Je marche donc sur leurs traces. Et cela me convient. Pour le moment. J’ai envie d’écrire sur le monde, la meilleure façon que j’ai trouvé de le faire passe par l’hyperréalisme. Quant à savoir si mes personnages ont existé, c’est non. Aucun d’entre eux. Omar Petit est inspiré de Tewfiq Khenouche mais aussi d’un autre jeune agriculteur, Jean-Hugues Bourgeois, victime du même rejet violent de la part de ses voisins. Omar est le seul protagoniste à être aussi proche du réel. Mais il n’est pas réel, juste une construction, une projection, comme tous les autres. Pas question de froisser ou blesser qui que ce soit. Ce n’est pas mon rôle. C’est également pour cela que j’ai déplacé l’action de Castelsarrasin à Moissac. Pour autant, mes personnages sont-ils plausibles ? Je le crois. Aussi minables puissent-ils paraître. La réalité est souvent très médiocre. Pensez-vous que cet ouvrage est plus abordable que votre précédent ? Citoyens clandestins a été accueilli avec méfiance à sa sortie. C’était mon troisième roman mais, à la vérité, personne ne me connaissait. Et il était gros, complexe, abordant des sujets dont les auteurs de noir français ne sont pas très friands et sur lesquels le public ne les attend pas. Des aspects que la critique, même globalement positive, n’a jamais cessé de rappeler. Je crois que tout cela a pu dissuader certains lecteurs, peu enclins à se jeter dans un si vaste inconnu pour vingt euros. Plus ramassé, Le Serpent est, de fait, moins intimidant, bien que je ne l’aie pas écrit ainsi pour cette raison. D’ailleurs, certains m’ont reproché d’avoir fait trop court, cette fois. Hum, jamais contents (rires). Les problématiques traitées dans cet ouvrage, le racisme, la montée en puissance d’une violence ordinaire, une certaine lâcheté, le fatalisme des situations, la mondialisation, est-ce par ce prisme que vous voyez le monde ? J’écris du noir, je suis donc animé par une volonté de fouiller les coins et recoins les plus sombres de la société des hommes. Il est évident que cela influence tout mon travail de romancier. Maintenant, est-ce que cela correspond à ma vision du monde ? En partie. Mais, comme l’annonçait il y a quelques années un grand succès de la culture populaire, ma vérité est ailleurs, à rechercher dans la parabole que développe Le serpent aux mille coupures. Vous avez évoqué dans une interview l’envie d’écrire cette parabole. Pour les internautes qui ne vous ont pas encore lu, pouvez-vous détailler cette idée ? Tout le livre est une parabole sur la mondialisation et pas seulement la mondialisation du crime, comme j’ai pu le lire ici ou là. Le phénomène est violent. Il est inéluctable, entraîne des changements profonds, qui relèvent parfois du viol de la réalité telle que nous la connaissons, avec des origines souvent indétectables ou invisibles. Cet inconnu agressif est complexe, où qu’il se déploie dans le monde, puisqu’il met en jeu un ensemble d’intervenants aux intérêts divergents. Des forces réactionnaires, opposées à tout changement, qui ont peur de l’extérieur. En l’occurrence dans Le Serpent, les agriculteurs, qui sont plus xénophobes – ils rejettent ce qui leur est étranger, et par extension ce qui est nouveau – que racistes – une doctrine qui prêche l’existence d’une hiérarchie entre les races. Une réalité sociale, celle de pays en cours de mutation, déjà, métissés et soumis aux influences extérieures. Incarnée dans mon intrigue par la famille Petit et sa fille, Zoé, le futur. Une puissance extérieure violente, celle des bouleversements politiques, économiques, sociaux, qui dépassent le cadre d’un seul pays et fonctionnent selon leur propre logique, et seulement elle. Ici symbolisée par les trafiquants. Et enfin, au milieu, la puissance publique, représentée dans Le Serpent par ses bras armés officiels, les gendarmes, et occulte, le motard. Il n’est pas tout à fait fortuit que ce soit le motard qui apporte la plus grande violence chez les Petit. Souvent, l’action officieuse des Etats, qui est au c½ur de la mondialisation, pour favoriser tel ou tel aspect de leurs politiques, a des conséquences a posteriori, bien des années plus tard – voir à cet égard des affaires françaises emblématiques comme Eurodif ou, plus récemment, l’attentat de Karachi. Lire, plus agréable, ailleurs, l’excellente Griffe du chien, de Don Winslow. Il me semble que la puissance publique, un Etat, un ensemble d’Etats, par les arbitrages qu’elle rend peut, à défaut d’enrayer le phénomène de la mondialisation – est-ce seulement souhaitable ? – soit le favoriser, soit le canaliser, l’orienter. Dans le roman, c’est ce que font, chacun à leur niveau, le lieutenant-colonel Massé du Réaux et le motard. Et ce n’est pas non plus un hasard si les gendarmes, rouages d’un système soumis à ses propres tensions politiques – ici, la ville de Toulouse et sa magistrature, métaphore des gouvernements et de leurs fonctionnaires – réagissent avec un temps de retard sur la réalité en marche. La mondialisation phénomène violent donc mais a priori ni positif, ni négatif. La question que l’on peut se poser est où nous entraîne-t-elle ? Pour avoir un début de réponse, il suffit de regarder, dans Le Serpent, la situation des protagonistes qui sont les plus proches de nous au début et à la fin de l’histoire. Un mot sur votre héros, très tourmenté, et sans trop en dévoiler. Vous travaillez déjà sur son futur proche ? Oui, un futur où il retrouvera quelques-uns de ses compagnons d’infortune. Et beaucoup de musique. Quels sont vos prochains projets ? Poursuivre l’écriture de notre récit à quatre mains avec Dominique Manotti. Nous avons encore un peu de temps, la sortie n’est prévue que pour mars 2011, à la Série Noire. Terminer, avec mon complice, le scénariste et réalisateur Michaël Souhaité, l’adaptation de KOP, de Dominique Manotti – oui, encore – un roman noir sur l’univers du football, paru il y a quelques années chez Rivages. Ecrire la suite du cycle entamé avec Citoyens clandestins et Le serpent aux mille coupures. On m’a aussi proposé de travailler sur un ou deux projets de cinéma dont je préfère ne pas parler plus en détail pour le moment. Et j’ai des tas d’autres romans à écrire. Vous avez déjà été sélectionné pour le Prix SNCF du polar. Cette fois, c’est la bonne ? Cette décision ne m’appartient pas… Mais j’en serais ravi. Que pensez-vous de « vos concurrents », Antonin Varenne et Antoine Chainas ? Plus confrères que concurrents en ce qui me concerne. Je ne connais pas le travail d’Antonin Varenne, mais j’en ai lu le plus grand bien. Quant à Antoine Chainas, que dire sinon que j’admire sa puissance et sa plume, l’une des plus talentueuses, si ce n’est la plus talentueuse, de la nouvelle génération du noir français. C’est une satisfaction pour vous de vous retrouver de nouveau en course pour ce Prix de lecteurs ? Mon travail ne laisse pas les lecteurs indifférents, que demander de plus ? |
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Auteur de l'étonnant Fakirs, Antonin Varenne est le premier auteur de la sélection estivale à se soumettre à nos questions. Il nous dévoile son parcou...
Auteur de l’étonnant Fakirs, Antonin Varenne est le premier auteur de la sélection estivale à se soumettre à nos questions. Il nous dévoile son parcours et parle de son roman. Antonin Varenne, pouvez-vous nous parler de vous et du chemin pris jusqu’à la sortie de cet ouvrage ? Avant de publier Fakirs, j’ai sorti deux romans dans une maison d’édition « plus petite » : Le fruit de vos entrailles et Le gâteau mexicain. Ma venue à l’écriture était une question d’envie que j’avais depuis longtemps déjà. Je voulais passer le cap et à un moment je me suis dit que j’allais m’y mettre. J’ai commencé véritablement à l’époque de mes 33 ans. Avant cela, j’ai travaillé comme acrobate en bâtiment en voyageant beaucoup notamment à travers la France, mais aussi en Islande ou au Mexique. Aujourd’hui je vis dans la Creuse et je me consacre à l’écriture et à ma famille. Comment est née l’histoire de ce troisième roman ? A la base, l’idée du fakir hémophile me plaisait bien (rires). Pour Nichols, il me fallait un sidekick et tout est parti d’un blague ou plutôt d’un défi lancé par deux amis un soir. Ils devaient me trouver une ébauche de personnage en 5 minutes. Et c’est John Nichols qui a surgit, grand spécialiste de Saint Sébastien. Les autres personnages tels Guérin et Lambert ont été totalement inventés. Et le thème des suicides était quelque chose que je souhaitais aborder. A un moment, Guérin ressort des archives et fait une liste de suicidés. Dont un certain Del Pappas, auteur de polar de son état… Dans cette liste il y aussi d’autres auteurs que j’ai rencontrés, des noms d’amis. C’était un petit clin d’½il. Comme pour le Caveau de la Bolée où se dénoue une partie de l’histoire ? Oui. Ce lieu existe vraiment à Paris. J’y allais quand j’habitais à Paris, avec des amis. C’était un repaire, assez étonnant, de prestidigitateurs. Comment travaillez-vous sur vos intrigues ? Cela dépend du sujet. Je lis beaucoup. Pour m’imprégner d’éléments. Mais je ne suis pas le genre d’auteur qui a déjà toute sa trame prête à l’avance et qui respecte une méthode établie. Je construis mon histoire au fil de ma plume. Je suis assez instinctif de ce côté-là. Certains personnages peuvent ainsi prendre de l’ampleur dans mon histoire sans que cela soit prévu, à l’image de Bunker par exemple. La chose la plus importante pour moi est d’être disponible intellectuellement au maximum quand j’écris. Avec succès. Cet ouvrage semble d’ailleurs vous tenir particulièrement à c½ur… Oui car je pense, modestement, que j’ai écrit une bonne histoire. Et j’ai vraiment envie de la défendre. Quand j’ai fini l’écriture, je me suis dit que j’avais passé une étape. Et le travail effectué avec les éditions Viviane Hamy m’a conforté dans cela. Ils ont été très ouverts et cela s’est vraiment bien passé. Les ventes semblent être au rendez-vous et cela me fait très plaisir. Quel lecteur êtes-vous ? Je lis un peu de tout. Je ne suis pas obsédé que par le polar. Loin de là. Même si je suis un fan de James Ellroy ou encore de Paul Auster dont je viens de relire la trilogie new-yorkaise. Mais j’aime le polar pour le côté « divertir sans abrutir ». Sinon j’essaye de suivre les conseils de mes amis. L’un des derniers est Seul le Silence de R.J Ellory. Vous êtes en compétition avec DOA et Antoine Chainas dans cette sélection estivale. Que pensez-vous de « vos concurrents » ? Ce sont des auteurs de qualité et je trouve que le Prix SNCF du polar, d’une manière générale, rassemble de très bons auteurs. Cette sélection est aussi pour moi une confirmation dans ma démarche. Et j’en suis très content car c’est un Prix de lecteurs. |
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Elus pour participer à la grande finale de cette 10e édition du Prix SNCF du polar, à l'occasion de la sélection printanière, le Français Gilles Legar...
Elus pour participer à la grande finale de cette 10e édition du Prix SNCF du polar, à l’occasion de la sélection printanière, le Français Gilles Legardinier et la Suédoise Gilles Legardinier, L’Exil des Anges : Je suis vraiment très heureux d’être en finale de cette 10e édition du Prix SNCF du polar. Sincèrement, j’avais lu les ouvrages « concurrents » et je ne me donnais pas favori. C’est une très belle récompense et j’espère désormais aller jusqu’au bout. Ce qui me fait très plaisir, c’est que dans ce Prix, qui s’active beaucoup pour la lecture et notamment en régions avec ses animations, c’est le public qui vote. C’est une source de motivation supplémentaire, d’autant que j’écris actuellement un nouvel ouvrage. Je m’étais déjà sentie très honorée à l’idée d’être en compétition pour la sélection du printemps. Mais je ne m’attendais pas à l’emporter, car c’est mon premier livre traduit en français. Je suis vraiment enchantée que les lecteurs aient choisi mon roman pour la grande finale. |
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Les deux premiers finalistes issus de la sélection printanière désormais connus, c'est au tour de la sélection estivale de débuter. 3 polars français ...
Les deux premiers finalistes issus de la sélection printanière désormais connus, c’est au tour de la sélection estivale de débuter. 3 polars français et 3 européens sont de nouveau en compétition. Vous aurez jusqu’au 10 septembre pour élire vos ouvrages préférés. Dans la catégorie polars français Le Serpent aux mille coupures de DOA aux éditions Gallimard Précise et affûtée, l’écriture de DOA s’affirme roman après roman. Et une nouvelle fois, l’auteur du remarquable Citoyens Clandestins livre une histoire que l’on n’a pas envie de lâcher. Sur fond de mondialisation, il place l’origine de son intrigue dans le Tarn et Garonne où se rencontrent mafieux napolitains, Colombiens, paysans revendicatifs, cultivateur kabyle, tueur à gages et flic dépressif avec un équilibre digne des meilleurs acrobates. Fakirs d’Antonin Varenne aux éditions Viviane Hamy Guérin et Lambert sont flics. Aux Suicides. Le premier, ancien du 36 quai des Orfèvres est lieutenant. Le second son stagiaire. Face à eux, une accumulation de morts suspectes. Et les trajectoires de divers personnages parmi lesquelles celle d’un Franco-Américain, John Nichols, monté à la capitale suite à la mort d’un de ses amis, Alan Mustgrave, ancien marine reconverti en artiste pour boîte sado-maso. Anaisthêsia d’Antoine Chainas aux éditions Gallimard Peut-on être à la fois noir, enquêteur et dealer à ses heures perdues ? Réponse oui. Et c’est Désiré St-Pierre, le personnage d’Antoine Chainas qui se colle à cette équation. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Elle y commence. Un jour, Désiré est victime d’un accident de voiture. Dans l’accident, il perd un kilo de cocaïne et obtient une belle balafre au visage. Grâce à cela, il arrivera à approcher la tueuse aux bagues, un serial killer, qui sévit avec intensité. St-Pierre arrêtera-t-il l’assassin ? Réussira-t-il à solder son compte auprès de son fournisseur de dope ? Les questions sont posées. Dans la catégorie polars européens Das System de Karl Olsberg aux éditions Jacqueline Chambon Omniprésents dans nos sociétés, les systèmes informatiques, et a fortiori Internet, permettent de réguler les échanges commerciaux, de créer du lien entre des individus séparés par des milliers de kilomètres ou encore de divertir via de nouvelles plateformes. Mais quand un logiciel, possible concurrent de Google, acquiert son autonomie et sème le chaos sur la toile, le quotidien se trouve profondément bouleversé. La tension est partout. Surtout si 2 des concepteurs dudit logiciel meurent dans des conditions mystérieuses… L’Heure Trouble de John Theorin aux éditions Albin Michel Couronné meilleur roman policier suédois de 2007, l’Heure Trouble est une totale réussite. Avec talent, John Theorin met en forme un thriller dans la plus pure tradition nordique qui voit l’envoi d’une chaussure à un grand-père relancer une affaire de disparition d’enfant. Et ce, 20 ans plus tard ! L’atmosphère est étouffante et les zones d’ombres nombreuses. Sacrifice de Sharon Bolton aux éditions Fleuve Noir Venue s’installer sur cette île sauvage des Shetland en suivant son ami, Duncan, Tora se retrouve nez à nez avec un cadavre de femme. A celle-ci, il manque le c½ur. Le trou béant laissé là où l’organe devrait se trouver n’oblige pas la police locale à pousser plus loin la recherche. De son côté, Tora veut comprendre et va se heurter à la vie locale… |
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Alors que la sélection estivale va bientôt débuter, le dépouillement de vos votes effectués tout au long de la période printanière vient de livrer son...
Alors que la sélection estivale va bientôt débuter, le dépouillement de vos votes effectués tout au long de la période printanière vient de livrer son verdict. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le suspense a été à son comble jusque dans les derniers instants… En effet, si pour l’identité du premier finaliste européen du Prix SNCF du polar, aucun doute n’a été permis puisque c’est l’ouvrage Un Torse dans les Rochers d’Hélène Tursten qui a remporté la majorité des votes des lecteurs, il n’en va pas de même pour les hexagonaux. En tête dans 8 régions sur 12, la Suédoise et son enquêtrice Irène Huss ont, en effet, fait l’unanimité. Il est vrai que la course-poursuite engagée par l’inspectrice aux basques d’un serial killer est maîtrisée avec un brio rare. Mais en ce qui concerne le finaliste français, Gilles Legardinier et Pierre Lemaître ont été au coude à coude jusque dans les derniers instants de vote. Et c’est finalement Gilles Legardinier, auteur de L’Exil des Anges, fresque onirique et humaniste, qui a remporté la mise. Devançant de peu son concurrent, Legardinier obtient une belle récompense pour son premier polar publié. |
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Dernier auteur à répondre à nos questions pour cette sélection printanière du Prix SNCF du polar, Denise Mina se livre en exclusivité pour les lecteur...
Dernier auteur à répondre à nos questions pour cette sélection printanière du Prix SNCF du polar, Denise Mina se livre en exclusivité pour les lecteurs. Denise Mina, c’est de manière étonnante que vous êtes venue à l’écriture. Racontez-nous… J’étais en train d’écrire une thèse sur les maladies mentales et les femmes meurtrières. J’avais obtenu une bourse pour cela. Et j’ai réalisé que si j’écrivais un polar avec toutes mes idées acquises sur la criminologie, il y aurait sûrement plus de monde pour lire ce qui pourrait être le roman le plus complet et documenté sur ce thème. Surtout si j’ajoutais beaucoup de corps et de sang. Et c’est ce que j’ai fait ! Qui sont vos guides « littéraires » ? George Orwell a écrit un essai appelé Pourquoi j’écris et je l’ai souvent relu pour me conforter dans mes positions. J’aime sa certitude et sa conviction que la fiction est un instrument politique, que le langage est un medium et que vous ne devez jamais utiliser un mot long quand un court fonctionne, tout en ayant l’obligation de distraire les lecteurs. Qu’est ce qu’un bon livre pour vous ? Celui qui m’emmène dans un autre monde. Comment est née l’histoire de La Mauvaise Heure ? J’ai lu un article dans un journal qui relatait l’histoire de deux junkies. Ces derniers s’étaient respectivement enlevés les dents et avaient été retrouvés chez eux par un officier de police. Le policier pensait qu’il avait été simplement appelé pour demander aux habitants de tourner le bouton du volume et les trouva nus, couverts de sang. C’était une trop belle image, impossible à ignorer. Comment avez-vous créé Paddy et vos autres personnages ? Certains arrivent complètement formés dans ma tête. Comme ça. Et quand d’autres ne me semblent pas très réels, j’essaye de leur trouver une maison dans le périmètre où je vis. En cherchant dans quel type de lieu ils seraient susceptibles d’habiter. Ca en dit tellement long sur une personne : quelle distance il lui faudra pour aller chercher du lait, à côté de qui elle vit, son inspiration, son style personnel. Parler de corruption dans cette histoire semble très important pour vous... Ca l’est. Je n’aime pas les histoires de corruption qui voient comme conclusion celle que le système est bon et que ce n’est que l’affaire d’une personne. J’ai d’ailleurs envie de faire une grosse histoire de corruption dans un prochain livre. Pourquoi l’histoire est-elle écrite dans le Glasgow des années 80 ? Je voulais créer une série, avec un personnage, qui fonctionnerait comme une biographie, s’étalant sur toute sa vie et qui formerait une histoire complète. De plus, l’histoire de Glasgow et des journaux de l’époque est tellement intéressante. Il y a eu tellement de changements pendant les années 80. Je trouve ça fascinant. La façon de raconter a fondamentalement changé avec l’évolution de la presse de cette époque. Etes-vous heureuse d’être sélectionnée pour le Prix SNCF du polar ? Etre nominée pour ce Prix donne du sens à ce que je fais. Je me sens si submergée que je pense prendre ma retraite et renoncer à écrire (rires)… Non sincèrement, je suis vraiment enchantée. |
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A 7 jours de la fin des votes pour la sélection printanière du Prix SNCF du polar, vous avez encore la possibilité de faire tout basculer. Alors qui, ...
A 7 jours de la fin des votes pour la sélection printanière du Prix SNCF du polar, vous avez encore la possibilité de faire tout basculer. Alors qui, selon-vous, doit accéder à la finale de cette 10e édition. Petite piqûre de rappel des ouvrages en compétition. Dans la catégorie polar français Pierre Lemaître et sa Robe de Marié emportent le lecteur dans une histoire machiavélique. En plongeant dans le quotidien de Sophie, une jeune trentenaire de son temps qui perd peu à peu ses clefs, ses habitudes puis la tête, l’auteur démontre une vraie virtuosité dans l’intrigue et offre un thriller à plusieurs voix de belle facture. Moins conventionnel, Gilles Legardinier propose avec l’Exil des Anges, une histoire palpitante autour de la thématique de la mémoire. Documenté et riche, son récit oscille entre onirisme et action. Un bon compromis qui donne à son récit un ton singulier qui ne peut pas laisser indifférent. Homme de mots et de maux, Hervé Prudon ne fait jamais dans la facilité. Libre, son roman l’est tout autant que La langue chienne qu’il maîtrise du bout de sa plume. Tintin, Gina et Franck forment un trio à l’équilibre installé mais pourtant instable. La fin, le crime, doivent arriver, mais quand et comment ? Tel est l’enjeu de cette précieuse livraison littéraire. Dans la catégorie polar européen Dans la plus pur lignée du roman scandinave, Helene Tursten propose avec Un Torse dans les rochers, un des récits venu du froid les plus emballant de ces derniers mois. Bien ficelé, avec des personnages attachants, ce voyage entre Suède et Danemark à la poursuite d’un serial killer ne peut pas laisser indifférent. La Mauvaise Heure de Denise Mina est tout sauf un rendez-vous manqué. Avec beaucoup de virtuosité l’auteur décortique une certaine idée de l’Ecosse et du Glasgow des années 80 à travers le prisme d’une jeune journaliste, Paddy Meehan, sans jamais tomber dans le cliché. Le tout autour d’un fait-divers qui fait froid dans le dos. Etrangers parmi la foule quotidienne, les SDF sont des fantômes à côté desquels nombre de contemporains passent sans vraiment y prêter attention. Au c½ur de ce monde souvent inconnu, |
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Deuxième auteur étranger à se plier au jeu de l'interview, la Suédoise Helene Tursten se livre au fil des questions pour les lecteurs du Prix SNCF du ...
Deuxième auteur étranger à se plier au jeu de l’interview, la Suédoise Helene Tursten se livre au fil des questions pour les lecteurs du Prix SNCF du polar. Helene Tursten, quel chemin avez-vous emprunté pour devenir auteur ? Après l’école, j’ai fait des études pour devenir infirmière. J’ai travaillé 3 ans en tant que telle puis j’ai repris des études, 5 ans, pour devenir… dentiste. Cela a été mon activité pendant 10 ans mais j’ai du stopper cette carrière à cause de problème de santé. Je me suis donc tournée vers l’écriture. Je savais que j’étais capable d’écrire et comme je lisais beaucoup, je me suis dit : pourquoi pas. Et ça ne marche pas si mal finalement… Quels sont vos guides en littérature ? J’ai beaucoup d’influences diverses. Je lis toutes sortes de livres, du moment qu’ils sont excitants et intéressants. Bizarrement, je ne suis pas une accro au polar. Je me tourne finalement en majorité vers la non-fiction : l’histoire, les biographies… Il y a beaucoup d’auteurs que j’admire comme Joyce Carol Oats, Dennis Lehan, Ernest Hemingway, P.D James, Omahr Pamuk, Selma Lagerlöf, Kerstin Ekman, et bien d’autres ! Comment travaillez vous ? Je suis aussi studieuse que patiente. Je peux attendre un bon moment avant d’avoir une bonne histoire. Faire de nombreuses recherches. Et il n’y a pas d’intérêt à se forcer. Mais quand je commence à travailler, je suis très disciplinée. Avec un rituel précis. Comme me lever tôt. Lire les nouvelles. Me mettre au travail pendant 2 ou 3 heures. Puis faire un break et reprendre ensuite l’après-midi. Comment est née cette histoire d’Un torse dans les Rochers ? Cela a commencé avec un ami qui est aussi écrivain. Il est homosexuel et il vit avec un autre homme. Un midi, nous déjeunions lorsqu’il a commencé à me dire : « j’ai eu un amoureux qui est mort dans des circonstances horribles. Mais c’était bien des années après que nous nous soyons séparés. » Et après il m’a raconté toute l’histoire. Que j’ai reconnue puisque les medias en avaient beaucoup parlé à l’époque. Ce n’est pas la même histoire dans le livre évidemment mais c’est le même genre de victimes et le tueur ressemble beaucoup aussi. Irène Huss est votre héroïne la plus célèbre. Avez-vous des points communs ? Quel genre de personnage vouliez-vous en faire ? Pour être honnête, Irène et moi sommes très différentes. Et je crois que c’est important de le souligner. J’ai besoin d’elle comme d’un instrument pour raconter mon histoire. Elle n’est pas là pour dire quelque chose de moi, ou mes opinions. J’ai rencontré mon mari, il y a 30 ans maintenant lorsque nous étions à l’université pour devenir dentiste. Et s’il exerce aujourd’hui ce métier, il a aussi été policier à une époque. Pendant 6 ans. A travers lui et les agents qu’il connaît, j’ai créé Irène Huss. Je voulais qu’elle soit une bonne enquêtrice, une personne intéressante et dans laquelle le lecteur pouvait se reconnaître. Votre histoire évolue entre la Suède et le Danemark. Que pouvez-vous raconter des différences entre ces deux pays ? Ce n’est pas parce que ces deux pays sont si près qu’ils sont similaires. Il y a même beaucoup de différences. Je dirais que les Suédois sont un peu plus « rigides » tandis que les Danois sont plus « flexibles ». Et cela peut poser de nombreux problèmes entre nos deux pays… Que représente pour vous cette sélection pour le Prix SNCF du polar ? Je suis vraiment enchantée et honorée d’être en compétition pour ce prix. J’ai été nommée pour des prix dans d’autres pays, mais je crois que celui-ci est le plus prestigieux. Et je suis très enthousiaste car c’est mon premier livre traduit en français. |
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Premier auteur étranger de la sélection printanière à se prêter au jeu de l'interview, l'Espagnole Alicia Gimenez Bartlett se livre dans un entretien ...
Premier auteur étranger de la sélection printanière à se prêter au jeu de l’interview, l’Espagnole Alicia Gimenez Bartlett se livre dans un entretien exclusif. Elle évoque son parcours et son ouvrage Un Bateau plein de riz. Madame Gimenez Bartlett, quel a été votre parcours jusqu’ici ? Eh bien, j’ai longtemps écrit des romans sur divers sujets et si j’ai eu un certain écho critique, je n’avais pas beaucoup de lecteurs. C’est seulement avec la série de Petra Delicado que j’ai connu le succès populaire, les traductions et les adaptations à la télé. Mais je ne fais pas que du polar. J’aime toujours écrire d’autres types de romans. Décrivez-nous une journée standard de votre vie... Je me réveille à 8h et je travaille jusqu'à 13h. Je déjeune et après ça je recommence à écrire pendant quelques heures. Les week-ends, je pars toujours à la campagne où je peux voir mes chiens, sans jamais travailler. Je mène une vie plutôt tranquille et classique. Quel genre d’écrivain êtes-vous ? Je suis patiente. Mes éditeurs voulaient me convaincre de publier un livre par an. Mais je n’ai jamais voulu. Je préfère travailler lentement, corriger plusieurs fois. Comment avez-vous créé Petra et Firmin ? Quelle part d’eux vous appartient ? Je venais d’écrire un roman sur la cuisinière de Virginia Woolf. Étant issue de la fiction, j’ai dû beaucoup me renseigner sur les personnages réels et l’époque. A la fin, j’étais fatiguée de ce boulot tellement sérieux et j’avais besoin d’autre chose. Quelque chose d’un peu plus léger. C’est alors que j’ai pensé au polar. De Petra je pense avoir l’ironie, de Garzón… peut être l’humour. Cela n’a pas été trop dur d’écrire cette nouvelle histoire avec ces mêmes personnages ? Non, non, au contraire. Quand je suis en train de travailler sur un polar de Petra et Fermín, c’est comme si des amis m’attendaient sur mon bureau. C’est plus dur quand je m’occupe avec d’autres genres de livres. Comment est née cette idée d’écrire ce livre au coeur du monde des sans-domiciles ? Je voyais ces hommes, dormant dans la rue, et je me demandais comment on peut arriver à un tel état. Sont ils nés comme ça ? Ont-ils vécu d’une façon normale jusqu’à un certain point ? Quel point ? Nous sommes bien informés sur la faim en Afrique, mais ces gens, qui habitent tout près de nous, sont des inconnus. Quand on lit votre livre, on sait que Barcelone est importante pour vous. Pourquoi ? C’est la ville où j’habite et dans le polar moderne, la ville est un personnage de plus. Malgré cela, je crois que les villes se ressemblent de plus en plus. Qu’est ce que cela représente pour vous d’être sélectionnée pour le Prix SNCF du polar ? Ah, je suis ravie ! J’ai un grand succès en Italie et en Allemagne, mais c’est la France, le pays que j’adore. En plus, mon père travaillait à |
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Troisième auteur français à se prêter au jeu de l'interview, Hervé Prudon, est en compétition pour le Prix SNCF du polar avec son roman La Langue Chie...
Troisième auteur français à se prêter au jeu de l’interview, Hervé Prudon, est en compétition pour le Prix SNCF du polar avec son roman La Langue Chienne. Un ouvrage ciselé, écrit par un auteur étonnant et sans concession. Hervé Prudon, pouvez-vous vous présenter aux lecteurs du Prix SNCF du polar ? Je suis né en 50. J’ai eu 18 ans en 1968… J’écris des polars depuis quelques années maintenant. Mon premier roman, publié en 1978, s’appelait Mardi Gris. J’ai ensuite sorti quelques ouvrages jusqu’au milieu des années 80. Notamment Banquise, qui va être réédité dans les semaines à venir, et Les Yeux doux. Ensuite, j’en ai publié d’autres à partir de 1996, dont un Poulpe, jusqu’à La Langue Chienne. Entre temps, j’ai aussi été perruquier, nègre, journaliste… La langue, La Langue Chienne que vous écrivez, est parfaitement maîtrisée dans ce nouvel ouvrage, à la virgule près, on imagine un énorme travail en amont de la sortie. Qu’en est-il ? Oui, il y a eu beaucoup de travail. Même si je me rends compte que je suis moins pointilleux et que je mets, justement, moins de virgule (rires). La Langue Chienne est un des livres que j’ai écrit dont je suis le plus content car il est vraiment abouti. Il y a eu un gros travail avec la maison d’édition, beaucoup d’échanges. Et au final, le rendu me plaît. Le mot avec un grand M, et ses jeux sont très présents. Est-ce une volonté ? En fait, je ne fais pas de jeux de mots, pour faire des jeux de mots. L’écriture vient naturellement. Ce que je veux, c’est donner du sens. Et s’il faut utiliser quelques trucs, je le fais. Votre histoire, entre Franck, Tintin et Gina est assez déconcertante. Comment est-elle née ? Elle vient d’un fait-divers que j’avais lu dans un journal. On y trouvait des ingrédients que j’ai repris dans le livre comme le surnom, Bourvil, donné à Tintin. Et d’autres éléments qui constituent l’intrigue. Ce qui m’avait frappé dans cet article, c’était un fait qui me semble très vrai : le meurtre, les crimes, sont souvent commis par des idiots. Votre livre plonge au c½ur de la psychologie. Au fond d’un monde, celui d’une certaine classe moyenne, à la fois proche et complexe. Pourquoi ? La question que je me pose et qui revient toujours est : est-ce ainsi que nous vivons ? Tout découle de cela. Le fait de supporter une situation dans laquelle on vit comme Tintin, de devoir faire face à Franck et Gina. Ces relations de dépendance, de haine, c’est ce qui m’intéresse. Comment avez-vous reçu le fait d’être sélectionné pour le Prix SNCF du polar ? J’en suis vraiment très heureux. Cela fait toujours plaisir de concourir pour ce type de Prix. |
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Auteur de L'Exil des Anges, Gilles Legardinier est le second Français de la sélection printanière du Prix SNCF du polar à répondre à nos questions. Dé...
Auteur de L’Exil des Anges, Gilles Legardinier est le second Français de la sélection printanière du Prix SNCF du polar à répondre à nos questions. Découvrez un peu mieux ce romancier attachant et de grand talent. Gilles Legardinier qui êtes vous ? Je suis un manieur de mots. Un passeur d’émotions. Assez autodidacte puisque j’ai commencé à travailler très tôt, vers 14/15 ans. Je voulais d’abord être dessinateur de bandes dessinées mais vu la qualité de mon coup de crayon, j’ai dû me résoudre à raconter les histoires que j’avais en moi autrement. J’ai travaillé et je travaille encore dans le cinéma, mais aussi dans la communication. Et j’écris donc des romans. Si j’ai écrit beaucoup d’ouvrages, pour la jeunesse notamment, L’Exil des Anges est mon premier polar publié ainsi. Comment est née l’histoire de L’Exil des Anges ? A titre personnel, j’ai beaucoup de mal à quitter les gens, j’aime passer du temps avec eux, échanger, me nourrir des rencontres. Et quand j’ai des décisions importantes à prendre, je convoque les esprits de ceux qui me sont chers afin de faire le meilleur choix. J’essaye de savoir comment chacun agirait. La mémoire et le souvenir sont pour moi des choses très importantes. Et j’ai donc eu envie d’écrire quelque chose autour de cela. L’Ecosse est la toile de fond de votre récit. C’est une terre qui doit signifier quelque chose d’important pour vous. Non ? C’est vrai. L’Ecosse est une terre où je me sens bien. Je m’y sens à ma place bien que je sois français (rires). C’est authentique, fort. Il faut une vraie raison pour aller là-bas. J’ai découvert ce pays plus jeune lorsque je travaillais sur les effets spéciaux. Avec un personnage espagnol, un autre hollandais et un allemand, L’Exil des Anges, écrit par un Français, qui se déroule en Ecosse est une ode à l’Europe… J’habite sur Terre simplement. J’ai eu la chance de voyager et j’avais aussi envie de faire ressortir ça dans ce livre. Avec une volonté de casser certains clichés via mes personnages. C’est quelque chose de très difficile en France de sortir de cela. La France n’est par exemple pas perçue à l’étranger comme elle se perçoit elle-même. Et inversement. Les Français doutent souvent de leur potentiel alors que celui-ci est très fort. L’Exil des Anges se termine par des remerciements, notamment à un colonel et un professeur qui semblent vous avoir aidé dans la construction de ce livre. Pouvez-vous nous expliquer ? Déjà, pour moi, il est essentiel de remercier les gens qui ont participé à la naissance de cette histoire. Ensuite, il me semble important de maîtriser la matière de mon roman, notamment en ayant rencontré des spécialistes divers, afin d’être libre d’écrire mon histoire en mettant au service de celle-ci les techniques et éléments acquis. Aller sur le terrain est une mine d’informations incroyable car on en apprend plus sur une ambiance dans des couloirs d’hôpitaux qu’en allant compulser des livres en bibliothèque. Vous prenez donc l’information là où elle est pour vos intrigues. Comme pour vos personnages ? Exactement. Je suis un voleur élégant car ce que je prends aux gens, je le redonne beaucoup dans mes livres (rires). Un dernier mot sur le Prix SNCF du polar. Heureux d’être sélectionné ? Vraiment très heureux. Le Prix SNCF du polar est un prix de lecteurs. C’est pour eux que j’écris ! Pour qu’ils prennent du plaisir à tourner les pages de mon roman. Et si on retient quelque chose de mon histoire, en plus du bon moment passé, j’en suis très content. |
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Premier auteur de la sélection printanière à répondre à nos questions Pierre Lemaître, de Robe de Marié, se livre dans une interview exclusive pour le...
Premier auteur de la sélection printanière à répondre à nos questions Pierre Lemaître, de Robe de Marié, se livre dans une interview exclusive pour les lecteurs du Prix SNCF du polar. Pierre Lemaître, on vous connaît déjà pour votre premier ouvrage Travail Soigné, mais qui êtes vous ? Aujourd’hui, je suis écrivain et scénariste pour la télévision. Dans mes premières vies, j’ai été psychologue et j’ai fait de la formation littéraire pour adultes. En ce qui concerne l’écrit, il a toujours été présent chez moi, en tant que lecteur depuis tout petit, mais aussi en tant qu’écrivain. Même si jusqu’à 2003/04, ce n’était pas aussi formalisé qu’aujourd’hui puisque je ne donnais pas à cela autant d’allant. Je m’étais dit que dans ma dernière vie, je serai écrivain et c’est ce que je fais enfin. Vous évoquez une littérature très présente chez vous, depuis longtemps, quels sont vos maîtres, ceux que vous aimez lire ? Je suis un vrai fan de John Le Carré. Quoi qu’il arrive, je suis devant la librairie le jour de la sortie de son nouveau roman. J’aime aussi beaucoup James Ellroy ou encore George Pelecanos. Et comme j’ai coutume de dire, il y a les auteurs et les livres. A côté de ceux-là, dont l’ensemble des écrits est admirable, il y a pour moi, des romans, parfois uniques, à tirer d’une bibliographie comme Train de Pete Dexter ou encore Laidlaw de William McIlvanney. J’aime aussi lire du classique, comme Flaubert ou Proust, évidemment, car je pense qu’on n’est pas forcément l’auteur de ce qu’on aime lire et inversement. Parlons donc de ce que vous écrivez alors. Comment vous est venue cette idée de Robe de Marié ? Tout est parti de la lecture d’un article qui m’avait frappé. Et surtout de son titre. Et je me suis demandé ce que pourrait être le contenu d’un polar qui aurait eu ce même titre. Pour le reste, la construction du livre, celle des personnages, cela vient naturellement. C’est un peu comme pour les experts du jeu d’échec. Si on les questionne alors qu’ils ne le sont pas encore, qu’ils apprennent, ils savent vous expliquer comment ils jouent, mais une fois cet apprentissage acquis, cela devient naturel. Je pense que c’est pareil pour l’écriture. Le background et la culture générale, au final, sont constitutifs de cela. Vous devez donc faire partie des romanciers qui ne sont pas forcément adeptes de la recherche à outrance… Exactement. Je ne suis pas un auteur de documentaires. Si le lecteur peut, à travers les pages lues, ressortir avec des questions ou des enseignements, c’est gagné. Mais ce qui prime pour moi, ce sont les histoires et les personnages. Alors justement, Sophie, votre personnage, qui est-elle ? Je pense que c’est quelqu’un de son temps, ordinaire. Mais qui doit affronter une situation très difficile en développant un véritable instinct de survie. Avec cette théorie, chère à Boris Cyrulnik, de résilience. Sophie ne sait pas à quel point, elle peut avoir des ressources. Comme beaucoup de gens d’ailleurs. Et Frantz ? C’est un personnage animé d’un seul sentiment : celui de la vengeance. J’avais envie d’un personnage comme celui-ci. Tenu par une seule chose. Votre histoire est finalement assez inquiétante, mais on y croit. Elle peut donc poser la question de la crédibilité de faits de ce type. Qu’en pensez-vous ? Je pense que la réalité dépasse bien souvent la fiction. Car le monde, aujourd’hui, est comme ça. Quand on voit cet homme, en Autriche, qui a séquestré sa fille pendant des années et lui a fait des enfants, je pense que si j’avais écrit quelque chose comme ça, on m’aurait dit « Pierre Lemaître, vous y allez quand même un peu fort ». Je suis en dessous de ce qui peut se faire. Un dernier mot sur le Prix SNCF du polar ? Je suis vraiment très heureux d’y participer car c’est un très beau prix. Avec une ligne éditoriale de grande qualité et une orientation vers les lecteurs qui est très importante pour moi. Les auteurs et ouvrages primés sont d’ailleurs très bons. Si je pouvais le remporter, je serais vraiment très content ! |
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C'est parti ! La 10e édition du Prix SNCF du polar est désormais lancée. Et en ce début mars, la sélection du printemps se dévoile à vous, lecteurs. I...
C’est parti ! La 10e édition du Prix SNCF du polar est désormais lancée. Et en ce début mars, la sélection du printemps se dévoile à vous, lecteurs. Ils sont 6, 3 français et 3 européens à vouloir s’attirer vos faveurs. Il ne vous reste plus qu’à les découvrir et à voter pour vos préférés. Premier tour d’horizon. Dans la catégorie « polars français » : Robe de Marié de Pierre Lemaître aux éditions Calmann-Levy Attachée de presse, Sophie est une jeune femme de son temps. Equilibrée. Elle a un mari aimant, des amies avec lesquelles elle partage tout. Mais insidieusement, touche après touche, sa vie change. Elle perd ses affaires, dort mal et est même renvoyée. Elle semble finalement perdre les pédales. Sa belle-mère puis son mari meurent brutalement et de manière très étrange. La descente aux enfers commence… La Langue Chienne d’Hervé Prudon aux Editions Gallimard Manieur de mots de grand talent, Hervé Prudon propose avec La Langue Chienne, une plongée au c½ur de la vie d’un couple particulier : Martin, dit « Tintin » pour les intimes, et Gina. Ils vivent dans le Nord. Lui est plutôt un homme lettré, elle ne l’est pas. Les opposés s’attirant, autant que ceux qui se ressemblent s’assemblent, ils se mettent en ménage. Et arrive Franck, star locale de char à voile, qui prend ses quartiers sous leur toit. Un couple à trois, nid parfait pour un noir de grande qualité ! L’Exil des Anges de Gilles Legardinier aux Editions Fleuve Noir Auteur de plus d’une trentaine de romans, adaptations cinématographiques et autres reportages dans les coulisses du cinéma, Gilles Legardinier est devenu une valeur sûre de l’édition. Avec cette aventure humaniste, il propulse ses lecteurs dans les secrets de la mémoire. Et voit ses héros traqués par une agence gouvernementale américaine dans le but d’obtenir ce qui les réunit. Une belle réussite. Dans la catégorie « polars européens » : Un Torse dans les rochers d’Hélène Tursten aux Editions Michel Lafon Avec humour et cynisme, on pourrait dire qu’un bon titre est un titre mort. Et avec celui d’Hélène Tursten, on ne serait pas loin de la vérité. Puisque cette accroche Un Torse dans les rochers en dit suffisamment long pour ne pas en dire beaucoup plus pour appâter les lecteurs. Ainsi, par ce corps découvert sur une plage débute l’intrigue de ce polar nordique enlevé qui verra une inspectrice, Irène Huss, partir à la recherche d’un tueur qui abandonne des cadavres avec un étrange tatouage… La Mauvaise Heure de Denise Mina aux Editions du Masque Jeune et intrépide journaliste au Scottish Daily News, Paddy Meehan rêve de devenir reporter criminel dans son quotidien. Mais pour l’heure, elle est abonnée aux soirées solitaires rythmées par les écoutes de la radio de la police. Jusqu’au soir où elle est témoin, corrompue (un billet dans la poche pour oublier ce qu’elle a vu), de ce qu’elle croyait être une commune dispute conjugale mais qui se révèle être un meurtre. Le scoop n’est pas loin, la mort non plus. Un Bateau plein de riz d’Alicia Gimenez Bartlett aux Editions Rivages/Noir Sixième roman consacré au duo de flics espagnols Petra Delicado/Firmin Garzon, Un bateau plein de riz débute par la découverte d’un nouveau meurtre pour l’enquêtrice, un peu blasée, flanquée de son adjoint. Mais pas par celui d’un riche héritier ou d’un magnat des médias. Non. Il débute par le meurtre d’un clochard, retrouvé dans un parc de Barcelone au petit matin. Avec talent, Alicia Gimenez Bartlett décrit un monde peu connu, celui des mendiants. Avec une justesse et un réalisme saisissant. Un roman aussi social que noir. |
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La 9e édition du Prix SNCF du polar terminée avec Karine Giébel, lauréate du Prix SNCF du polar français avec Les Morsures de l'ombre, et Nick Stone, ...
La 9e édition du Prix SNCF du polar terminée avec Karine Giébel, lauréate du Prix SNCF du polar français avec Les Morsures de l’ombre, et Nick Stone, lauréat du Prix SNCF du polar européen avec Tonton Clarinette, comme grands vainqueurs, les hostilités pour la 10e édition vont bientôt débuter. Découvrez quels vont être les premiers grands événements de cette année anniversaire. Début des votes pour la nouvelle sélection le 24 février A partir du 24 février, vous allez pouvoir voter pour vos auteurs et polars préférés afin d’élire les lauréats du 10e Prix SNCF du polar. Comme chaque année, le principe reste le même. A chaque saison (printemps, été et automne) 3 auteurs français et 3 auteurs européens seront en compétition. A vous de les départager pour voir se défier en finale vos 3 préférés dans chaque catégorie. Comme toujours, variétés des univers, des écritures et des thèmes seront les caractéristiques des ouvrages soumis à vos votes. Les animations en région reprennent dès le 21 mars Et c’est Rennes qui rouvrira le bal des animations régionales. S’en suivront des événements à ne pas manquer à Lille, Bordeaux, Tours ou encore Nantes. Et d’autres villes encore. Comme toujours, ces rendez-vous seront l’occasion pour nombre de lecteurs de rencontrer leurs auteurs préférés mais aussi de participer à des jeux avec les désormais incontournables et célèbres énigmes du Prix SNCF du polar. Mais ce n’est pas tout, d’autres surprises auront lieu dans vos régions, mais pour le moment, tout cela est classé confidentiel. Le Prix va poursuivre son évolution A anniversaire emblématique, évolutions marquantes. Toute l’équipe du Prix SNCF du polar travaille sur des projets pour rendre votre Prix toujours plus passionnant. Avec des outils qui vont évoluer et de plus en plus d’interactivité. Par ailleurs, il sera désormais possible de voter dès le 1er livre lu et la notation sera encore plus simple : une seule note globale viendra remplacer les 5 critères qui régissaient précédemment les votes. |
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Ce lundi, au Trianon, avait lieu la remise des Prix SNCF du polar au cours d'une soirée de gala passionnante. Au terme d'un procès fictif visant à déf...
Ce lundi, au Trianon, avait lieu la remise des Prix SNCF du polar au cours d’une soirée de gala passionnante. Au terme d’un procès fictif visant à défendre les 6 polars finalistes, ce sont Karine Giebel, les Morsures de l’ombre, et Nick Stone, Tonton Clarinette, qui ont remporté le Prix, respectivement dans la catégorie polar français et la catégorie polar européen. Des jurés, un juge Karl Zéro tout en humour, un avocat général Eric Naulleau aussi espiègle, des clients, des avocats et une audience nombreuse, il ne manquait rien à la soirée organisée au Trianon pour la remise des Prix SNCF du polar. Entre témoignages d’experts, défenses endiablées des avocats, et mise en scène de qualité, les spectateurs et téléspectateurs ont passé un moment de grande qualité au cours de ce lundi soir. L’éloquence des uns a rivalisé avec l’imagination des autres. Les traits d’humour du parquet ont séduit la salle. Et au final, les Prix ont été décernés par Guillaume Pépy qui, dans une robe de magistrat, a fait honneur à son équipe et la mission culturelle définie par le transporteur national : « à la SNCF, le sport que nous sponsorisons, c’est la lecture. 1 polar sur 4 vendu en France l’est en gare et c’est pour cela que ce Prix SNCF du polar est important à nos yeux ». Tout autant que les deux lauréats distingués pour cette édition par les lecteurs, qui choisirent en majorité Karine Giebel avec les Morsures de l’ombre dans la catégorie polar français et Nick Stone avec Tonton Clarinette dans la catégorie polar européen. La première, très émue, voyait « dans cette récompense un encouragement à continuer à écrire », le second « une reconnaissance du polar comme genre littéraire à part entière par une grande institution qu’est la SNCF ». Espérons que ces Prix SNCF du polar décernés permettront aux auteurs de voir les carrières de leurs ouvrages prolongées. On n’en doute pas tant la qualité est au rendez-vous. Sûr que l’on reparlera de ceux-là dans le futur. |
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Avocate parmi les 6 représentants du barreau à se prêter au jeu de la défense d';un des polars en compétition (Ténèbres et sang de Rosto), le Maître E...
Avocate parmi les 6 représentants du barreau à se prêter au jeu de la défense d’un des polars en compétition (Ténèbres et sang de Rosto), le Maître Eliane Keramidas, s’est soumise à nos questions afin de mieux faire connaître son métier et d’éclairer une carrière de haut vol. Maître, tout d’abord, pouvez-vous nous éclairer sur votre parcours, sur les motivations qui ont fait de vous une avocate de renom ? Je ne vais pas dire que je suis venue à la magistrature par hasard car ce ne serait pas vrai mais plus jeune, j’étais surtout intéressée par les lettres, le théâtre. Je rêvais d’être comédienne. Et après le bac, j’ai finalement suivi une camarade qui allait faire du droit. Je devais être un peu influençable (rires). J’ai pris les cours à la fac et au final, je me suis instinctivement tournée vers le droit pénal. J’ai notamment suivi des études à l’Institut de Sciences Pénales et de Criminologie d’Aix. Diplômée, je me suis assez vite inscrite au barreau de Marseille. Et j’ai fait, petit à petit, mon chemin. En ayant toujours comme leitmotiv d’aller chercher, chez les gens que je défends, cette part d’humanité que l’on a tous. Avec comme contrepoint, cette quête de mon ombre personnelle. Quels sont les grands moments de votre carrière ? Il y en a beaucoup. J’ai traité près de 6000 dossiers jusqu’ici. D’abord, évidemment, mes premières affaires. Lorsque j’étais commise d’office auprès de voyous et que je devais me rendre en prison alors que je débutais ma carrière. Ensuite, j’ai eu à défendre deux hommes qui encouraient la peine de mort avant que Badinter n’en obtienne l’abolition. Ce furent des moments terribles. Et j’ai la chance d’avoir réussi à leur éviter cela car, si le contraire était arrivé, je pense que ça m’aurait hanté à vie. Puis sont venues des affaires plus marquantes comme l’affaire d’Auriol (une tuerie qui visait Jacques Massié, chef du SAC et ses proches) dans laquelle tout était réuni –le SAC, les hommes politiques, etc- pour que cela soit un grand procès. Et il y a ces histoires, parfois plus confidentielles, qui touchent plus personnellement. Je me souviens d’une jeune fille, enceinte, échappée de la DDASS, qui voulait tuer sa mère avant que son propre enfant ne naisse. Etc. Revenons désormais au Prix SNCF du polar, pourquoi avoir accepté l’invitation ? Comme cela la boucle est bouclée. Je vais pouvoir jouer la comédie dans un prétoire. J’ai été enthousiasmée par l’idée et séduit par l’ouvrage de « mon client ». Et comme cela il n’y aura pas que des avocats de Paris. Comme au tribunal, je risque d’avoir un peu le trac. Quelques mots sur votre client de lundi… Ce que je peux dire, c’est qu’il a une belle voix, profonde et harmonieuse. Nous nous sommes beaucoup parlés au téléphone. Mais comme il doit garder l’anonymat à cause de son véritable métier, cela a été comme dans un confessionnal. Dans tous les cas, quand on parle avec lui et que l’on lit son roman, on sait vite que c’est un homme cultivé. Son ouvrage démontre qu’il connaît bien les techniques policières et le terrain. Un régal. Et j’ai déjà quelques idées pour attaquer ma défense…. |
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Dernier auteur à se prêter au jeu du portrait chinois du malfrat, Nick Stone, l'auteur de Tonton Clarinette se livre en exclusivité pour les lecteurs ...
Dernier auteur à se prêter au jeu du portrait chinois du malfrat, Nick Stone, l’auteur de Tonton Clarinette se livre en exclusivité pour les lecteurs du Prix SNCF du polar. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Dick Cheney, qui s’en est sorti après avoir tiré sur un avocat (lors d’une partie de chasse, ndlr). Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Le nouvel album de Bruce Springsteen Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? L’actrice Pam Grier à son époque Foxy Brown. Si vous étiez une organisation criminelle ? La Mafia russe. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Un Magnum 357. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Miami. Si vous étiez l’heure du crime ? 3h39. Si vous demandiez une rançon ? Un passage sûr vers le Brésil. Si vous étiez arrêté, de quelle manière ? Je serais arrêté pour quelque chose de complètement absurde et évitable. Comme aller trop vite sur une route déserte. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Une pillule de cyanure. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? En détournant un avion vers Cuba. Je demanderais l’asile en tant que victime de l’impérialisme.
Au Brésil, c’est très grand. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Superfly de Curtis Mayfield. Un des plus grands morceaux de tous les temps. Si vous étiez une planque ? Une cave à Rio Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Un dictionnaire. |
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A l'occasion de la remise des Prix de la 9e édition du Prix SNCF du polar, c'est au Trianon qu'auteurs, éditeurs et lecteurs sont conviés. Un lieu à d...
A l’occasion de la remise des Prix de la 9e édition du Prix SNCF du polar, c’est au Trianon qu’auteurs, éditeurs et lecteurs sont conviés. Un lieu à découvrir avant ce grand événement. Institution de la vie culturelle parisienne depuis plus d’un siècle, connu au fil du temps sous de nombreux noms (Trianon-Concert, Trianon-Théâtre, Théâtre Victor-Hugo, Trianon Lyrique), le théâtre du Trianon possède une histoire peu commune. Et apparaît comme l’un des derniers survivants d’une époque déjà lointaine. Sous les feux de la rampe dès 1895, la célèbre salle accueille déjà en son sein des artistes passés aujourd’hui à la postérité tels que Mistinguett, Frégoli ou encore la Goulue dans des spectacles auxquels le tout Paris se rendait. Le succès est réel pour ce lieu d’amusement mais l’élan qui existe depuis quelques années est stoppé net par un incendie terrible, dans la nuit du 17 au 18 février 1900, qui ravage quasiment la totalité de l’établissement dirigé par Monsieur Chauvin, le bien nommé. Néanmoins, celui-ci ne se laisse pas abattre. Il entreprend la reconstruction du Trianon qui rouvre en 1902. La salle continuera alors de proposer dans une ambiance rarement démentie, des spectacles divers jusqu’au levant de la Seconde Guerre mondiale. Le cinéma s’appropriera alors cet endroit jusqu’au début des années 90. Dans les années 50, Jacques Brel y avait d’ailleurs ses habitudes. La crise de fréquentation des salles obscures accélèrera la fermeture du Trianon en 1992. Aujourd’hui plus polyvalente, cette institution accueille différents types de manifestations culturelles : des concerts de variété, du classique, des pièces de théâtre, mais aussi des défilés de mode ou encore des show-case. Le 9 février, il y aura de l’inédit : ce sera un procès qui se jouera dans ses murs avec dans les rôles principaux les 6 romans en lice pour le Prix SNCF du polar. Le casting est plus que complet avec des avocats de haut vol, un juge, Karl Zéro, que l’on ne présente plus, un avocat général, Eric Naulleau, tout aussi incontournable et des auteurs soucieux de voir leurs ½uvres récompensées d’une distinction qui a fait ses preuves comme peuvent en témoigner les anciens lauréats Une soirée à ne vraiment pas rater dans une salle mythique ! |
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Homme de lettres, éditeur, chroniqueur, Eric Naulleau jouera le rôle d'avocat général lors de la soirée de remise du Prix de cette 9e édition du Prix ...
Homme de lettres, éditeur, chroniqueur, Eric Naulleau jouera le rôle d’avocat général lors de la soirée de remise du Prix de cette 9e édition du Prix SNCF du polar. Il s’est livré, comme les auteurs en compétition, pour les lecteurs de notre site Internet au jeu du portrait chinois du malfrat. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Krystian Bala (criminel hongrois confondu par la parution de son roman intitulé Amok dans lequel un meurtre ressemblait étrangement à une affaire non encore élucidée par la police). Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Celui de lèse-majesté. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Mon frère. Si vous étiez une organisation criminelle ? Une organisation à moi seul : tueur à gages. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Un fusil à lunette. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Paris-Plage. Si vous étiez l’heure du crime ? Le soleil au zénith. Si vous demandiez une rançon ? Cinq minutes de silence dans le monde entier. Si vous étiez arrêté(e), de quelle manière ? A la sortie d’une librairie. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Du boudin aux pommes. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Une évasion par la lecture. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? Roussé, en Bulgarie, sur les rives du Danube. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Before they make me run des Rolling Stones (chanté par Keith Richards), Police on my back (la version des Clash), I fought the law (la version des Clash), l’intégrale des albums de Graham Parker. Si vous étiez une planque ? Un cinéma permanent. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? L’Homme sans qualités de Robert Musil. |
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Tandis qu'il reste aux votants quelques jours pour finaliser leurs choix afin de désigner le polar français et le polar européen de cette 9e édition, ...
Tandis qu’il reste aux votants quelques jours pour finaliser leurs choix afin de désigner le polar français et le polar européen de cette 9e édition, en coulisse la préparation de la soirée de remise du Prix bat son plein. Une nouvelle fois, ce sera un événement à ne pas rater. Véritable plébiscite lors de la remise du Prix de la 8e édition, l’idée de voir les ouvrages en compétition défendus par des avocats de renom lors d’une soirée spéciale n’a pas laissé de marbre. Si bien que cette année, dans la superbe salle du Trianon, se déroulera, de nouveau, « le procès » des 6 finalistes et de leurs romans, le lundi 9 février. Reconnu pour son talent, le juge sera, cette année encore, interprété par Karl Zéro. Impeccable en maître de cérémonie, l’homme de télé aux multiples casquettes jouera de son humour et de sa causticité pour animer les débats. Epaulé par l’éditeur et chroniqueur Eric Naulleau, qui interviendra au titre d’avocat général, Karl Zéro (en photo lors de la 8e édition) apparaîtra moins seul face à la fine fleur des parquets. Ainsi face à eux, 6 robes haute couture auront la lourde tâche de plaider pour les polars en compétition. Dans la catégorie polar français, Maître Eliane Kéramidas est avocate pénaliste au barreau de Marseille depuis plus de trente ans, et a défendu des figures du grand banditisme et a plaidé dans des affaires telles que la french connection. Sa plaidoirie concernera Ténèbres et sang de A.W. Rosto. Maître Laurent Delvolvé est avocat au barreau de Paris depuis plus de 10 ans, il a choisi le roman de Chantal Pelletier, Montmartre, mont des martyrs. Maître Antonin Lévy, est avocat au barreau de Paris et de New York, spécialisé dans le droit des sociétés. Il assurera la défense des Morsures de l’ombre de Karine Giebel. Dans la catégorie polar européen, Maître Charlotte Plantin est une jeune avocate au barreau de Paris et ce depuis 2005. Elle plaidera pour l’ouvrage Tonton Clarinette de Nick Stone. Maître Alexandre Duval-Stalla est avocat en droit des affaires et en droit pénal au sein du cabinet qu’il a fondé en 2006. Il sera le soutien d’Olav Hergel et de son ouvrage L’Otage. Maître Hervé Temime est une figure du barreau de Paris. Avocat pénaliste depuis plus de 20 ans, il fait partie du « club » restreint d’avocats défendant des artistes, des personnalités politiques et des patrons de grandes entreprises. Il défendra Le Carré de la vengeance de Pieter Aspe. Il y aura donc du très lourd à l’occasion de cette soirée inédite. D’autant qu’au fil des plaidoiries, preuves et témoignages viendront agrémenter les débats. Pour participer à cet événement, il n’y rien de plus simple, il suffit de voter pour vos polars favoris et de suivre la marche indiquée ! |
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La dernière ligne droite de la compétition pour la 9e édition du Prix SNCF du polar est lancée. Il ne vous reste plus que quelques jours pour élire vo...
La dernière ligne droite de la compétition pour la 9e édition du Prix SNCF du polar est lancée. Il ne vous reste plus que quelques jours pour élire vos ouvrages préférés parmi les 6 en compétition. Afin d’être sûrs de faire le bon choix, replongez-vous dans les différentes intrigues… Polars français Montmartre, Mont des Martyrs de Chantal Pelletier, Editions Gallimard Immersion dans le Montmartre des années 80, cette enquête au c½ur des débuts de l’inspecteur Maurice Laice, un des personnages préférés de Chantal Pelletier, est tissée de manière efficace. On y retrouve tous les ingrédients du polar à la française avec en prime un style et une maîtrise de la langue rares. Ténèbres et sang de A.W. Rosto, Editions Buchet Chastel Autre style, autres lieux pour ce roman tranchant de Rosto qui transporte le lecteur dans un monde pas très reluisant : celui des kidnappings et des infanticides. L’auteur, qui signe sous pseudo, connaît très bien ces thématiques puisqu’il touche de près à la grande criminalité dans le cadre de son activité professionnelle. Une raison de plus d’accorder à son ouvrage toute la place qu’il mérite. La réalité y dépasse-t-elle la fiction ? Les Morsures de l’ombre de Karine Giebel, Editions Fleuve Noir Huis clos de grande qualité, Les Morsures de l’ombre met mal à l’aise. Et possède un atout indéniable : une fois ouvert, on ne le repose que terminé. Ainsi le face à face entre Lydia, la geôlière, et le commandant Benoît Lorand, est un vrai bon thriller. Les collègues du prisonnier arriveront-ils à remonter la piste de la criminelle. Celle-ci mettra-t-elle à exécution son plan ? Benoît s’en sortira-t-il ? Beaucoup de questions et une réponse imparable au bout des 291 pages proposées par Karine Giebel… Polars européens L’Otage d’Olav Hergel, Editions Gaïa Journaliste de formation, Olav Hergel a choisi comme héroïne… une journaliste. Afin de démontrer, via un polar de très bonne facture, dans la tradition scandinave, que la vérité n’est pas toujours celle que l’on croit. Que le prisme de l’Histoire, des histoires, est toujours déformant pour celui qui ne détient pas tous les éléments. Le bien, le mal, l’amour, la haine habitent ce roman avec justesse. A découvrir d’urgence. Parole de journaliste… Tonton Clarinette de Nick Stone, Editions Gallimard Haïti est une terre de contrastes, pauvre, aux règles parfois insondables. Quand Max Mingus, un privé, doit se rendre là-bas pour y retrouver, moyennant la bagatelle de 10 millions de dollars, Charlie Carver, fils d'une grande famille haïtienne, introuvable depuis plus de trois ans, l’aventure démarre. Le vaudou plane au dessus de notre héros et rien ne dit qu’il s’en sortira sain et sauf… Dépaysement total pour cette histoire mordante qui fait passer un très bon moment, loin des cadres habituels. Le Carré de la vengeance de Pieter Aspe, Editions Albin Michel Dire que Pieter Aspe est un auteur reconnu chez nos voisins Belges est un doux euphémisme. Car grâce à sa série policière dont Le Carré de la vengeance est le premier tome, il est devenu un des plus grands écrivains de polar d’Europe. Ces enquêtes autour de Van In sont un vrai plébiscite et l’on comprend pourquoi à la lecture de ce premier ouvrage traduit en France plus de 10 ans après sa sortie initiale : les personnages sont admirablement troussés, l’humour est omniprésent et l’écriture accompagne le lecteur sans jamais le perdre sur le chemin du crime. Bons baisers de Bruges ! |
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Deuxième auteur européen à se soumettre au portrait chinois du malfrat, Pieter Aspe est l'auteur du Carré de la vengeance. Il se révèle au fil de notr...
Deuxième auteur européen à se soumettre au portrait chinois du malfrat, Pieter Aspe est l’auteur du Carré de la vengeance. Il se révèle au fil de notre questionnaire. Si vous deviez incarner un (e) criminel (le) célèbre, qui serait-il (elle) ? Olga, une criminelle russe. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Annie, la complice d’Olga. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Un petit couteau. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Venise. Si vous demandiez une rançon ? Des faveurs féminines (rires) ! Si vous étiez arrêté, de quelle manière ? La police ne serait pas capable de m’arrêter… Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Des pommes de terre avec du fromage et du vin. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Un taxi. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? En Italie. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Du Vivaldi. Si vous étiez une planque ? Un puit très profond. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? La Bible. |
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Nouvelle finaliste à se livrer au cours des 15 questions de notre portrait chinois du malfrat, Chantal Pelletier, l'auteure de Montmartre, Mont des Ma...
Nouvelle finaliste à se livrer au cours des 15 questions de notre portrait chinois du malfrat, Chantal Pelletier, l’auteure de Montmartre, Mont des Martyrs, se dévoile un peu plus pour les lecteurs du Prix SNCF du polar. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Le général Franco ! Un contre-emploi qui mériterait un prix d’interprétation ! Et puis, il a sévi longtemps, la matière ne manque pas ! Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Ice cream chocolat-gingembre. Décidément. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Ils écrivent mes livres : Maurice Laice, dit Momo, parce qu’il est à l’opposé de moi et quelques uns de mes personnages féminins : Aline et Vanessa de Tirez sur le caviste, Jo de L’Enfer des anges… Si vous étiez une organisation criminelle ? Une grande banque… avant qu’elle soit dans la dèche, évidemment ! Si vous étiez l’arme d’un crime ? Larmes aux yeux et eau à la bouche plutôt que l’arme à gauche. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Une station spatiale… beau décor de la Terre défilant par les hublots parallèlement à l’action. Si vous étiez l’heure du crime ? L’heure d’été, résolument. Si vous demandiez une rançon ? Laisser mariner les dirigeants des grands pays du monde au carrefour le plus encombré d’une des villes les plus polluées du monde, jusqu’à ce que maladies s’ensuivent… dans l’espoir d’une stimulation du cerveau. Si vous étiez arrêté(e), de quelle manière ? En sosie de Marilyn, menottée par Marlon Brando à l’époque du Tramway Si vous étiez le dernier repas du condamné ? La grande bouffe, forcément, pour que ça dure longtemps… Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Téléportation vers le siècle futur (22ème du nom) Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? Titan, satellite de Saturne… pour découvrir des paysages neufs… Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Un montage de plusieurs albums de Bashung… avec de brefs interludes latinos, rock et raï… Si vous étiez une planque ? Les bras de Bruce Springsteen Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Comment choisir entre la version numérique du grand Robert et le Kamasoutra ? |
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Auteur de L'Otage, Olav Hergel a accepté de se livrer au jeu du portrait chinois du malfrat. Au fil des questions, il dévoile des pans intéressants de...
Auteur de L’Otage, Olav Hergel a accepté de se livrer au jeu du portrait chinois du malfrat. Au fil des questions, il dévoile des pans intéressants de sa personnalité. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Robin des Bois. L’histoire découle du nom ! Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Le vol de l’or du shérif de Nottingham. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Petitjean et Frère Tuck. Si vous étiez une organisation criminelle ? Les pêcheurs danois qui aidèrent les Juifs à quitter le pays, par la mer, vers le Suède en octobre 1943, quand le Danemark était occupé par l’Allemagne. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Les explosifs qu’utilisèrent les résistants danois lors de la Seconde Guerre Mondiale. Il était d’ailleurs interdit par le gouvernement danois d’être résistant à cette époque. Si vous étiez le lieu d’un crime ? L’Hôtel Carlton de Cannes. Où je dépenserais l’argent volé en boissons, en compagnie de jolies femmes. Si vous demandiez une rançon ? De l’argent ! Si vous étiez arrêté, de quelle manière ? De la même manière que cela m’est déjà arrivé. Un jour, un policier m’a arrêté et il s’agissait de l’ancien gardien de l’équipe de football danoise qui disputa les demi-finales de l’Euro français de 1984. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Des moules marinières avec une demi bouteille de Chablis. Suivies d’une entrecôte avec des frites accompagnées d’une demi bouteille du plus fin Bourgogne. Puis une mousse au chocolat avec l’autre moitié de la bouteille de Bourgogne. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Je m’enfuirais en courant mais je tiendrais une telle forme qu’aucun policier ne pourrait me rattraper. Si vous deviez vous évader dans lieu ? Le Sud de la France en mai lorsque le temps est magnifique et qu’il n’y a pas encore trop de monde. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Fly me to the moon de Frank Sinatra Si vous étiez une planque ? Bali Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Guerre et Paix de Tolstoï. |
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Deuxième auteur à se prêter au jeu du portrait chinois du malfrat, A.W. Rosto se dévoile à travers 15 réponses qui en disent long sur sa personnalité.
Deuxième auteur à se prêter au jeu du portrait chinois du malfrat, A.W. Rosto se dévoile à travers 15 réponses qui en disent long sur sa personnalité. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Robespierre. « Mieux vaut libérer vingt coupables que de punir un innocent », avait-il affirmé avant d’envoyer quinze mille personnes à la guillotine. Un grand comique. Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Celui de Périandre, tyran de Corinthe en 570 av. J.-C. Il ordonna à deux hommes de main de tuer l’individu qu’ils verraient se présenter seul et de nuit sur un certain chemin, puis il s’assura que deux autres de ses sbires élimineraient les précédents le lendemain. Enfin, il alla se poster seul et de nuit sur le chemin en question. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Lino Ventura, Jean Gabin, Alain Delon. Si vous étiez une organisation criminelle ? Le clan des Siciliens, bien sûr. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Mon livre peut-être. 357 pages, ça commence à devenir contondant. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Le journal télévisé de 20 heures, en pleine annonce des résultats sportifs. Si vous étiez l’heure du crime ? Voir réponse précédente, à quelques minutes près. Si vous demandiez une rançon ? L’équivalent d’une année de contrôle radar sur les routes françaises. Si vous étiez arrêté, de quelle manière ? Par arrêt cardiaque, de préférence. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? La moitié d’une orange. Je garderais l’autre pour plus tard. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Le cyanure. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? Le Canada, la Chine ou l’Australie. Si ça doit durer un peu, autant avoir de quoi visiter. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? « Come as you are » de Nirvana et « Jumpin’ in someone else’s train » de The Cure. Si vous étiez une planque ? Le placard d’Isabella Rossellini dans Blue Velvet. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Vous avez déjà essayé de lire dans un placard ? |
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Première finaliste à se prêter à notre portrait chinois du malfrat, Karine Giebel, auteure des Morsures de l'Ombre, se révèle à travers 15 questions q...
Première finaliste à se prêter à notre portrait chinois du malfrat, Karine Giebel, auteure des Morsures de l’Ombre, se révèle à travers 15 questions qui en disent long sur sa personnalité. Si vous deviez incarner une criminelle célèbre, qui serait-elle ? Louise Sawyer. Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Le crime parfait. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Tous ceux qui ferment les yeux. Si vous étiez une organisation criminelle ? Le gang de Phoolan Devi. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Une feuille de laurier rose. Si vous étiez le lieu d’un crime ? La Quatrième Dimension. Si vous étiez l’heure du crime ? L’heure H du jour J. Si vous demandiez une rançon ? La pluie dans le désert. Si vous étiez arrêtée, de quelle manière ? En perdant la vie. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Château d’Yquem 1989 et cigarettes (à volonté). Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Avoir des ailes. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? Au pays des Merveilles. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Etude Op. 8 No 12 “Patetico” d’Alexander Scriabine. Si vous étiez une planque ? Un Monastère au Népal. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Un pavé de pages blanches à noircir… |
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Cela fait quelques semaines que les votes de la sélection automnale sont ouverts et jusque dans les dernières heures, nombre d'entre vous se sont rend...
Cela fait quelques semaines que les votes de la sélection automnale sont ouverts et jusque dans les dernières heures, nombre d’entre vous se sont rendus sur le site du Prix SNCF du polar pour donner leurs voix à leurs favoris. Et ce sont finalement Chantal Pelletier avec Montmartre, Mont des Martyrs et Pieter Aspe avec Le carré de la vengeance qui entrent en finale. Avec sa plongée au c½ur des année 80 dans le quartier de la butte Montmartre et l’immersion dans la très feutrée ville de Bruges, Chantal Pelletier et Pieter Aspe, respectivement avec Montmartre, Mont des Martyrs et Le carré de la vengeance ont remporté vos suffrages à l’occasion de cette sélection automnale. Les votes ont été très partagés pour les polars français puisque selon les régions, les choix étaient différents et l’avance plutôt courte pour la gagnante (6 régions sur 12). Ce fut plus « facile », en revanche, pour le polar européen de Pieter Aspe qui remporte 7 régions sur 12. Toujours est-il qu’à partir de maintenant les 6 finalistes, 3 français, 3 européens, sont connus. Les votes reprenant à partir de ce jeudi 18 décembre, vous allez pouvoir élire le polar français et le polar européen de la 9e édition. Du côté français sont en course : Karine Giebel (Les Morsures de l’ombre), A.W.Rosto (Ténèbres et sang) et Chantal Pelletier (Montmartre, Mont des Martyrs). Du côté européen on retrouve : Olav Hergel (L’Otage), Nick Stone (Tonton Clarinette) et Pieter Aspe (Le carré de la vengeance). Au cours des prochaines semaines, restez connectés, car vous pourrez découvrir tout ce que le Prix SNCF du polar vous réserve pour cette phase finale. Avec toujours des interviews exclusives des auteurs et des surprises à ne pas manquer. |
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Dernier auteur à se livrer au jeu de l'interview, le Belge Pieter Aspe est en course avec son ouvrage Le carré de la vengeance dans la catégorie polar...
Dernier auteur à se livrer au jeu de l’interview, le Belge Pieter Aspe est en course avec son ouvrage Le carré de la vengeance dans la catégorie polar européen. Il répond à nos questions. Pieter Aspe, vous êtes quelqu’un de très connu en Belgique, mais peu en France, qui êtes vous ? Je suis écrivain depuis environ une douzaine d’années. Avant cela, j’ai exercé de nombreux métiers parmi lesquels vendeur de meubles, marchand de vins, policier maritime ou encore concierge de la chapelle de Saint Sang. Et un jour, je me suis dit que je voulais vraiment écrire. Le carré de la vengeance est mon premier ouvrage et j’ai mis 16 mois à le finaliser. Cela m’a pris pas mal de temps, mais j’y suis arrivé. Le carré de la vengeance vient juste de sortir en France et est sélectionné pour le Prix SNCF du polar alors que c’est votre premier livre publié. Pourquoi a-t-il fallu autant de temps pour vous découvrir ? Ah ça, je ne sais pas trop. Mais comme j’écris en flamand, ce n’est pas toujours simple pour les éditeurs français de juger mon travail. Le livre a donc été traduit en allemand et c’est à partir de cette version que celle en français a été envisagée. Vous êtes venu assez tard à l’écriture, il fallait avoir accumulé toute cette expérience de la vie pour devenir le grand romancier, auteur de nombreux best-sellers, que vous êtes ? Je ne sais pas s’il faut être jeune ou plus vieux pour écrire. Des jeunes peuvent écrire comme je le fais, voire mieux, mais il me fallait ce temps là. Très jeune, j’ai souhaité raconter des histoires, alors je commençais quelque chose et j’étais vite à court d’idées. Il m’a donc fallu un peu plus de temps pour y arriver. Comment avez-vous créé Van In ? Pourquoi plaît-il autant au public ? Il vient de mon imagination et d’une rencontre avec un flic qui lui ressemble. C’est un policier à l’ancienne, avec des valeurs, une méthode de travail bien à lui, bien différente de ce qui se fait aujourd’hui. Et je pense que c’est pour cela qu’il plaît aux gens, car il semble authentique. Il a ses principes, ses défauts… Bruges est incontournable dans Le carré… Effectivement. J’y ai vécu pendant très longtemps et c’était d’autant plus intéressant d’y placer un crime de ce genre qu’il y a très peu de malveillances dans cette ville. Et comme j’en connais les recoins, c’était plus facile pour moi de bien retranscrire cela. Qu’est ce qui fait un bon roman selon vous ? Je crois qu’il faut que les personnages et l’histoire soient crédibles. Que le lecteur s’identifie aux héros. Moi, ce que j’aime, c’est écrire avec humour aussi, avec le soin de la vraie vie, pour que le récit soit ancré dans le réel. Un dernier mot sur votre sélection pour le Prix SNCF du polar ? Je suis vraiment très heureux de participer à ce grand prix de lecteurs. |
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Déjà sélectionné pour le Prix SNCF du polar par le passé, Campbell Armstrong est de retour avec un nouvel ouvrage de belle tenue, Scalpel. Une nouvell...
Déjà sélectionné pour le Prix SNCF du polar par le passé, Campbell Armstrong est de retour avec un nouvel ouvrage de belle tenue, Scalpel. Une nouvelle aventure de son personnage Lou Perlman. L’occasion de réaliser une nouvelle interview avec un auteur mythique. Campbell Armstrong, vous avez été finaliste pour la 7e édition du Prix SNCF du polar, que s’est-il passé depuis dans votre vie ? J’ai écrit une pièce de théâtre comique basée sur l’histoire des marionnettes Punch et Judy (une sorte de Guignol très célèbre outre-Manche), dans laquelle Punch passe en jugement pour toutes les cruautés commises sur sa femme. La pièce s’est jouée en Irlande l’été dernier et je suis heureux de dire que cela a plutôt bien marché. Du coup, il va y avoir une tournée l’année prochaine. J’ai aussi travaillé à l’écriture d’un livre pour enfant. Et j’ai vieilli d’un an ! Comment est née cette nouvelle histoire, Scalpel ? Perlman a sa propre vie. L’idée générale de ce livre était de le placer dans une situation où il avait à se confronter aux gangs et au crime organisé de Glasgow, mais aussi d’introduire une nouvelle histoire d’amour dans sa vie solitaire. Lou consomme mon imagination par moments… N’est pas trop dur d’écrire une 4e histoire avec le même personnage ? Oui, c’est difficile de continuer à écrire avec le même personnage. Parfois, j’ai besoin de prendre du recul et un peu de repos par rapport à lui. Mais il revient toujours pour m’en demander plus. J’attends néanmoins qu’il se rappelle bientôt à mon souvenir. Le trafic d’organes est une réalité, très effrayante. Je suppose que comme dans vos autres ouvrages vous vous êtes beaucoup documenté. En particulier auprès de la police ? C’est vrai. La police de Glasgow m’est d’un grand secours. Mais parfois, je dois réorganiser ce qu’ils me disent, et faire des changements pour la fiction. D’ailleurs, parfois, dans les livres, la police se comporte différemment de la réalité. Encore une fois, il y a beaucoup de personnages étranges dans votre livre, Scalpel. Pourquoi ? Comment avez-vous, par exemple, imaginé cet homme, Dysart ? Pour moi Dysart est un personnage triste et solitaire qui a été élevé dans une maison très étrange, qui est peut-être hantée. Il a aussi la particularité d’être homosexuel. Ce sur quoi je n’avais jamais écrit. Dans tous les cas, j’adore les personnages un peu à part, parfois étranges, tout simplement parce que Glasgow est une ville excentrique avec beaucoup de gens spéciaux. Quand on lit votre livre. On sent que Glasgow est vraiment importante pour vous ? J’y suis né ! Et j’y ai vécu pendant 18 ans et cette ville est toujours très présente à mon esprit. C’est une ancienne cité industrielle qui a vu ses usines fermées et qui a changé. Mais on y retrouve encore de vieux logements et des coins délabrés et tellement de lieux et personnages intrigants. C’est aussi une ville « menaçante ». C’est quelque chose que je ressens quand j’y suis. Heureux d’être une nouvelle fois en compétition pour le Prix SNCF du polar ? Oui. Bien sûr. Je ne gagne jamais, mais c’est un honneur (rires). |
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Auteur talentueux de La Fille de Carnegie, son premier roman, Stéphane Michaka a accepté de répondre à nos questions.
Auteur talentueux de La Fille de Carnegie, son premier roman, Stéphane Michaka a accepté de répondre à nos questions. Stéphane Michaka, qui êtes vous, quel a été votre parcours jusqu’à ce premier roman ? Je suis né à Paris, il y a 34 ans. J’y ai fait mes études, du droit notamment. Mais je m’ennuyais un peu. Puis je suis parti à Cambridge pour assouvir ma passion de la littérature puis du théâtre que j’ai véritablement découvert là-bas. Ensuite, je suis allé en Afrique du Sud où j’ai enseigné. En revenant, avec des personnes qui m’étaient proches, nous avons commencé à travailler sur des pièces de théâtre. J’en ai écrit plusieurs. Mon roman, La Fille de Carnegie, est une adaptation de la pièce de théâtre du même nom jouée à quelques reprises. L’histoire de cette adaptation est assez étonnante d’ailleurs. Racontez-nous… J’avais déjà écrit un roman, il y a un moment à 23 ans, celui-ci avait été refusé par toutes les maisons d’édition où je l’avais envoyé. Je me consacrais donc essentiellement à l’écriture de pièces de théâtre, même si aujourd’hui cela est devenu un sacerdoce. Et un jour, l’éditeur François Guérif m’a contacté. Il avait lu ma pièce, La Fille de Carnegie, et voulait que je l’adapte pour Rivages. Ce qui est un challenge excitant. Comment s’est déroulé le travail ? D’abord, j’avais quelques appréhensions puisque c’était la première fois que je faisais ce genre de chose, mais tout s’est véritablement bien passé. Sortir un livre est un vrai travail d’équipe au final. Et chez Rivages, il y a une vraie liberté de ton. François Guérif est une des personnes qui connaît le mieux le polar et un grand professionnel qui tisse de vrais liens avec ses auteurs. Il m’a d’ailleurs fait l’honneur de m’offrir le numéro 700 de sa collection pour la sortie de mon livre. Parlons maintenant de La Fille de Carnegie. C’est un ouvrage très dense. On a l’impression de lire deux livres différents. Pourquoi ce choix ? D’abord j’avais envie de poser mon récit, c’est pour cela que le début est très descriptif. Et il l’était même plus dans les premières versions (rires), mais nous avons un peu coupé. Puis j’avais véritablement envie de créer quelque chose qui me soit propre. Et pour moi, Tourneur était le personnage central. Mais il fallait aussi faire vivre Lagana et lui laisser sa propre existence. Le récit de celui-ci permet d’ailleurs de « sortir » du présent et de donner une autre dimension à l’histoire. C’est pour cela qu’il y a ces deux « histoires » imbriquées. Le déroulé fait d’ailleurs un peu penser au Garde à vue de Claude Miller, avec Serrault et Ventura… C’est vrai. C’était une des pistes que nous voulions explorer avec François Guérif. Etais-ce nécessaire de planter votre décor aux Etats-Unis ? Je ne sais pas, mais c’est quelque chose de courant, pour un auteur, d’expatrier son histoire à l’étranger, pour se rassurer. J’avais pensé à Marseille aussi, mais New-York convenait mieux et puis je voulais écrire quelque chose en français mais qui sonne anglo-saxon avec un style lié à la sonorité de la langue tout en utilisant des mots de chez nous. Je voulais faire quelque chose de très moderne, un peu à la Manchette. C’était aussi l’occasion d’un beau voyage… C’est vrai. Et d’une découverte. Beaucoup de personnages du livre ont été construits au fur et à mesure de ma découverte de New-York. Le patron de l’agence photo, la fille du métro, le coiffeur du Barrio sont de vraies personnes dont j’ai modifié les noms et l’histoire pour les incorporer à mon récit. Quel effet cela vous fait d’être sélectionné pour le Prix SNCF du polar ? Je suis vraiment très honoré et c’est déjà une grande chance de participer. Surtout aux côtés d’auteurs comme Sébastien Gendron et Chantal Pelletier. L’accueil du livre de la part des férus de polars m’a vraiment étonné et je trouve que « la famille du polar » est vraiment très sympathique et accueillante, moi qui vient du théâtre où il est très difficile d’exister. |
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Premier auteur étranger à se livrer au jeu de l'interview de cette sélection automnale, Ken Bruen, le talentueux papa de London Boulevard, répond à no...
Premier auteur étranger à se livrer au jeu de l’interview de cette sélection automnale, Ken Bruen, le talentueux papa de London Boulevard, répond à nos questions. Monsieur Bruen, quel a été votre parcours jusqu’ici ? J’ai été professeur pendant 20 ans et lorsque j’enseignais à mes élèves de Brixton, je leur proposais de les recevoir pour lire des polars. J’écrivais mes livres en utilisant leurs codes, leur langage. Et j’ai réalisé que c’était vraiment ce que je voulais faire. Vingt-cinq ouvrages plus tard, j’aime toujours ça. Le polar est, aujourd’hui, le meilleur reflet de la société actuelle, de la vraie vie. Et si j’ai obtenu un doctorat en métaphysique et donne toujours des cours à ce sujet, c’est l’écriture qui me guide au quotidien. Justement, décrivez-nous une journée standard de votre vie... J’écris chaque matin pendant quelques heures, adresse des emails, vais nourrir les cygnes, je lis un livre par jour, regarde des films français et voyage plus que ce que j’ai jamais imaginé. Quel genre d’écrivain êtes-vous ? Je suis patient et diligent, je travaille tous les jours mais je suis mon plus féroce critique. Vous êtes un auteur reconnu. Quelle est votre motivation ? J’ai un nouvel ouvrage intitulé Once Were Cops (Il était une fois des flics, ndlr) qui devrait sortir en mai 2009 chez Fayard, bien différent de ce que je fais avec les 3 séries que j’écris actuellement et c’est le challenge, de mettre la barre toujours plus haute et de voir jusqu’où je peux aller, qui me motive. Le roman que j’ai le plus envie d’écrire est celui auquel je pense. |
